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Qualité des eaux de la rivière des Outaouais - 1979-1994

Les interventions d'assainissement

Le Programme d'assainissement de eaux du Québec (PAEQ) a été mis de l'avant en 1978. Il compte trois volets correspondant aux principales sources de pollution que sont les eaux usées municipales, les effluents industriels et les activités agricoles.

Le PAEQ vise l'amélioration de la qualité des cours d'eau afin de récupérer et de protéger les usages liés à l'eau, et de préserver l'équilibre des écosystèmes aquatiques dans le but d'en assurer la pérennité et la productivité dans une perspective de développement durable.

En janvier 1994, le volet urbain du PAEQ a été transféré au ministère des Affaires municipales (MAM) et remplacé, en mars 1995, par le Programme d'assainissement des eaux usées municipales (PADEM). Bien que le PAEQ n'existe plus comme tel, les interventions sur les trois principales sources de pollution se poursuivent.

Les interventions en milieu urbain

On dénombre 144 municipalités, du côté québécois, à l'intérieur des six secteurs retenus pour cette étude. Parmi elles, on compte 55 municipalités outaouaises pourvues de réseaux d'égouts. En janvier 1996, il y avait 35 stations d'épuration en service dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Ces stations desservent 36 municipalités. Parmi ces stations, 29 ont été construites ou rénovées dans le cadre du Programme d'assainissement des eaux du Québec (PAEQ).

De plus, la station conjointe de Masson-Angers et de Buckingham est en construction depuis novembre 1995. La municipalité de Thurso a signé une entente dans le cadre du PADEM. Les eaux usées de cette municipalité seront traitées à la station d'épuration de la fabrique de pâtes et papiers de la compagnie Maclaren.

Évolution du programme d'assainissement urbain

En outre, la population dont les résidences sont reliées à des réseaux d'égouts s'élève à 275 704 personnes en 1995 . Ce chiffre représente 78 % de la population permanente totale des six secteurs retenus. On dénombre 248 715 personnes dont les eaux usées sont traitées par des stations d'épuration, ce qui représente 90 % des personnes desservies par des réseaux d'égouts.

La principale station d'épuration dans le bassin versant est celle de la CUO, qui traite les eaux usées des résidents de Hull, Aylmer et Gatineau. Cette station traite les eaux d'une population équivalant à 200 000 personnes. Ce nombre inclut les nombreuses personnes qui travaillent quotidiennement dans ces trois villes. On procède à l'enlèvement du phosphore sur une base annuelle à cette station, mais l'effluent n'est pas désinfecté.

Photo : Station d'épuration de la CUO durant sa construction, MEF

Station d'épuration de la CUO durant sa construction

Les interventions en milieu industriel

On compte plusieurs centaines d'industries dans les six secteurs du bassin versant de la rivière des Outaouais. Parmi celles-ci, il y a 59 entreprises qui ont été retenues dans le cadre du PAEQ. Quatre d'entre elles sont considérées par le MEF comme ayant terminé leurs travaux d'assainissement depuis décembre 1994. Près de la moitié des industries sont encore à l'étude. Ces études visent à préciser dans quelle mesure elles constituent des sources de pollution et à évaluer quel type de traitement est requis, le cas échéant. Les 30 autres industries sont considérées comme étant polluantes. Dans ce dernier groupe, 18 entreprises rejettent leurs eaux usées dans des réseaux d'égouts municipaux. Les autres déversent, après traitement ou non, leurs eaux usées dans les cours d'eau avoisinants.

Par ailleurs, huit de ces entreprises ont aussi été retenues dans le cadre du Programme de réduction des rejets industriels (PRRI). Il s'agit des six fabriques de pâtes et papiers suivantes : Tembec à Témiscaming, Stone-Consolidated à Litchfield (Portage-du-Fort), Avenor (anciennement les Produits Forestiers Canadien Pacifique) à Gatineau, les Produits forestiers E.B. Eddy à Hull, les Industries James Maclaren à Masson-Angers et à Thurso. Depuis 1995, ces six fabriques traitent entièrement ou en partie leurs eaux usées à l'aide de décanteurs et de systèmes de boues activées. La compagnie Tenneco Canada/Albright Wilson Amérique (chimie) et la compagnie Sterling Pulp Chemicals Ltd., toutes deux à Buckingham, sont les deux autres industries retenues dans le cadre de ce programme dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Ces huit industries sont considérées comme étant les plus importantes sources potentielles de pollution d'origine industrielle dans le bassin versant.

Enfin, les six fabriques de pâtes et papiers devaient se conformer, le 30 septembre 1995, aux exigences du Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers. Cinq de ces usines ont mis en service les installations nécessaires afin de respecter ces exigences. La seule exception est la papetière Tembec. Cette fabrique possède aussi un système de traitement secondaire, qui ne traite toutefois pas entièrement les rejets industriels.

Les interventions en milieu agricole

Afin de corriger une partie des problèmes associés à l'élevage des animaux, le ministère de l'Environnement et de la Faune (MEF) ainsi que celui de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) ont instauré en 1988, le Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF). L'objectif de ce programme est de fournir des subsides aux agriculteurs leur permettant d'ériger des structures adéquates d'entreposage des fumiers ou d'améliorer les équipements d'épandage de fumiers ou de traitement des eaux de laiterie. Ce programme est géré uniquement par le MAPAQ depuis 1993.

Un montant total de 1 734 423 $ a été accordé par le MEF et le MAPAQ entre 1988 et 1994. Ces subventions ont été accordées pour la réalisation de 99 projets durant cette période. Les interventions ont été surtout effectuées dans les trois secteurs les plus agricoles : l'Outaouais inférieur (F), le sous-bassin de la rivière du Lièvre (D) et, enfin, dans le secteur du lac Témiscamingue (A).

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