Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

Qualité des eaux des rivières aux Outardes, Manicouagan et Moisie 1979-1996

Description et développement socio-économique du territoire

Les bassins hydrographiques des rivières aux Outardes, Manicouagan et Moisie sont contigus dans leur portion supérieure. L'embouchure des deux premières rivières est située de part et d'autre de la presqu'île qui se trouve entre les municipalités de Chute-aux-Outardes et Baie-Comeau. La rivière Moisie, quant à elle, se déverse à quelque 25 kilomètres à l'est de la municipalité de Sept-Îles. Le réseau hydrographique des rivières en question draine de vastes territoires : 19 057 km2 pour la rivière aux Outardes, 19 196 km2 pour la rivière Moisie et 45 908 km2 pour la rivière Manicouagan. Cette dernière est d'ailleurs alimentée par deux tributaires d'importance : la rivière Mouchalagane (15 281 km2) et la rivière Toulnustouc (11 111 km2), qui rejoint la rivière Manicouagan entre les centrales hydroélectriques Manic Trois et Manic Deux. Les débits moyens annuels de chacune de ces rivières sont évidemment proportionnels à la grandeur des territoires qu'elles drainent, soit 389 m3/s et 401 m3/s pour les rivières aux Outardes et Moisie et 1 002 m3/s pour la rivière Manicouagan. Les cycles annuels des débits des deux rivières harnachées sont toutefois fort différents de celui de la rivière Moisie, laquelle coule librement : ils sont plus monotones et ne présentent pas les augmentations de débit associées aux crues printanières, comme on peut l'observer dans le graphique suivant pendant les mois de mai et juin

Débits moyens mensuels des rivières aux Outardes, Manicouagan et Moisie

Graphique débits moyens mensuels

Le territoire couvert par les bassins hydrographiques des rivières aux Outardes, Manicouagan et Moisie « tout comme la grande région dans laquelle il se situe, la Côte-Nord » a connu un développement rapide basé essentiellement sur l'exploitation des ressources naturelles. On pense ici principalement aux mines, à la forêt, au potentiel hydroélectrique des rivières aux Outardes et Manicouagan et au saumon de la rivière Moisie.

Dès 1845, la forêt est exploitée à une échelle industrielle sur le territoire de la Côte-Nord. Pour le secteur à l'étude, il aura fallu attendre en 1936 pour que l'Ontario Paper Company Limited (transformée en 1937 en Québec North Shore Paper Company Limited) procède à l'implantation d'une papeterie à Baie-Comeau1. La mise en service de cette papeterie impliquera l'exploitation des forêts avoisinantes, dont celles sises sur les bassins hydrographiques des rivières aux Outardes et Manicouagan. Aujourd'hui encore, les bassins versants à l'étude sont largement utilisés pour la coupe de bois, sauf celui de la rivière Moisie, où ce type d'activités est beaucoup moins intense.

L'exploitation de la mine du Mont Wright a commencé, quant à elle, à l'automne 1974 par le dynamitage spectaculaire de la calotte de la montagne, ce qui a donné accès au très important gisement de fer qui y était enfoui. L'implantation de la ville de Fermont sur le territoire, un peu plus à l'est, est directement associée à l'ouverture de la mine. Incorporée en 1974, elle abrite aujourd'hui 3 860 habitants.

Les nombreux aménagements hydroélectriques construits sur les rivières aux Outardes et Manicouagan (et Betsiamites) à partir des années cinquante ont agi comme outils de développement, autant au chapitre des emplois créés qu'en ce qui concerne l'exportation de l'expertise québécoise en matière d'hydroélectricité au niveau mondial. La centrale Manic Un a été la première centrale hydroélectrique à avoir été mise en service, en 1951. Ont suivi Manic Deux, Outardes Trois et Quatre, Manic Cinq et Manic Trois. La centrale Outardes Deux complétera la série en 19782. Durant cette période qui a duré 27 ans, 3 106 km2 de territoire auront été transformés en réservoirs.

Le saumon de la rivière Moisie est une autre ressource d'importance, aussi connue en dehors des frontières de la province (voir la section Le saumon de la rivière Moisie : une ressource de grande valeur), de même que les autres espèces de poissons pêchés dans les lacs, réservoirs et autres rivières du territoire à l'étude (voir la section Multitude de corégones et de gros brochets au menu).


1 Tiré de : OPDQ, 1976. La Côte-Nord. Développement Québec, vol. 3, n° 10

2 Tiré de : Les Consultants SOGEAM, 1991. Érosion des berges des réservoirs hydroélectriques. Rapport final (tome I), pour Hydro-Québec, Vice-présidence Environnement, Direction Recherche et Encadrements, 100 p. + 1 ann.

Début du document Section précédente Section suivante Fin du document


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017