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Qualité des eaux de la rivière des Outaouais - 1979-1994

Conclusion

La qualité de l'eau de la rivière des Outaouais est bonne dans son ensemble. Cette qualité s'est améliorée au cours de la période 1979-1994. Les problèmes observés sont de nature locale dans la plupart des cas. Ils sont rarement perceptibles aux stations d'échantillonnage.

Toutefois, dans la région d'Aylmer-Gatineau-Hull, l'absence de désinfection de l'effluent de la station d'épuration ainsi que la fréquence des débordements et les mauvais raccordements du réseau d'égouts expliquent en bonne partie le niveau de contamination bactériologique constaté à la station d'échantillonnage de Masson. Les trois fabriques de pâtes et papiers localisées dans cette région contribuent aussi à la hausse discrète, mais générale, des niveaux de pollution de l'eau, en aval de cette agglomération.

La rivière Gatineau, principal tributaire de la rivière des Outaouais, montre une très bonne qualité de l'eau. Cette qualité tend même à s'améliorer depuis 1979. L'arrêt du flottage du bois dans cette rivière en 1993 va augmenter ses attraits pour les usages récréatifs.

La situation était par contre nettement moins bonne dans certains tronçons des rivières du Lièvre et Rouge. Deux zones de pollution affectaient la qualité de la rivière du Lièvre. Des travaux correctifs du réseau d'égouts de Mont-Laurier effectués en 1994 devraient permettre de redresser la situation en aval de cette ville. La mise en marche future de la station d'épuration municipale conjointe de Buckingham et Masson-Angers devrait contribuer à une amélioration de la situation dans le secteur de l'embouchure de la rivière du Lièvre. De plus, la mise en service du système de boues activées à l'usine de Maclaren de Masson-Angers réduira la pollution toxique et la pollution organique.

La qualité de l'eau de la rivière Rouge devrait aussi s'améliorer au cours des prochaines années. On compte douze stations d'épuration qui ont été progressivement mises en service entre 1986 et 1994. Elles vont permettre la récupération d'une qualité de l'eau propice aux usages, comme la baignade et le canöe-kayak.

La réduction de la contamination bactériologique grâce aux interventions d'assainissement en cours dans le bassin versant de la rivière des Outaouais permettrait le plein usage de cette rivière sur la plus grande partie de son cours et sur ceux de ses principaux tributaires. L'arrêt des activités de flottage du bois s'avère un autre aspect majeur qui contribuera à accroître encore l'intérêt de la rivière des Outaouais et de ses tributaires pour l'ensemble des usages.

Photo : Plage Moussette, à Hull, MEF

Baigneurs à la plage Moussette, à Hull

Cette bonne qualité générale s'explique en partie par l'importance du débit de la rivière des Outaouais. On compte aussi sur 35 stations d'épuration dans la portion québécoise du bassin versant de la rivière des Outaouais. On dénombrait treize stations d'épuration en Ontario en 1989. Du côté industriel, il y a six importantes fabriques de pâtes et papiers. Il s'agit, avec la région de Hull-Ottawa, des principales sources ponctuelles de pollution dans le bassin versant. Ces fabriques sont toutes pourvues maintenant d'installations de traitement primaire et secondaire de leurs rejets liquides.

Du côté des résultats obtenus de 1979 à 1991 à l'embouchure des tributaires ontariens, on doit souligner la très bonne qualité de l'eau de la plupart d'entre eux. La rivière Bonnechère a par contre montré des problèmes de contamination bactériologique tandis que la rivière South Nation affiche une qualité typique d'une rivière coulant en milieu agricole. Elle est particulièrement affectée par la pollution par les substances nutritives.

Enfin, la qualité de l'eau de la rivière des Outaouais s'est améliorée entre 1979 et 1994 au barrage de Carillon, situé à l'embouchure de la rivière. Cette amélioration va augmenter le potentiel d'usages et fournir un milieu plus favorable aux nombreux organismes vivants dans la rivière des Outaouais et à ses abords. Ce secteur compte notamment des zones marécageuses importantes pour les espèces aquatiques, la sauvagine et les autres espèces ripariennes.

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