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État de l'écosystème aquatique du bassin de la rivière Chaudière - 1996

La moyenne Chaudière - Une dégradation progressive

La bande riveraine de la moyenne Chaudière, portion de la rivière comprise entre le barrage Sartigan et la municipalité de Scott, est en général la plus dégradée de tout le bassin. La strate forestière, abondante sur les rives de la haute Chaudière, disparaît presque sous l'augmentation des superficies cultivées. L'empiétement des rives par les cultures réduit la diversité des habitats et augmente les risques d'apports en particules polluantes dans l'eau. Toutefois, bien que cette région du bassin témoigne d'une forte utilisation du territoire, sur le plan tant agricole qu'urbain, la qualité de l'eau est la plupart du temps satisfaisante.

Les rivières Famine, Pozer et du Cinq ainsi que le ruisseau des Fermes dévoilent aussi des eaux de qualité satisfaisante voire même de bonne qualité. Ce n'est cependant pas le cas du Bras Saint-Victor et de la rivière Savoie. La qualité de l'eau du Bras Saint-Victor est douteuse en raison de la pollution microbienne. La mauvaise qualité de l'eau de la rivière Savoie est quant à elle attribuable aux concentrations élevées de phosphore qui découlent des activités agricoles et de la pollution résiduelle de Saint-Elzéar

Usine de traitement des eaux usées

Le traitement conjoint des eaux usées de Saint-Joseph-de-Beauce (V) et de Vallée-Jonction est assuré par des étangs aérés. (Photo: DÉA, MEF )

Du barrage Sartigan jusqu'en amont du Bras Saint-Victor, l'indice d'intégrité basé sur le poisson augmente de la cote moyenne à bonne. En aval du secteur où se jettent les eaux du Bras Saint-Victor, cet indice devient très instable et révèle une intégrité de plus en plus basse, passant de moyenne à faible jusqu'aux environs de Sainte-Marie. Les espèces tolérantes à la pollution dominent nettement la communauté.

Une situation à surveiller à Saint-Georges

Les données sur le benthos mettent en évidence certains problèmes en aval de la municipalité de Saint-Georges. La diminution ou la perte de plusieurs organismes sensibles à la pollution, appartenant aux plécoptères, éphéméroptères et trichoptères, confirme un impact local. En aval immédiat de Saint-Georges, l'indice d'intégrité benthique passe de bon à moyen. Cette baisse semble liée à la pollution résiduelle des eaux usées municipales et industrielles de Saint-Georges. Par ailleurs, le débordement des ouvrages de surverses lors de fortes pluies pourrait expliquer la mauvaise qualité bactériologique observée par moments à Notre-Dame-des-Pins.

Le Bras Saint-Victor, des constats plus que troublants

Les effluents non traités de la municipalité de Saint-Victor et de l'établissement industriel Lainages Victor ont un impact marqué sur la qualité de l'eau et la communauté de macroinvertébrés. En aval de ces effluents, l'indice d'intégrité basé sur le benthos, jusqu'alors excellent, chute à faible. La concentration de cuivre dans les mousses aquatiques compte parmi les plus élevées du bassin, quoiqu'elle ne dépasse pas celles observées dans d'autres bassins. Du phénanthrène, du phtalate de dibutyle, du phénol, du phtalate de diéthyle, trois acides gras et plusieurs composés benzéniques ont aussi été trouvés dans les cellules à dialyse.

L'importante dégradation de l'écosystème aquatique entraîne la disparition de la majorité des organismes benthiques les plus sensibles à la pollution. Elle provoque aussi la baisse de la diversité, laquelle est deux fois moins élevée en aval qu'en amont des effluents. En aval, les oligochètes, un groupe très tolérant à la pollution, représentent 92 % des organismes échantillonnés.

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