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Glossaire

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Références

A

Activité récréative de contact primaire - contact primaire : Se réfère à une activité impliquant un contact direct et prolongé de l’utilisateur avec l’eau, telle que la baignade, la planche à voile, le kayak, etc.

Activité récréative de contact secondaire - contact secondaire : Se réfère à une activité impliquant un contact occasionnel de l’utilisateur avec l’eau, telle que le canotage, la pêche, la navigation de plaisance, etc.

Affluent - tributaire : Cours d’eau qui se jette dans un autre, généralement plus important, en un lieu appelé confluent.

Aluminium : Troisième métal en abondance dans la croûte terrestre. Les eaux de surface n’en contiennent qu’une petite quantité puisque ce métal est généralement lié au sédiment. L’aluminium sous sa forme métallique est insoluble, mais les sels d’aluminium sont solubles. Il n’a pas été prouvé que l’aluminium constitue un danger pour la santé, mais il peut être toxique pour le poisson.

Azote : L’azote et ses composés sont très communs dans la biosphère et les eaux de surface. La plupart des végétaux et des animaux, ainsi que les matières organiques en décomposition, contiennent des composés azotés. Dans l’eau, l’azote se présente principalement sous forme d’azote organique, d’azote ammoniacal et de nitrites-nitrates. Ces formes se retrouvent en quantité plus ou moins importante dans les effluents industriels et municipaux ainsi que dans les eaux de ruissellement des terres agricoles. L’azote est un élément nutritif essentiel pour les plantes et les algues.

Azote ammoniacal - ammoniac : Cette forme d’azote est toxique pour la vie aquatique. Dans les eaux de surface, l’azote ammoniacal provient principalement du lessivage des terres agricoles ainsi que des eaux usées d’origine municipale et industrielle. L’ammoniac est le résultat de la transformation de la matière organique azotée par les micro-organismes du sol ou de l’eau. L’ammoniac peut également rendre difficile le traitement des eaux destinées à la consommation humaine.

Azote organique : Azote combiné qu’on trouve dans les molécules organiques, telles que les protéines, les acides aminés et l’urée.

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B

Bassin versant - bassin hydrographique : Ensemble du territoire dont les eaux de ruissellement et les eaux souterraines sont drainées vers un même exutoire. Est également défini comme étant la surface d’alimentation d’un cours d’eau ou d’un lac.

Benthos - organismes benthiques : Le benthos est l’ensemble des organismes vivant sur le fond ou dans les sédiments des habitats aquatiques. Les organismes benthiques vivent sur le fond ou dans les sédiments des habitats aquatiques (lacs, rivières, étangs, etc.).

Biomasse : Quantité de matière organique vivante, animale ou végétale, habituellement exprimée par unité de surface ou en poids de matière, présente à un instant donné à un endroit donné.

Biomasse phytoplanctonique : Masse totale de matière végétale, algues microscopiques (phytoplancton) dans ce cas-ci , présente dans un écosystème aquatique à un moment donné et exprimée par unité de surface.

Biphényles polychlorés (BPC) : Les BPC forment une classe de 209 composés chimiques chlorés, appelés congénères. Les BPC sont physiquement et chimiquement très stables. Ces caractéristiques ainsi que leur qualité d’isolant électrique ont conduit à leur grande utilisation dans l’industrie, mais sont, en contrepartie, responsables de la persistance de ces composés dans l’environnement. Les BPC sont peu solubles dans l’eau et tendent, dans l’air et l’eau, à se lier aux particules. Ils peuvent se concentrer dans les poissons, les mollusques et les crustacés dont la consommation peut ainsi nuire à la santé humaine ou à la faune. Les BPC sont considérés cancérigènes chez l’humain.

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C

Cellule à dialyse : Tube souple fait d’une membrane perméable, rempli de solvant, implanté dans un cours d’eau, servant à accumuler les substances qui sont plus solubles dans le solvant que dans l’eau. Les cellules à dialyse permettent le suivi d’une grande variété de substances organiques à potentiel toxique.

Charge globale des cours d’eau ( MES, P, N, etc.) : Ensemble des substances charriées par un cours d’eau.

Chloration : Traitement de l’eau, des effluents urbains ou industriels par l’ajout de chlore pour les désinfecter ou toute autre raison d’ordre biologique ou chimique (oxyder les matières organiques, faciliter la coagulation ou atténuer l’odeur).

Chlorobenzènes : Classe de composés chimiques chlorés utilisés comme solvant, surtout dans l’industrie des pesticides et des teintures, ou comme isolant électrique. Le comportement des chlorobenzènes dans l’environnement varie en fonction de leur degré de chloration. Dans l’environnement, les chlorobenzènes se retrouvent principalement dans l’atmosphère. Ils sont peu solubles dans l’eau et tendent dans les milieux aquatiques à se lier aux particules. Certains peuvent se concentrer dans les poissons, les mollusques et les crustacés dont la consommation peut ainsi nuire à la santé humaine ou à la faune. Certains chlorobenzènes sont considérés cancérigènes chez l’humain.

Chlorophylle « a » : Pigment végétal responsable de la photosynthèse. La chlorophylle « a » est un indicateur de la quantité de phytoplancton présente dans le milieu aquatique à un moment donné. Des valeurs élevées de chlorophylle « a » sont symptomatiques d’un problème d’eutrophisation.

Coliformes fécaux : Les coliformes fécaux sont des bactéries utilisées comme indicateur de la pollution microbiologique d’une eau. Ces bactéries proviennent des matières fécales produites par les humains et les animaux à sang chaud.

Communauté biologique (poissons, benthos, etc.) : Ensemble d’organismes caractérisés par une combinaison particulière d’espèces occupant le même environnement et interagissant les uns avec les autres.

Conductivité : Capacité d’une eau à conduire un courant électrique. La conductivité permet d’évaluer rapidement le degré de minéralisation d’une eau, c’est-à-dire la quantité de substances dissoutes dans l’eau.

Culture fourragère : Culture servant à nourrir les animaux. Ce sont, par exemple, la luzerne, le trèfle, le mil, etc. Couverture serrée au sol offrant une protection contre l’érosion.

Culture à grand interligne : Principalement la culture du maïs grain, du maïs fourrager, de la pomme de terre, du soja et des légumes. Couverture au sol en rangs espacés, propice à l’érosion.

Culture à interligne étroit : Culture de céréales, telles que l’avoine grain, l’avoine fourragère, l’orge, le blé, le seigle, les céréales mélangées, etc. Couverture au sol intermédiaire offrant moins de résistance à l’érosion que les cultures fourragères.

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D

Dichlorodiphényl-trichloréthane (DDT) : Le DDT est un composé chimique chloré qui a été fabriqué en vue d’être utilisé comme insecticide à large spectre. Le DDT a été largement utilisé dans le monde. Il peut pénétrer dans l’environnement par dispersion atmosphérique, érosion du sol par le vent et l’eau, et adsorption aux particules des cours d’eau. Le DDT est très persistant dans l’environnement où il se concentre dans les poissons, les mollusques et les crustacés dont la consommation peut ainsi nuire à la santé humaine ou à la faune. Il est considéré cancérigène chez l’humain.

Demande biochimique en oxygène (DBO) : Unité de mesure de la pollution de l’eau définie par la quantité d’oxygène (mg/L) utilisée dans l’oxydation biochimique de la matière organique (végétale et animale) et de la matière inorganique (sulfures, sels ferreux, etc.) durant une période de temps et à une température donnés.

Déphosphatation chimique - déphosphoration : Procédé réduisant la quantité de phosphore dans les eaux usées, à l’aide de coagulants comme le chlorure ferrique et le sulfate d’aluminium. Au Québec, la déphosphatation est généralement effectuée sur une base saisonnière (du 15 mai au 15 octobre ou au 15 novembre, selon le milieu récepteur).

Drainage : Technique d’évacuation de l’eau retenue en excès dans le sol. Cette opération consiste à se débarrasser, par gravité ou pompage, des eaux superficielles ou souterraines en excès.

Dureté : Concentration de tous les cations métalliques, à l’exception des cations de métaux alcalins, présents dans l’eau. En général, la dureté est une mesure de la concentration des ions calcium et magnésium dans l’eau; elle s’exprime souvent en milligrammes de carbonate de calcium par litre d’eau.

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E

Eau brute d’approvisionnement : Eau de surface, destinée à l’approvisionnement en eau potable et n’ayant encore subi aucun traitement.

Eau de lixiviation - lixiviat : Solution contenant les éléments solubilisés ou entraînés par lessivage.

Eaux souterraines : Eaux contenues dans les fissures et les pores du sol, constituant les nappes aquifères. Ces eaux s’écoulent dans la zone de saturation du sol et servent à l’alimentation des sources et des puits.

Eaux de surface - eaux superficielles : Eaux stagnantes et courantes se retrouvant à la surface du sol, formant océans, mers, lacs, fleuves, rivières, ruisseaux, étangs, mares, etc. On les distingue des eaux souterraines et atmosphériques.

Écosystème - écosystème aquatique : Système écologique. Unité naturelle composée d’éléments vivants (biocénose) et non vivants (biotope) qui interagissent afin de former un système stable dans lequel on observe un échange cyclique de matières entre les éléments vivants et non vivants.

Effluent : En écologie, le terme « effluent » signifie tout liquide émanant d’un procédé industriel. En hydrologie, il est synonyme d’émissaire. Liquide sortant d’un bassin, d’un réservoir ou d’un émissaire, issu d’une opération de traitement, plus spécialement dans le cas des eaux usées.

Éléments nutritifs - nutriments - substances nutritives : Substance simple ou composée nécessaire au cycle vital des plantes et des animaux. En tant que polluant, il s'agit de tout élément ou composé, tel que le phosphore ou l’azote, qui stimule excessivement la croissance de substances organiques dans les écosystèmes aquatiques (p. ex. l’eutrophisation d’un lac).

Embouchure : Lieu où un cours d’eau se déverse dans la mer, un lac ou un autre cours d’eau dont il est tributaire.

Engrais azoté : Engrais de synthèse renfermant de l’azote sous forme nitrique ou ammoniacale.

Engrais phosphoré - engrais phosphaté : Engrais de synthèse riche en phosphore.

Engrais organique : Engrais d’origine animale (p. ex.: fumier).

Épandage - taux d’épandage : Opération qui consiste à épandre de manière régulière une substance ou un produit à la surface du sol (engrais, eau usée).

Érosion : Arrachement et transport d’éléments du sol par l’eau courante, les glaciers, le vent et les vagues.

Étiage : Niveau minimal d'un cours d'eau.

Eutrophisation : Long processus naturel rendant un écosystème aquatique, particulièrement un lac, de plus en plus riche en nutriments (azote et surtout phosphore) augmentant ainsi la biomasse végétale. L’enrichissement peut conduire, entre autre, à une modification des communautés animales, à un accroissement de la matière organique et même à un déficit en oxygène dissous dans l’hypolimnion. La vitesse de ce processus peut être grandement accélérée et ses effets perçus par des apports anthropiques trop élevés en phosphore. Le critère de qualité retenu afin d'assurer la protection des cours d’eau contre l’eutrophisation est de 0,030 mg/L de phosphore en rivière et de 0,020 mg/L en lac.

Exutoire : Ouverture ou passage par lequel s’écoule le débit sortant d’un réservoir ou d’un cours d’eau.

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F

Flux annuel : Quantité annuelle d’une substance charriée par une rivière à un point donné de son parcours.

G

H

Habitat - niche écologique : Cadre écologique auquel un organisme, une espèce, une population ou un groupe d’espèces sont adaptés. Milieu de vie normal d’une espèce, défini par l’ensemble des conditions physiques et géographiques qui le caractérisent.

Herbicides : Catégorie de pesticides destinée à détruire ou à réduire des plantes indésirables (herbe à la puce, herbe à poux, plantain).

Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : Classe de composés chimiques libérés dans l’environnement principalement à la suite de la combustion incomplète de carburants organiques (combustible fossile, bois, coke, etc.). Les HAP entrent également dans la composition du pétrole et de ses produits dérivés. Ces composés sont répandus dans l’environnement. Les HAP les plus préoccuppants sont ceux de masse moléculaire élevée. Ceux-ci sont persistants, peu solubles dans l’eau et tendent, dans l’air et l’eau, à se lier aux particules. Ils peuvent se concentrer dans les poissons, les mollusques et les crustacés dont la consommation peut ainsi nuire à la santé humaine ou à la faune. Plusieurs HAP sont considérés cancérigènes chez l’humain.

I

Indice de type déclassant

Tous les indices de qualité de l’eau fonctionnent un peu de la même façon. Ils impliquent l’analyse d’un certain nombre de substances puis, pour chacune de celles-ci, requièrent la transformation de la concentration mesurée en un sous-indice. Ces sous-indices sont alors combinés à l’aide d’une formule mathématique pour produire l’indice final. Dans le cas de l’indice de la qualité bactériologique et physico-chimique de l’eau (IQBP), la valeur de l’indice correspond au sous-indice le plus faible, soit celui associé à la substance la plus problématique. C’est cette façon de faire qui classe l’IQBP parmi les indices de type déclassant.

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M

Matières en suspension (MES) - matière particulaire : Petites particules de matière solide dans une eau, provenant de sources naturelles, d’effluents municipaux et industriels, du ruissellement des terres agricoles et des retombées de matières particulaires atmosphériques. Les matières en suspension font partie des critères d’appréciation de la qualité d’une eau. Elles peuvent être éliminées par décantation ou filtration.

Matière organique : Substance chimique d’origine animale ou végétale incluant la plupart des composés du carbone. Peut également être définie comme l’ensemble des produits d’origine biologique provenant des débris végétaux, des déjections et des cadavres d’animaux.

Médiane : Terme statistique. La médiane est la valeur de la variable qui se situe au centre d’une série statistique simple classée par ordre croissant. C’est une valeur qui sépare la distribution en deux groupes d’égale importance numérique. Ainsi, 50 % des éléments de l’échantillon ont une valeur inférieure à la médiane et 50 % une valeur supérieure.

Mercure : Le mercure (Hg) est un métal toxique qui se retrouve naturellement dans l’environnement sous forme de sulfure. Purifié, il se présente à l’état liquide à la température ambiante. Au contact des bactéries présentes dans le fond des lacs et des rivières, il peut se transformer en une substance appelée méthyl-mercure qui est facilement assimilable par les organismes aquatiques. Il peut ainsi se concentrer, entre autres, dans les poissons piscivores tels que le doré jaune, le grand brochet, etc., et éventuellement présenter un risque pour la santé humaine lorsque ces organismes sont consommés fréquemment.

Méthémoglobinémie du nouveau-né : Maladie causée par la méthémoglobine qui diminue le pouvoir d’oxygénation du sang chez les nouveau-nés.

Monoculture : Activité agricole intensive. Technique agricole de culture intensive d’une même espèce végétale, durant de longues périodes, sur le même sol. Peut entraîner un appauvrissement minéral et favoriser l’érosion.

Mousse aquatique : Mousse indigène, non contaminée, de l’espèce Fontinalis dalecarlica, utilisée comme bioindicateur, qui est implantée (à l’intérieur d’un grillage) dans un milieu afin d’être utilisée comme traceur de substances toxiques. Les mousses aquatiques retiennent les métaux, les BPC et les pesticides organochlorés.

N

Nitrites-nitrates : L’ion nitrate est la principale forme d’azote inorganique trouvée dans les eaux naturelles. L’ion nitrite s’oxyde facilement en ion nitrate et se retrouve ainsi rarement en concentration importante dans les eaux naturelles. Les principales sources de rejets de nitrates sont les effluents industriels et municipaux, le lessivage des engrais inorganiques azotés et organiques appliqués sur les terres agricoles. Les nitrates sont, avec les phosphates, les éléments principaux de l’eutrophisation des lacs et des eaux côtières. La présence de nitrites dans l’eau potable peut favoriser la méthémoglobinémie infantile.

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O

Ouvrage de surverse : Le terme « ouvrage de surverse », couramment utilisé, désigne un ouvrage d’interception des eaux usées ou pluviales. Cette installation est constituée de deux parties complémentaires. La première partie qualifiée d’ouvrage de contrôle permet aux eaux usées d’être dirigées, la majeure partie du temps, vers la station d’épuration. La deuxième partie constitue le trop-plein qui permet d’évacuer vers le milieu naturel l’excédent ou la totalité des eaux qui ne peuvent être dirigées vers la station d’épuration, sous certaines conditions particulières (urgence, fonte de neige, pluies abondantes ou inondation).

P

Panache (d’un émissaire) : Distribution de l’eau, à partir d’un point de rejet, dans une masse d’eau ayant des propriétés physiques et/ou chimiques différentes, avant que le brassage ne soit effectif.

Paramètres conventionnels - descripteurs conventionnels : Paramètres classiques (excluant les substances toxiques) utilisés afin de caractériser la composition physico-chimique et bactériologique de l’eau. Il s’agit de substances chimiques (azote, phosphore, carbone, etc.), de micro-organismes (coliformes fécaux) ou de caractéristiques physiques de l’eau (pH, conductivité, turbidité, etc.) qui, à l’état naturel, montrent des concentrations ou des niveaux acceptables, mais qui, sous l’influence de certaines activités humaines, peuvent atteindre des niveaux non tolérables.

Pesticides : Substances chimiques, biologiques ou d’origine naturelle destinées à prévenir, à détruire, à éloigner ou à réduire une population d’organismes considérés comme nuisibles.

pH : Valeur représentant l’acidité ou l’alcalinité d’une eau. L’échelle du pH est graduée de 0 à 14 : un pH de 7 indique une eau « neutre », alors qu’un pH inférieur à 7 indique une eau acide et un pH supérieur à 7, une eau alcaline ou basique. La connaissance du pH d’une eau est importante afin de déterminer la disponibilité des substances nutritives, la toxicité de plusieurs éléments et la perturbation du milieu aquatique. Les variations soudaines de pH doivent être évitées.

Phosphore - phosphore total : Élément nutritif, retrouvé dans les milieux naturels, indispensable à la croissance des organismes vivants et limitant celle du phytoplancton et des autres plantes aquatiques. Présent en trop grande quantité, le phosphore est toutefois responsable de l’eutrophisation des lacs et des eaux côtières. Le phosphore total est l’ensemble des molécules minérales et organiques de phosphore présentes en milieu aquatique. Le phosphore provient des effluents municipaux et industriels, du lessivage et du ruissellement des terres agricoles fertilisées.

Photosynthèse : Capacité qu’ont les végétaux et les algues de pouvoir utiliser l’énergie du soleil pour transformer de l’eau et du gaz carbonique en glucides (sucres). Ces derniers sont nécessaires à leur développement.

Plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) : Plan de fertilisation fondé sur un équilibre entre les besoins des cultures en éléments nutritifs, selon les grilles de référence en fertilisation du Conseil des productions végétales du Québec (CPVQ), et les apports du sol en fertilisants de toutes sortes.

Plancton : Ensemble des plantes (phytoplancton) et des animaux (zooplancton), normalement de taille microscopique, qui vivent en suspension dans les systèmes aquatiques et dont les déplacements sont déterminés par les courants.

Pollution agricole diffuse : Pollution de type organique par fertilisant, toxique ou microbienne, résultant des activités agricoles ne provenant pas d’une source précise (ponctuelle), mais de l’ensemble d’un territoire.

Pollution organique : Pollution causée par la décomposition de matières organiques d’origine humaine, animale ou industrielle. Ce processus entraîne une diminution de l’oxygène dissous dans l’eau et peut perturber grandement la vie aquatique, tout en étant à l’origine d’odeurs nauséabondes.

Pollution par les fertilisants : Cette pollution apparaît lorsque les nutriments (azote, phosphore) se retrouvent en trop grande quantité dans l'eau. Leur présence favorise la croissance excessive de plantes et d’algues qui nuisent aux organismes et aux activités aquatiques. Les rejets domestiques et les activités agricoles sont les principales sources de ce type de pollution.

Pollution microbienne : Pollution découlant de la présence dans l’eau de bactéries ou de virus, issus principalement de déjections humaines ou animales. Le milieu devient propice à la propagation de maladies, ce qui limite la pratique d’activités récréatives et oblige le traitement de l’eau destinée à la consommation.

Pollution résiduelle - urbaine - agricole - industrielle : Pollution qui subsiste après des efforts d’assainissement.

Pollution toxique : Pollution causée par les contaminants toxiques. Ceux-ci peuvent produire dans un organisme vivant une réaction indésirable entraînant des dommages structuraux ou fonctionnels graves et même la mort. Ces substances représentent un danger, qu’elles soient dans l’eau, les sédiments ou les organismes aquatiques. Elles peuvent avoir des effets immédiats ou latents, notamment lors de la consommation de poisson.

Pollution visuelle : Pollution se manifestant par la présence de couleur, de MES, de débris flottants et d’algues dans l’eau ou sur les rives. Cette pollution origine de plusieurs sources et constitue une nuisance pour les activités récréatives.

Pression de pollution : Approche « pression-état-réponse ». Cette approche repose sur la notion de causalité. Les activités humaines exercent sur l’environnement des pressions qui en modifient l’état. En réponse, la société réagit à ces changements par des politiques, des lois, des règlements et des programmes de réduction de la pollution.

Procédé d’assainissement des eaux usées municipales : Chaîne de traitements des eaux dont la complexité dépend du degré d’épuration jugé nécessaire ; on classe habituellement ces traitements de la façon suivante : traitement préliminaire : enlèvement ou désintégration des gros solides et des grosses particules des eaux d’égouts que peut comprendre l’élimination préalable de graisses et d’huile suivie d’une sédimentation, d’une préaération et d’une neutralisation; traitement primaire : traitement des eaux d’égouts qui ne comporte que des procédés mécaniques ou physiques (décantation), mais qui enlève d’importantes quantités de matières en suspension, mais très peu, sinon pas du tout, de matières colloïdales ou dissoutes; traitement secondaire : traitement des eaux d’égouts par des méthodes biologiques à la suite du traitement primaire par décantation; traitement tertiaire : après un traitement secondaire, procédé d’épuration destiné à enlever certaines matières qui n’ont pas été éliminées ni détruites, en particulier les nitrates ou les phosphates.

Programme d’aide à l’amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF) - Programme d’aide à l’investissement en agroenvironnement (PAIA) - programme Prime-Vert : Le PAAGF, lancé en 1988 conjointement par le ministère de l’Environnement et de la Faune et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, a permis d’établir des mesures directes de contrôle de la pollution agricole par le biais de construction de structures d’entreposage pour les fumiers et les lisiers, l’achat d’équipement d’épandage et des activités de promotion du bon usage des fumiers. En 1997, le MAPAQ lançait le PAIA dont les objectifs étaient de promouvoir la gestion efficace des fumiers notamment dans leurs utilisations agronomiques et environnementales, la conservation des sols et de l’eau, ainsi que l’amélioration et la diffusion des connaissances agroenvironnementales. Par la suite, le programme PAIA a été remplacé par le programme Prime-Vert qui avait pour objectif de promouvoir et de diffuser les bonnes pratiques agricoles, de soutenir les exploitations agricoles afin qu’elles puissent se conformer à la réglementation sur la réduction de la pollution d’origine agricole et de les aider dans l’adaptation de leur système de production menant à la conservation des ressources et à la protection de l’environnement. Le PAAGF, le PAIA et le Prime-Vert constituent des programmes importants visant l’amélioration de la gestion des fumiers et des lisiers en subventionnant la construction de structures d’entreposage et en permettant la mise sur pied d’organismes de gestion des fumiers dans les bassins des rivières L’Assomption, Chaudière et Yamaska.

Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ) - Programme d’assainissement des eaux usées municipales du Québec (PADEM) - Programme « Les eaux vives du Québec » : Programmes visant à munir les municipalités du Québec des infrastructures nécessaires au traitement des eaux usées municipales. Le PAEQ a été lancé en 1978 et a été remplacé depuis 1995, par le PADEM, qui a également été remplacé par le programme « Les eaux vives du Québec - volet II Eau Claire » en 1998.

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R

Rejets municipaux  - déversements municipaux : Eaux usées traitées ou non, d’origine domestique ou municipale.

Ruisseler - ruissellement : Portion des précipitations atmosphériques qui s’écoule rapidement à la surface du sol et est responsable, en partie, du lessivage de ce dernier.

S

Série de données chronologiques - série de données temporelles : Données ou série de données suivant un ordre chronologique (sur une base mensuelle ou annuelle), qui permettent d’observer la tendance à long terme et la variabilité saisonnière de la qualité de l’eau.

Solides dissous totaux (SDT) : Les SDT indiquent la quantité de substances dissoutes contenues dans une nappe d’eau. Ils modifient les propriétés physiques et chimiques des eaux. Les SDT proviennent des effluents municipaux et industriels ainsi que des retombées de matières particulaires atmosphériques.

T

Transparence de l’eau : La transparence de l’eau dépend de son degré de pureté (matières dissoutes ou en suspension). Elle se mesure à l’aide d’un disque blanc, dit de Secchi, qu’on immerge jusqu’à sa disparition en mesurant la profondeur. Le contraire de la transparence est la turbidité.

Toxicité chronique : Effet à long terme pouvant être relié à un changement dans la croissance, le métabolisme, la reproduction et la résistance aux maladies ou conduisant à la mort. Désigne souvent des effets qui se manifestent au cours d’une période au moins égale au dixième de la vie d’un organisme.

Turbidité : Condition plus ou moins trouble d’une eau causée par la présence de matières fines en suspension (limons, argiles, micro-organismes, etc.) et de colloïdes, gênant le passage de la lumière.

U

Unité animale (u.a.) : L’unité animale correspond au nombre d’animaux équivalant à un bovin adulte en ce qui concerne le rejet d’azote.

V

Valoriser : Utiliser judicieusement des déjections animales et des matières résiduelles fertilisantes comme sources d’éléments nutritifs, de matière organique ou d’amendement calcaire ou magnésien, pour nourrir les cultures ou améliorer les propriétés des sols agricoles ou de lieux dégradés.

Variable déclassante de l’IQBP : La variable déclassante est le descripteur physico-chimique qui produit la cote la plus faible parmi les descripteurs mesurés pour l’indice de la qualité bactériologique et physico-chimique.

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Références utilisées :

ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DES TECHNIQUES DE L’EAU, 1981. Dictionnaire de l’eau, Cahier de l’Office de la langue française, Gouvernement du Québec, Office de la langue française, 545 p.

BEAUDRY, J.-P., 1984. Traitement des eaux, Sainte-Foy, Les Éditions le Griffon d’argile inc., 231 p.

BOURBEAU, P., et P. QUIRION, 1996. Lexique des sciences biologiques, Éditions Brault et Bouthillier, 633 p.

CENTRE DE SANTÉ PUBLIQUE DE QUÉBEC, 1997. Synthèse de la contamination du poisson du fleuve Saint-Laurent et évaluation des risques à la santé, Santé et Environnement.

CONSEIL CANADIEN DES MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT, 1999. Recommandations canadiennes pour la qualité de l’environnement, Winnipeg, le Conseil.

CONSEIL CANADIEN DES MINISTRES DES RESSOURCES ET DE L’ENVIRONNEMENT, 1987. Recommandations pour la qualité des eaux au Canada, Winnipeg/Ottawa, Conseil.

CONSEIL INTERNATIONAL DE NORMALISATION, 1994. Dictionnaire de l’environnement : les termes normalisés, Édition AFNOR, 307 p.

FRANS, C., et E. LEMAIRE, 1975. Dictionnaire de l’environnement, Presse Marabout Université, 319 p.

GOSSELIN, B., H. BROW, J. HART, Y. LORANGE et R.G. COMEAU, 1996. Bilan de la déphosphatation chimique des eaux usées au Québec, Vecteur-Environnement, 29:33-42.

MCNEELY, R.N., V.P. NEIMANIS et L. DWYER, 1980. Références sur la qualité des eaux : guide des paramètres de la qualité des eaux, Québec, Direction générale des eaux intérieures, Direction de la qualité des eaux, Environnement Canada, 100 p.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, 1991. Le Réseau-rivières : un baromètre de la qualité de nos cours d’eau, Québec, Brochure d’information de la Direction de la qualité des cours d’eau,   6 p.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA FAUNE, 1996. Le bassin de la rivière Chaudière : l’état de l’écosystème aquatique, Québec, Direction des écosystèmes aquatiques, envirodoq no EN980022.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA FAUNE, 1998. Critères de qualité de l’eau de surface au Québec, Québec, Direction des écosystèmes aquatiques, 387 p.

PARENT, S., 1990. Dictionnaire des sciences de l’environnement, Édition Broquet, 748 p.

SAINT-JACQUES, N., 1998. Le bassin de la rivière Richelieu : les communautés ichtyologiques et l’intégrité biotique du milieu. dans ministère de l’Environnement et de la Faune (éd.), Le bassin versant de la rivière Richelieu : l’état de l’écosystème aquatique-1995, Québec, Direction des écosystèmes aquatiques, envirodoq no EN980604.

SAINT-JACQUES, N., et Y. RICHARD, 1998. Développement d’un indice de qualité de la bande riveraine : application à la rivière Chaudière et mise en relation avec l’intégrité biotique du milieu aquatique. dans ministère de l’Environnement et de la Faune (éd.), Le bassin de la rivière Chaudière : l’état de l’écosystème aquatique-1996, Québec, Direction des écosystèmes aquatiques, envirodoq no EN980022.

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