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Communiqué de presse

 

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L’utilisation et la vente des pesticides en milieu urbain : de nouvelles règles plus sévères

Grand-Métis, le 8 juillet 2002 – Le ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau, M. André Boisclair, a présenté aujourd’hui, aux Jardins des Métis, le projet de Code de gestion des pesticides et les nouvelles mesures qui régiront progressivement l’utilisation et la vente en milieu urbain, en expliquant qu’il faut utiliser prudemment ces produits afin de protéger tant la santé des Québécoises et des Québécois que celle de l’environnement.

Rappelons que ce projet découle des recommandations contenues dans le rapport du Groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain, déposé en mars 2002, et dont le mandat était d’identifier des avenues de solutions qui permettraient aux Québécoises et aux Québécoises de réduire leur dépendance à l’égard de ces produits notamment utilisés pour l’entretien des espaces verts. Pas moins de quarante-cinq mémoires ont été déposés lors des consultations. Le Groupe de réflexion sur les pesticides, auquel a collaboré le directeur des Jardins de Métis, M. Alexander Reford, confirmait la nécessité d’un virage environnemental, dans un souci de protection de la santé publique.

« Au-delà de la qualité de l’environnement et des principes de saine gestion, c’est la protection de la santé qui l’emporte. Cette réglementation avant-gardiste permettra de faire en sorte que les Québécoises et les Québécois puissent disposer de moyens adéquats et de la meilleure information possible afin de diminuer leur exposition aux pesticides. La prudence la plus élémentaire s’impose d’autant plus que ce sont les enfants qui sont les plus vulnérables », a déclaré le ministre Boisclair.

Une utilisation plus restreinte et plus sécuritaire

D’abord, il sera désormais interdit d’appliquer, et ce, dès l’entrée en vigueur du code de gestion, les pesticides les plus nocifs pour la santé sur les pelouses des espaces verts publics, parapublics et municipaux. Cette interdiction s’étendra, de plus, d’ici trois ans, à l’ensemble des espaces verts privés et commerciaux.

Également, il sera interdit d’appliquer dès maintenant la quasi-totalité des pesticides à l’intérieur et à l’extérieur des centres de la petite enfance, ainsi que des écoles primaires et secondaires. Dans les deux cas, des règles particulières régiront l’application des pesticides dont l’utilisation demeurera autorisée.

Par ailleurs, le respect de distances d’éloignement des plans d’eau, cours d’eau et de toute prise d’eau sera exigé lors de l’application de pesticides. À cela s’ajouteront des distances d’éloignement des zones d’activités humaines dans les cas de dérive importante, notamment d’épandage aérien, et pour l’utilisation de pesticides dans les couloirs routiers, ferroviaires ou d’énergie.

Comme autre mesure, les entreprises en services d’entretien des espaces verts ne pourront plus appliquer des mélanges de pesticides et de fertilisants. Ces produits génèrent une utilisation non seulement abusive, mais bien souvent non requise de pesticides.

Enfin, il y aura obligation pour les terrains de golf de présenter au ministère de l’Environnement un plan triennal de réduction des pesticides, soit trois ans après l’entrée en vigueur du Code de gestion des pesticides.

Un processus de vente mieux encadré

Une des principales mesures vise à interdire, d’ici un an, la vente des mélanges fertilisants-pesticides et des emballages mixtes, tels que des herbicides et des insecticides.

Aussi, dans deux ans, l’accès direct aux produits d’usage domestique les plus nocifs sera interdit au public. Ces produits devront être tenus dans des étalages appropriés. Des préposés formés devront être au service de la clientèle pour la conseiller et lui fournir des instructions d’usage et de manipulation sécuritaire.

De plus, dans trois ans, la vente de certains pesticides d’usage domestique pour l’entretien des espaces verts sera interdite au Québec.

Pour le ministre Boisclair, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale qui comprend, entre autres, la sensibilisation du public aux dangers que présentent les pesticides chimiques et à l’efficacité des méthodes alternatives à ces produits.

« Je considère que la santé est plus fondamentale qu’une pelouse parfaite. J’invite donc les Québécoises et les Québécois à ne plus recourir aux pesticides et, s’ils doivent les utiliser, à s’assurer que cet usage se fasse dans le respect de la santé et de l’environnement », a conclu le ministre Boisclair.

Les personnes et les organismes intéressés sont invités, d’ici le 3 septembre 2002, à présenter leur opinion ou leurs suggestions en s’adressant par écrit au ministre de l’Environnement. Le texte du projet de Code de gestion des pesticides est disponible dans le site Internet du ministère de l’Environnement à l’adresse suivante : www.menv.gouv.qc.ca .

On trouvera, dans l’annexe 1, la liste des ingrédients actifs qui seront interdits pour l’entretien des espaces verts et, dans l’annexe 2, celle des ingrédients actifs qui seront permis à l’intérieur et à l’extérieur des centres de la petite enfance et des écoles primaires et secondaires.

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SOURCES :

Marie-Johanne Nadeau
Directrice de cabinet
Cabinet du ministre d'État aux
Affaires municipales et à la Métropole,
à l’Environnement et à l'Eau
Tél. : (418) 521-3911
Louise Barrette
Conseillère en communication
Direction des communications
Tél. : (418) 521-3823, poste 4163

Patrick Septembre
Conseiller en communication
Direction des communications
Tél. : (418) 521-3823, poste 4173

 

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