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Qualité des eaux de la rivière des Outaouais - 1979-1994

Le bassin de la rivière des Outaouais, sa faune, ses habitats : une richesse composite

La rivière des Outaouais est caractérisée par une faune et des habitats très diversifiés. À ce jour, 259 espèces d'oiseaux dont 145 espèces nicheuses , 33 espèces de reptiles et d'amphibiens, 53 espèces de mammifères et 64 espèces de poissons y ont été recensées.

Une des plus importantes haltes migratoires de la sauvagine au Québec se trouve dans le secteur Masson-Plaisance. Plus de 300 000 bernaches du Canada, la moitié de la population du corridor atlantique, s'y reposent et s'y alimentent de la fin mars à la fin mai.

Photo : Halte migratoire de la sauvagine, MEF

Le secteur Masson-Plaisance est une des plus importante
haltes migratoire de la sauvagine au Québec

La rivière des Outaouais abrite une population de maskinongés qui produit régulièrement des spécimens de taille trophée. Sensible à l'exploitation et aux destructions d'habitats, cette espèce fait l'objet de recherches réalisées conjointement par l'Université du Québec à Montréal, Hydro-Québec et le ministère de l'Environnement et de la Faune.

Une tortue musquée capturée dans la baie McLaurin, à Gatineau, a constitué la première mention de cette espèce au Québec. La rivière des Outaouais est l'un des rares endroits au Québec où on retrouve encore la tortue géographique.

Ces nombreuses espèces vivent dans des habitats très variés. Plaine de débordement, marais, baies ouvertes ou fermées sur la rivière, tributaires et chenal constituent autant d'habitats qui sont utilisés par les différentes espèces, au gré des saisons et à divers moments de leur cycle vital.

La plaine de débordement, les marais et les baies peu profondes sont particulièrement utilisés par la plupart des espèces d'oiseaux, de reptiles et d'amphibiens, qui s'y reproduisent et y élèvent leurs petits. Lorsqu'ils sont accessibles aux poissons, ces milieux deviennent aussi des frayères et des zones d'alevinage pour de très nombreuses espèces comme le grand brochet, la perchaude, les achigans, les crapets, la barbotte et les ménés. Le petit blongios (petit butor) et la rainette faux-grillon sont très intimement associés à cet habitat. Les populations de petits blongios, espèce présente dans le secteur Gatineau-Papineauville, et de rainettes faux-grillon, dans le secteur Quyon ­ Îles-aux-Allumettes sont en déclin au Québec. Intimement associées à ces habitats, ces espèces obtiendront probablement le statut d'espèce vulnérable ou menacée.

Les tributaires et les zones d'eaux vives de la rivière sont essentiels à la fraye et à l'alevinage des très nombreuses espèces de poissons qui s'y rassemblent en grand nombre, le printemps surtout. On y rencontrera, en particulier, les dorés, l'esturgeon jaune, le maskinongé, les meuniers, les suceurs. Les jeunes se disperseront par la suite, plus ou moins loin, selon l'espèce. En amont de Hull, garrots, canards noirs et colverts s'y alimentent tout l'hiver.

Photo : Les marais de la rivière des Outaouais, MEF

Les marais de la rivière des Outaouais sont des habitats important pour plusieurs espèces de plantes, de reptiles, d'amphibiens, d'oiseaux et de poissons.

Le chenal est surtout utilisé comme aire d'alimentation et pour les déplacements de la majorité des espèces de poissons, des canards plongeurs et comme aire de repos par la bernache du Canada au cours de la migration. Dans les secteurs en amont, où le chenal est très profond, on retrouve des espèces typiques des eaux froides, tels le grand corégone, le cisco de lac et, de temps à autre, le touladi.

La plaine de débordement et certains marais abritent des espèces d'arbres rares au Québec comme le micocoulier occidental, le cerisier tardif, le caryer cordiforme, le noyer cendré, le chêne blanc, le chêne à gros fruits, le charme de Caroline et le frêne de Pennsylvanie.

Diversifiée, la faune permet la pratique d'activités qui le sont tout autant.

Quelques pêcheurs commerciaux continuent d'exercer un métier hérité de leurs pères.

À l'amont, la pêche et la chasse sont les principales activités associées à la faune. Elles sont à la source d'une industrie récréotouristique essentielle au développement économique de ces secteurs. La mise en valeur de la faune implique donc le maintien de populations permettant d'offrir aux adeptes de ces activités une expérience de qualité.

Dans le secteur aval, où se concentrent les zones urbaines, on retrouve aussi bien des activités avec prélèvement que des activités sans prélèvement. La pêche sportive est, pendant toute l'année, la principale activité d'exploitation de la faune. Les activités sans prélèvement de la faune gagnent toutefois en importance.

En reconnaissance de ce fait, le ministère de l'Environnement et de la Faune a amorcé le processus de création d'un parc dans le secteur Thurso-Papineauville, qui permettra de protéger ces habitats très riches et d'en faciliter une mise en valeur qui prenne en compte leur fragilité et leur productivité. D'autres intervenants comme Canards Illimités, la Fondation de la faune du Québec, Habitats fauniques Canada, Hydro-Québec, le Service canadien de la faune et certaines municipalités sont aussi actifs dans la protection et la mise en valeur des zones humides bordant la rivière.

La conservation de ces milieux et leur mise en valeur pourraient permettre de créer un pôle d'attraction majeur au Québec, tant pour la qualité de la vie que pour le développement économique associé aux activités touristiques.

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