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État de l'écosystème aquatique du bassin de la rivière Chaudière - 1996

La basse Chaudière - Une situation à haut risque

De Scott à l'embouchure de la rivière Chaudière, les bandes riveraines forestières réapparaissent, mais le nombre d'infrastructures urbaines (murets, remblais de route, etc.) y est visiblement plus élevé que dans la haute et la moyenne Chaudière. Ces aménagements en rive altèrent la diversité et la dynamique des écosystèmes naturels.

Au moment de l'étude en 1996, les municipalités de Scott et de Saint-Lambert-de-Lauzon n'avaient pas encore de réseau d'égouts. Celles de Charny, Saint-Nicolas, et Saint-Rédempteur rejetaient directement leurs eaux usées à la rivière, sans traitement préalable. Quant à Saint-Romuald, avant la mise en service de sa station d'épuration en août 1995, elle déversait une partie de ses eaux usées dans la rivière Chaudière et contribuait localement à la détérioration du milieu aquatique.

En outre, 18 établissements industriels acheminaient aussi leurs eaux usées directement à la rivière ou vers les réseaux d'égouts municipaux non desservis par une station d'épuration. La présence d'un cheptel porcin fort important, soit 55 % de toutes les unités de porc du bassin, soulève la problématique de l'épandage et de l'entreposage des surplus de lisier. Environ 80 % des unités animales et 60 % des terres cultivées de la basse Chaudière se trouvent dans le bassin de la rivière Beaurivage, un tributaire fortement agricole du bassin.

De satisfaisante à la prise d'eau de Charny, l'eau devient de très mauvaise qualité à l'embouchure de la rivière à Saint-Romuald. Cette détérioration résulte des rejets d'eaux usées municipales (pollution microbienne) ainsi que des apports de la rivière Beaurivage. Les eaux de la rivière Beaurivage et d'un de ses tributaires, le Bras d'Henri, étaient respectivement de qualité douteuse et de très mauvaise qualité en raison des concentrations élevées en phosphore.

Des stress bien évidents à l'embouchure

Les données sur l'intégrité du poisson montrent un indice qui oscille de moyen à très faible dans ce dernier tronçon de la rivière. C'est du reste dans ce secteur que sont décelées les plus fortes proportions de poissons présentant des anomalies. À la hauteur de Saint-Lambert-de-Lauzon, ces proportions dépassent même 20 %, une valeur extrêmement élevée quand on sait qu'un pourcentage de 5 % indique déjà une population à la santé précaire. Après Sainte-Hélène-de-Breakeyville, l'écosystème semble récupérer, mais son état chute de nouveau de façon marquée à partir de Saint-Rédempteur jusqu'en aval de Charny, où l'indice d'intégrité est très faible. De tels résultats traduisent un milieu passablement dégradé, une situation prévisible compte tenu de l'importance des pressions socio-économiques dans le territoire.

Quelques kilomètres en aval du point où se jette la rivière Beaurivage, les données sur le benthos suivent celles du poisson et démontrent une importante dégradation de l'écosystème. Plus de 90 % des organismes dénombrés sur les substrats appartiennent aux groupes les plus tolérants à la pollution, c'est-à-dire aux isopodes, aux oligochètes et aux triclades ; les plus sensibles à la pollution disparaissent des échantillons.

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