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Portrait régional de l’eau

Lanaudière (Région administrative 14)

1. Portrait socio-économique de la région

2. Portrait quantitatif de la ressource (eau de surface)

2.1 Rivières
2.2 Lacs

2.3 Barrages

3. Portrait qualitatif de l’eau de surface

3.1 Qualité de l’eau des rivières
3.2 Problématiques particulières liées à la qualité de l’eau

3.3 Références des publications les plus récentes


1. Portrait socio-économique de la région

La région de Lanaudière, sise entre les Laurentides et la Mauricie, fait partie des régions centrales du Québec. Sa frontière sud côtoie celle de Laval et de Montréal. Ses 13 521,81 km², dont plus de la moitié est un territoire non municipalisé, s’étirent vers le nord-est, après s’être baignés dans les eaux du fleuve Saint-Laurent sur plus de 60 km.

Source : Carte tirée de l'Atlas du Québec et de ses régions à l'adresse Internet : http://www.atlasduquebec.qc.ca

Source : Carte tirée de l’Atlas du Québec et de ses régions à l’adresse Internet : http://www.atlasduquebec.qc.ca

En 1997, la région de Lanaudière comptait une population de 375 172 personnes, une hausse de 1,2 % par rapport à 1994. La population est répartie dans 69 municipalités regroupées en 6 MRC. Les MRC L'Assomption et Les Moulins sont les plus urbanisées, avec des villes comme Repentigny, Terrebonne et Mascouche. La MRC Joliette, avec la ville-centre du même nom, constitue un pôle de croissance où la population urbaine représente 40 %.

Les MRC D'Autray, Montcalm et Matawinie ont, quant à elles, une population principalement rurale. À elle seule, la MRC Matawinie occupe environ 80 % du territoire régional, alors qu’elle compte seulement 10 % de la population.

La région de Lanaudière voue à l'agriculture une part importante de son activité, dans sa partie centrale. En 1997, le territoire agricole représentait 10,9 % de cette région. Le territoire forestier couvrait, en 1995, 77,8 % de la région de Lanaudière, dont 77 % en forêt publique et 23 % en forêt privée. Environ 260 entreprises exploitent le vaste couvert forestier de la région.

En 1998, on trouvait dans la région de Lanaudière 671 établissements manufacturiers, et 28 établissements miniers étaient en exploitation en 1997. L'industrie manufacturière constitue l'une des assises importantes de l'économie de la région. Joliette et les municipalités environnantes, qui se situent dans la partie centrale de la région, forment l'agglomération la plus industrialisée. On y trouve le tiers des travailleurs du secteur manufacturier et la moitié des plus grosses entreprises régionales (Firestone Canada, Papiers Scott et Ciment Saint-Laurent).

Tableau 1.1 : Population par division administrative

Division administrative
(décret 1654-97)

Population
(1997)

MRC D'Autray

37 553

MRC Joliette

52 845

MRC L'Assomption

102 191

MRC Les Moulins

103 210

MRC Matawinie

39 904

MRC Montcalm

38 053


Tableau 1.2 : Caractéristiques territoriales et socio-économiques de la région

Caractéristique

Donnée

Population totale1 (habitants) 375 172 (1997)

Superficie du territoire2 (km2)

13 521,81

(1997)

Nombre de MRC2

6

(1998)

Nombre de municipalités et territoires équivalents2

69

(1998)

Nombre d’établissements manufacturiers3

671

(1997)

Nombre d’établissements miniers* en exploitation4

28

(1997)

Pourcentage du territoire en forêt4 (%)

77,8

(1995)

Pourcentage du territoire en agriculture5 (%)

10,9

(1997)

Taux de chômage2 (%)

10,4

(1997)

Revenus moyens totaux des particuliers2 ($)

23 953

(1996)

Emplois2 : secteur primaire (%)
secteur secondaire (%)
secteur tertiaire (%)

2,2
24,6
73,2

(1997)
(1997)
(1997)

* : Incluant les carrières, les sablières et les tourbières.

Sources : 1. Répertoire des municipalités du Québec, 1998. 4. Ministère des Ressources naturelles.

    1. Institut de la statistique du Québec. 5. Statistique Canada.
    2. Centre de recherche industrielle du Québec.

Table des matières

2. Portrait quantitatif de la ressource (eau de surface)

2.1 Rivières

Les caractéristiques hydrologiques des principales rivières de la région sont présentées au tableau 2.1. Les débits (moyen, maximal, minimal) ont été calculés à partir de mesures relevées pendant plusieurs années d’observation (17 ans et plus). La rivière L’Assomption et son tributaire, la rivière Ouareau, ont un bassin versant supérieur à 1 000 km2. Pour connaître les délimitations de certains bassins versants de la région, on peut consulter la carte relative à la qualité de l’eau à la section 3 de ce document.

Les rivières de la partie septentrionale de la région de Lanaudière coulent vers la rivière Saint-Maurice.

Tableau 2.1 : Caractéristiques hydrologiques de quelques rivières de la région

Rivière

Débit moyen
(m3/s)

Débit maximal
(m3/s)

Débit minimal
(m3/s)

Station1 de mesure

Années d’observation
(nb)

Période d’observation

des Mille Îles

218,0

1 390

17,7

043201

35

1961-1996

Ouareau

25,8

300

0,31

052212

30

1966-1996

L’Assomption

24,0

351

1,75

052219

26

1970-1996

de l’Achigan

10,0

175

0,33

052233

17

1979-1996

Noire

n.d.

56

0,111

052228

22

1974-1996

Source : Direction du milieu hydrique, ministère de l’Environnement.
Il faut consulter l’annuaire hydrologique 1994-1995 du ministère de l’Environnement pour connaître l’endroit exact de la station de mesure.
n.d. : non disponible.

2.2 Lacs

Le tableau qui suit présente les plus grands lacs de la région de Lanaudière avec leur superficie et leurs principales vocations ou utilisations. La région compte plusieurs autres lacs. Pour connaître leurs caractéristiques, on peut consulter le ministère de l’Environnement.

Tableau 2.2 : Vocation et utilisation des principaux lacs de la région

Lac

Superficie (km2)

Vocation/Utilisation

Kempt

184,67

réservoir, pêche, activités récréo-touristiques

Taureau

95,05

réservoir, villégiature, activités récréo-touristiques, pêche

Devenyns

21,63

pêche

Villiers

17,07

pêche, villégiature

Ouareau

14,92

villégiature, activités récréo-touristiques, pêche urbaine

Tourbis

14,01

pêche

Archambault

13,80

villégiature, activités récréo-touristiques, pêche urbaine

Troyes

12,51

ZEC Boullé, pêche, villégiature

Légaré

11,34

villégiature, pêche

Maskinongé

10,18

villégiature, activités récréo-touristiques, pêche urbaine

Morialice

9,76

pêche

Forbes

9,09

Parc du Mont-Tremblant, pêche

Repos, du

6,55

pourvoirie, pêche

Lusignan

6,06

ZEC Collin, pêche, villégiature

Source : Direction du milieu hydrique et Direction régionale de Lanaudière, ministère de l’Environnement.

2.3 Barrages

Des 696 barrages érigés dans la région de Lanaudière, 78,3 % servent à des fins de villégiature et 83,2 % sont des propriétés privées. Pour plus de détails, on peut consulter le tableau A.1 en annexe.

Environ une dizaine de barrages ont une hauteur de plus de 10 mètres. Le barrage Matawin, d’une hauteur de 25 mètres, est situé sur la rivière Matawin. Il est exploité par Hydro-Québec dans le but de produire de l’électricité. Le barrage de Rawdon, situé sur le lac Pontbriand, est géré par Algonquin Power System et est utilisé dans le but de produire de l’électricité. Enfin, une digue privée mesurant 15 mètres de haut est construite sur le lac Nicole dans la municipalité de Sainte-Mélanie, et sert à des fins de villégiature.

La plus grande réserve d’eau de cette région est le réservoir Taureau, retenu par le barrage Matawin, qui contient 946 millions de mètres cubes d’eau. Le lac Kempt, retenu par le barrage Manouane A, contient 410 millions de mètres cubes d’eau. Ce barrage, géré par Hydro-Québec, est situé dans la région de la Mauricie à la limite de la région de Lanaudière. La municipalité de Saint-Donat est propriétaire des 2 barrages qui retiennent les eaux du lac Ouareau et du lac Archambault. Ces lacs contiennent respectivement 43 et 37 millions de mètres cubes d’eau. Enfin, le barrage Saint-Didace, propriété du gouvernement et exploité par le ministère de l’Environnement, est situé sur le lac Maskinongé et forme une retenue de 25 millions de mètres cubes d’eau.

Table des matières

3. Portrait qualitatif de l’eau de surface

3.1 Qualité de l’eau des rivières

La carte qui suit illustre la qualité de l’eau mesurée au cours des étés 1995 à 1997 aux stations d’échantillonnage du ministère de l’Environnement situées dans la région administrative de Lanaudière. Les résultats ont été obtenus à partir de l’indice bactériologique et physico-chimique de l’eau (IQBP), qui intègre les neuf indicateurs conventionnels suivants : azote ammoniacal, chlorophylle a, coliformes fécaux, demande biochimique en oxygène, matières en suspension, nitrites et nitrates, phosphore total, saturation en oxygène et turbidité.

Carte 3.1 : Qualité de l’eau des rivières de la région de Lanaudière

Carte 3.1 : Qualité de l’eau des rivières de la région de Lanaudière

La qualité de l’eau d’une rivière est directement liée aux activités qui ont lieu dans son bassin hydrographique. Le tableau 3.1 présente, par bassin hydrographique, pressions de pollution les plus significatives : la superficie cultivée, la densité animale, le nombre d’industries avec rejets au cours d’eau, la population totale, le pourcentage de cette population qui est raccordée à un réseau d’égouts et le pourcentage de cette même population qui est desservie par une station municipale d’épuration des eaux usées.

Les problématiques particulières sont présentées par bassin versant à la section 3.2. Une liste des publications récentes du ministère de l’Environnement se rapportant aux rivières de la région est incluse à la section 3.3.

Tableau 3.1 : Synthèse des données de pression de pollution par bassin hydrographique

Bassin

Superficie du bassin
(km2)

Superficie cultivée1
(%)

Cheptel1
(u.a. par hectare cultivé)

Industries avec rejet au cours d’eau2 (nb)

Population totale1
(nb)

Population desservie par3 :

un réseau d’égouts
(%)

une station d’épuration
(%)

L’Assomption

4220

14,3

1,2

42

155 000

54,5

21,0

Bayonne

347

40,9

2,9

n.d.

8226

36,6

0

la Chaloupe

136

47,0

0,5

n.d.

5146

20,6

20,6

Mascouche4

378

81,7

0,6

n.d.

32 906

67,5

67,5

  1. Source : Dernier recensement quinquennal disponible de Statistique Canada (1996).
  2. Industries raccordées à un réseau d’égouts et celles dont les effluents sont rejetés directement au cours d’eau.
  3. Source : Ministère des Affaires municipales et de la Métropole, Service du suivi de l’exploitation, décembre 1998.
  4. La population de Mascouche n’est pas incluse dans ce total, parce que ses eaux usées sont traitées conjointement avec celles de Lachenaie et déversées, après traitement, dans la rivière des Mille Îles.

u.a. : unités animales. Le cheptel est rapporté en unités animales, c’est-à-dire l’équivalent d’un poids de 500 kg. À titre d’exemple, une unité animale équivaut à une vache ou 4 truies ou 125 poules ou 1 500 cailles, etc. (Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole).
n.d. : non disponible.

3.2 Problématiques particulières liées à la qualité de l’eau

3.2.1 Rivière L’Assomption

La pollution résiduelle dans le bassin de la rivière L’Assomption provient surtout des activités agricoles intensives de la portion inférieure du bassin, notamment des sous-bassins des rivières de l’Achigan et Saint-Esprit. Une étude révèle en outre que les communautés biologiques de la rivière de l’Achigan sont affectées par les eaux trop contaminées du sous-bassin de la rivière Jourdain. En fait, les rejets (industries, station d’épuration municipale problématique au moment de l’étude et pollution diffuse d’origine agricole) dépassent la capacité de support de ce petit sous-bassin. Parmi les autres problèmes résiduels observés ailleurs, les concentrations élevées d’azote ammoniacal affectent la qualité de l’eau brute d’approvisionnement des stations de filtration de Repentigny, L’Assomption et L’Épiphanie à certains moments de l’année (entre novembre et mars et durant la saison estivale). Ces problèmes semblent associés aux épandages tardifs de fumier, en automne. Enfin, les rejets des réseaux d’égouts municipaux (eaux domestiques et industrielles) jusqu’à tout récemment non traités du Grand Joliette affectaient aussi la qualité des eaux de la rivière L’Assomption et ses usages. La station municipale d’épuration des eaux usées est en fonction depuis juillet 2000.

3.2.2 Rivière Bayonne

Les problèmes de l’eau de la rivière Bayonne sont liés aux sources ponctuelles de pollution et à l’intensité des activités agricoles sur son territoire, notamment la production animale. Cependant le traitement prochain des eaux usées de Saint-Félix-de-Valois devrait contribuer à améliorer la situation.

3.2.3 Rivière la Chaloupe

À l’image de ceux de la rivière Bayonne, les problèmes de qualité de l’eau de la rivière la Chaloupe seront de plus en plus associés aux pressions de pollution diffuse d’origine agricole, puisque, depuis septembre 1995, la partie des eaux usées de Berthierville qui était déversée dans la rivière la Chaloupe est interceptée et traitée avant d’être acheminée vers le fleuve, et que les eaux usées de la municipalité de Saint-Thomas sont aussi traitées depuis novembre 1998.

3.2.4 Rivière Mascouche

Les problèmes de qualité de l’eau de la rivière Mascouche viennent surtout de la pollution diffuse d’origine agricole (cultures maraîchères et élevage). Cependant, en cas de pluie, les ouvrages de débordement des réseaux d’égouts peuvent contribuer aussi à la pollution résiduelle de la rivière Mascouche.

3.2.5 Acidité des lacs et contamination de la chair de poisson par le mercure

La région de Lanaudière est une région un peu moins affectée que le reste du Bouclier canadien par l’acidification. Parmi les 46 lacs visités, on compte 8,7 % de lacs acides, 13 % de lacs en transition et 78,3 % de lacs non acides.

La norme de mercure pour consommation humaine de 0,5 mg/kg dans la chair des poissons est dépassée dans 78 % et 100 % des dorés de moyenne et grande taille. Elle est aussi dépassée dans 86 % et 92 % des brochets de moyenne et grande taille. Pour connaître les recommandations de consommation, on peut se référer au Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce, réalisé conjointement par le ministère de l’Environnement et le ministère de la Santé et des Services sociaux, et au dépliant Connaissez-vous les Oméga 3?, réalisé conjointement par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, le ministère de l’Environnement et le ministère de la Santé et des Services sociaux.

3.3 Références des publications les plus récentes

DELISLE, F., S. GARIEPY et Y. BÉDARD, 1997. Bassin versant de la rivière L’Assomption : l’activité agricole et ses effets sur la qualité de l’eau, Québec, Ministère de l’Environnement et de la Faune et Saint-Laurent Vision 2000, Envirodoq EN970252, 110 pages.

HÉBERT, S., 1993. Qualité des eaux du fleuve Saint-Laurent, 1990-1991, Québec, Ministère de l’Environnement, Direction de la qualité des cours d’eau, QEN/QE-81/1, Envirodoq EN930002, 98 p., 6 annexes.

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