Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

Communiqués de presse

LE MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT PROPOSE UNE NOUVELLE APPROCHE POUR RELANCER LA RÉCUPÉRATION ET LE RECYCLAGE AU QUÉBEC

Montréal, le 19 novembre 2001 - « Des efforts accrus de réduction à la source et de récupération devront être déployés par les différents intervenants pour relancer la collecte sélective au Québec si nous voulons atteindre, en 2008, notre objectif de mise en valeur de 65 % des matières générées. » C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le ministre d’État à l’Environnement et à l’Eau, M. André Boisclair, dans le cadre du lancement d’un nouvel outil de sensibilisation à la gestion des matières résiduelles pour les municipalités.

En effet, la quantité de matières récupérées a augmenté. Elle est passée de 1,2 million de tonnes en 1988 à 3 millions en 1996 et à 3,8 millions l’an dernier. De plus, le taux de récupération diminue. Alors qu’il était passé de 18 % à 37 % entre 1988 et 1998, il est retombé à 35 % en l’an 2000, soit le même niveau qu’en 1996.

Donc, malgré le fait que les quantités récupérées augmentent, la croissance du taux de récupération stagne. Devant cet état de fait, le ministre lance un appel à tous les intervenants engagés dans la mise en valeur des matières résiduelles pour relancer la récupération et le recyclage au Québec.

Près des citoyens et chargées des questions qui touchent la vie courante, les municipalités sont les mieux placées pour initier la population aux moyens favorisant la réduction des matières résiduelles. Le ministre a par ailleurs rappelé que le gouvernement a récemment versé quelque 10,5 millions de dollars afin que les municipalités régionales de comté et les communautés métropolitaines produisent, d’ici 2003, des plans de gestion des matières résiduelles. Ces plans devront identifier les moyens qu’elles comptent mettre en œuvre pour atteindre leurs objectifs de mise en valeur.

Le ministre a également demandé à RECYC-QUÉBEC, véritable bras agissant du gouvernement dans le domaine des matières résiduelles, de lui soumettre un plan de relance afin de donner une nouvelle impulsion à la récupération et au recyclage au Québec.

« RECYC-QUÉBEC devra me formuler des recommandations, sur la base d’analyses et de démonstrations pertinentes, quant aux moyens à prendre afin d’avoir un impact réel sur les quantités de matières détournées de l’élimination et orientées vers le réemploi, le recyclage et la valorisation. » a déclaré M. Boisclair.

Enfin, le ministre a fait le point sur la question du financement de la collecte sélective. Selon lui, il est clair que les entreprises qui mettent sur le marché des emballages, des contenants et des imprimés doivent apporter une contribution financière majoritaire et déterminante à la collecte sélective. « Ce principe de la responsabilité élargie est au cœur même de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et sera consacré dans le Règlement sur la récupération et la valorisation des emballages et imprimés mis au rebut. Afin d’accélérer sa mise en oeuvre, j’ai demandé au ministère de revoir la démarche initialement proposée et d’adopter une nouvelle approche qui facilitera le financement de la collecte sélective municipale. » a-t-il déclaré.

Concrètement, le nouveau règlement obligera les entreprises visées à adhérer à un organisme agréé dont le principal mandat sera le financement de la collecte sélective municipale. Cet organisme recueillera auprès de ses membres les fonds nécessaires et ce, selon des modalités définies et conformes aux lignes directrices prévues à une entente d’agrément. Cet organisme collaborera également de façon étroite avec RECYC-QUÉBEC pour la détermination de critères d’efficacité et de performance des systèmes de collecte et financera des activités d’information, de sensibilisation et d’éducation.

« Cette réglementation nous permettra de consolider tout le domaine de la collecte sélective et ce, dans l’ensemble des municipalités québécoises. Si nous voulons vraiment renverser la vapeur et réduire de façon importante la quantité de résidus que nous devons enfouir, chacun devra assumer sa part de responsabilité » a conclu le ministre.

- 30 -

SOURCE :

Jean-Louis Laplante
Attaché de presse
Cabinet du ministre d’État
à l’Environnement et à l’Eau
Téléphone : (418) 521-3911
 

  Retour aux communiqués


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017