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Comparaison entre l’indice de la qualité générale de l’eau du Québec (IQBP) et l’indice de qualité de l’eau (IQE) utilisé dans le cadre du rapport sur les indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement

Le Ministère a mis au point un indice de qualité de l’eau, l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP). L’IQBP permet de statuer sur la qualité générale des rivières et petits cours d’eau du Québec en fonction de l’ensemble des usages potentiels (baignade, activités nautiques, protection de la vie aquatique, approvisionnement en eau potable et protection du plan d’eau contre l’eutrophisation). Cet indice intègre sept paramètres : le phosphore, les coliformes fécaux, la turbidité, les matières en suspension, l’azote ammoniacal, les nitrites-nitrates et la chlorophylle a totale (chlorophylle a et phéopigments).

L’IQBP est basé sur les données recueillies mensuellement entre mai et octobre. L’IQBP requiert, pour chaque paramètre analysé, la transformation de la valeur ou des concentrations mesurées en un sous-indice, à l’aide d’une courbe d’appréciation de la qualité de l’eau. L’IQBP est un indice de type déclassant, c’est-à-dire que, pour un échantillon donné, la valeur de l’indice correspond au sous-indice le plus faible, soit celui associé à la substance la plus problématique. La valeur de l’indice à une station donnée est ensuite obtenue en calculant la médiane des indices de l’ensemble des échantillons recueillis à cette station pendant la période visée. Le Ministère utilise cet indice pour faire état de la qualité de l’eau des rivières du Québec depuis 1996. Vous pouvez consulter une description détaillée de l’indice et de la façon de le calculer.

De son côté, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME) a élaboré son propre indice, l’indice de qualité des eaux (IQE), pour rendre compte de la qualité de l’eau en fonction de la protection de la vie aquatique. L’IQE est un indice ouvert, c’est-à-dire qu’il ne définit à priori aucun paramètre ni critère de qualité à utiliser. Il est basé sur les données recueillies mensuellement tout au long de l’année. Trois facteurs sont considérés pour son calcul, soit :

  • l’étendue (pourcentage de paramètres qui affichent au moins un dépassement du critère de qualité;

  • la fréquence (pourcentage de résultats analytiques, tous paramètres confondus, dépassant les critères de qualité;

  • l’amplitude (écart entre les résultats non conformes et les critères de qualité).

Dans les rapports sur les indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement, Environnement Canada présente un portrait de la qualité des eaux de surface au Canada en utilisant l’IQE. Les données utilisées pour la plupart des sites du Québec proviennent du Ministère et se réfèrent à six paramètres : le phosphore, la turbidité, l’azote ammoniacal, les nitrites-nitrates, le pH et la chlorophylle a totale (chlorophylle a et phéopigments). Le Ministère se sert de ces mêmes données pour tracer à partir de l’IQBP un portrait de la qualité générale de l’eau des principales rivières du Québec. Il devenait dès lors impératif de comparer les deux indices afin de s’assurer que l’information qu’ils génèrent n’est pas contradictoire ou, tout au moins, d’expliquer les différences éventuelles.

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Évaluation de la qualité de l’eau à l’aide de l’IQBP et de l’IQE, période 2004-2006

Pour cette période, l’IQBP produit une évaluation de la qualité de l’eau comparable à celle obtenue avec l’IQE pour 50 % des sites, alors qu’il est plus sévère pour 43 % des sites et moins sévère dans 7 % des cas.


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Évaluation de la qualité de l’eau à l’aide de l’IQBP et de l’IQE, période 2005-2007

Pour la période 2005-2007, l’IQBP produit une évaluation de la qualité de l’eau comparable à celle obtenue avec l’IQE pour 52 % des sites, alors qu’il est plus sévère pour 39 % des sites et moins sévère dans 9 % des cas.

Étant donné la nature même des deux indices, les paramètres qui ont servi à leur calcul et les fenêtres temporelles utilisées, cette situation n’est pas surprenante. Il est normal qu’un indice de type déclassant, qui vise à évaluer la qualité générale de l’eau pendant la période la plus problématique de l’année et qui tient compte de sa qualité bactériologique, soit dans plusieurs cas plus sévère qu’un indice qui tient compte de la fréquence des dépassements des critères de qualité et de leur amplitude moyenne, et qui évalue la qualité de l’eau sur une base annuelle en ne considérant que la protection de la vie aquatique.


Étant donné la nature même de l’IQE, il est fortement déconseillé de comparer la qualité entre différents sites si les mêmes paramètres, les mêmes critères de qualité et la même fréquence d’échantillonnage n’ont pas été utilisés.

Dans les rapports sur les indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement, les paramètres, les critères de qualité et la fréquence d’échantillonnage étant très différents d’une province à l’autre, toute comparaison entre les provinces s’avère inappropriée.
 

Pour une information plus détaillée, vous pouvez consulter notre répertoire des faits saillants sur la qualité de l’eau des bassins versants prioritaires.


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