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Communiqué de presse

 

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Résultats de l’étude des sources de contamination : Le ministre Boisclair réclame des correctifs immédiats

Sherbrooke, le 29 mai 2002.  Le ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l'Environnement et à l'Eau, M. André Boisclair a rendu publics aujourd’hui les principaux résultats de l’étude des sources de contamination des poissons des lacs Magog, Lovering et Massawippi par des substances toxiques. Les résultats de ces travaux ont confirmé six sources de contamination, ce qui amène le ministre à exiger des mesures correctives immédiates en fonction de chacune des situations.

Lac Lovering

Les résultats des prélèvements effectués en 2001 démontrent que le lieu d’enfouissement constitue toujours une source active de contamination du lac Lovering, et ce malgré les correctifs apportés à ce jour. Par conséquent, le ministre exige que l’exploitant soumette au Ministère, d’ici le 30 juin 2002, un plan correctif comprenant un calendrier de réalisation des mesures correctives appropriées. Ce plan devra déterminer des mesures propres à éliminer les rejets provenant du LES de même qu’à réaliser une surveillance environnementale rigoureuse.

La Direction de la santé publique considère que les restrictions en vigueur quant à la consommation de poisson demeurent suffisantes. Quant à l’eau potable, les résultats d’échantillonnage récents révèlent que les concentrations de contaminants dans l’eau des résidences situées à proximité du LES sont largement inférieures aux recommandations les plus sévères relativement à l’eau potable.


Lac Massawippi


Trois sources diffuses de contamination du lac Massawippi ont été identifiées, soit un ancien dépotoir, le terrain d’un ancien récupérateur ainsi qu’une ancienne voie ferrée. Dans ces trois cas, le ministre a pris les dispositions suivantes 

  • En ce qui concerne l’ancien dépotoir, converti en étang artificiel derrière le bureau municipal d’Ayer’s Cliff, les autorités municipales ont déjà été saisies de la situation et de leur obligation d’entreprendre rapidement la restauration de ce site.
  • Dans le cas d’un ancien récupérateur déjà sous enquête, le Ministère déterminera, dès que les conclusions de cette enquête seront disponibles, les mesures nécessaires afin de corriger la situation.
  • Finalement, il appert que l’ancienne voie ferrée a également été une source de contamination de la rivière Tomifobia. Or, la transformation de celle-ci en piste cyclable, notamment par l’enlèvement des dormants, ayant déjà réduit de façon substantielle l’exposition aux substances toxiques des sols de l’emprise, aucune mesure corrective ne s’avère nécessaire.

Enfin, il est encourageant de constater que les teneurs en BPC, dioxines et furannes de la chair des touladis capturés en 2001 au lac Massawippi sont inférieures à celles des poissons capturés en 1997-1998.


Lac Magog

Les travaux réalisés par le Ministère ont permis d’identifier le ruisseau Rouge traversant la ville de Magog comme la principale voie de contamination des eaux du lac. Un récupérateur de ferraille et un poste électrique maintenant désaffecté sont les deux sources de cette contamination. Dans ces deux cas, la restauration des sites est exigée par le ministre.

Le ministre a désigné Mme Marlen Carter, sous-ministre adjointe aux opérations régionales, comme répondante des plans correctifs pour chacune des sources de contamination identifiées. Il a également demandé des compléments d’études afin de préciser notamment les sources de contamination du lac Lovering originant du ruisseau Campagna et du lac Massawippi provenant de la rivière Niger et d’un ruisseau communément appelé « Ancien pont couvert ».

Le Ministère continuera de faire rapport régulièrement sur les gestes posés afin d’enrayer les sources de contamination que l’étude du Ministère a permis de confirmer.

« Les sources de contamination sont désormais connues, il est temps de passer à l’action », a conclu le ministre Boisclair, qui entend travailler avec le comité de travail formé de citoyens, de représentants d’associations de riverains, de la Direction régionale de la santé publique et d’instances politiques, jusqu’au règlement final du dossier.

SOURCE :

Jean-Louis Laplante
Attaché de presse
Cabinet du ministre d’État à
l’Environnement et à l’Eau
(418) 521-3911

INFORMATION :

Émile Griéco, directeur régional p.i.
Direction régionale de l’Estrie
(819) 820-3882, poste 246

 

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