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La rivière Bourlamaque : mortalité de poissons du 8 août 2003 et qualité de l’eau

Résumé

Le vendredi 8 août 2003, une importante mortalité de poissons a eu lieu dans la rivière Bourlamaque, près de Val-d’Or, en Abitibi. Les analyses de laboratoire démontrent que les poissons morts sont contaminés par des métaux. Les concentrations d’aluminium, de fer et de cuivre dans les branchies de perchaudes trouvées sur les lieux sont respectivement 38, 34 et 14 fois plus élevées que dans celles de perchaudes témoins, pêchées dans la rivière Bourlamaque et le lac Langlade du 14 au 18 août 2003. La contamination par les métaux est également évidente chez les autres espèces de poissons (barbottes, dorés et brochets) soumises à l’analyse.

Ces résultats viennent soutenir l’hypothèse selon laquelle la mortalité de poissons du 8 août 2003 aurait été causée par un apport massif et soudain de résidus miniers ou de contaminants qui y sont associés : métaux, acide et matières en suspension. Cet apport pourrait avoir été causé par une hausse marquée des débits, consécutive aux fortes pluies qui se sont abattues sur la région au cours des jours qui ont précédé la mortalité.

Des échantillonnages réalisés en 1999 et en 2000 démontrent que malgré un pH relativement bas, l’eau dans la partie amont de la rivière Bourlamaque est de bonne qualité. À la hauteur des sites miniers East Sullivan et Orenada, les concentrations de cuivre et de zinc dans la rivière augmentent et dépassent le seuil de toxicité aiguë des critères de qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique. Les concentrations en cadmium dépassent le seuil d’effet chronique. Environ 1,5 km plus loin vers l’aval, le ruisseau Manitou, qui draine le site minier du même nom, a un impact majeur sur la rivière Bourlamaque. L’acidité et les concentrations de métaux extrêmes dans ce ruisseau font chuter le pH de la rivière Bourlamaque aussi bas que 4,0 et font augmenter ses teneurs en métaux à des niveaux qui dépassent de beaucoup les critères de qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique. D’ailleurs, lors des pêches scientifiques réalisées par le ministère de l’Environnement, aucun poisson n’a été capturé aux deux stations d’échantillonnage de la rivière Bourlamaque situées entre le ruisseau Manitou et la route 117.

À environ 4 km en aval de la route 117, le pH de la rivière Bourlamaque revient à des valeurs plus normales et on constate la présence de poissons. Cependant, de cet endroit jusqu’à l’embouchure de la rivière, la qualité générale de l’eau ne varie plus beaucoup : les concentrations de cuivre et de zinc sont constamment supérieures aux seuils de toxicité aiguë des critères de qualité de l’eau, les concentrations de cadmium sont supérieures au seuil d’effets chroniques et les teneurs en plomb dépassent occasionnellement ces deux seuils. La rivière Colombière est elle aussi touchée par les rejets miniers.


Référence : Berryman, D. et L. Jalbert, 2004. La Rivière Bourlamaque : mortalité de poissons du 8 août 2003 et qualité de l’eau, Québec, ministère de l’Environnement, Direction du suivi de l’état de l’environnement et Direction régionale de l’Abitibi‑Témiscamingue, envirodoq nENV/2004/0109, collection no QE/140, 37 p. et 4 ann.

Rapport, format PDF, 1,4 Mo


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