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Communiqué de presse

 

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Gaz de schiste - Le Parti Québécois induit la population en erreur

Québec, le 25 octobre 2011 – À la suite de la diffusion d’un communiqué de presse du Parti Québécois au sujet des gaz de schiste hier, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, souhaite rétablir certains faits.

En premier lieu, le Parti Québécois prétend que le Québec est dans une phase de développement des gaz de schiste. Le 31 août 2010, le gouvernement a confié un mandat d’enquête et d’audiences publiques au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le BAPE a produit un rapport d’une grande rigueur, qui a été rendu public le 8 mars 2011, et dont la recommandation principale consiste à mettre en place une évaluation environnementale stratégique (ÉES) pour développer les connaissances scientifiques. Le gouvernement a accueilli favorablement le rapport et y a donné suite sans délai en mandatant un comité indépendant de mener une ÉES. Le Québec n’est donc pas dans une phase de développement, mais plutôt dans une phase d’acquisition de connaissances scientifiques.

Deuxièmement, le PQ prétend que la santé et la sécurité des citoyens sont menacées. En octobre 2010, un programme spécial d’inspection systématique des puits de gaz de schiste a été instauré. Le gouvernement ne fera aucun compromis sur la santé et la sécurité des citoyens et sur le respect de l’environnement. À ce jour, les inspecteurs du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs ont déjà mené 167 inspections sur les 31 puits de gaz de schiste. Ils sont présents sur le terrain et travaillent en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Lorsqu’une situation pose un risque ou requiert une intervention, le Ministère agit sans délai.

Troisièmement, le PQ affirme qu’il y a un déséquilibre dans la composition du comité et qu’il y a absence de consultation dans le processus de l’ÉES. « Il faut recommencer le travail et revenir aux recommandations du BAPE », s’exclame Scott Mckay.

Pourtant, les recommandations du BAPE ont été suivies à la lettre à la fois pour la mise en place de l’ÉES, pour l’adoption de mesures transitoires rigoureuses, pour la formation du comité d’experts ainsi que pour le mandat qui leur a été confié. En ce qui concerne le comité, le gouvernement est même allé au-delà de la recommandation initiale en ajoutant deux membres en provenance de la société civile ainsi qu’un membre en provenance du milieu environnemental.

De plus, si le député de l’Assomption s’était informé, il aurait constaté que, traditionnellement, les évaluations environnementales stratégiques comportent une phase consultative et que l’ÉES en cours ne fait pas exception. Il aurait également remarqué qu’il est écrit de façon explicite dans le mandat du comité que ces derniers pourront procéder à des consultations publiques selon la forme qui leur convient.

« Les députés du PQ tirent dans tous les sens sans vérifier ce qu’ils avancent. Le Parti Québécois a un devoir de rigueur envers la population. C’est décevant venant de la part de l’opposition officielle », a déclaré le ministre Arcand.

« D’ailleurs, le PQ dit une chose et son contraire depuis le début dans ce dossier », a ajouté le ministre.

En effet, le programme du PQ adopté lors du XVIe congrès national en avril 2011 propose qu’un gouvernement souverainiste « […] prendra tous les moyens politiques et juridiques pour ouvrir la voie à l’exploration sécuritaire des réserves potentielles de pétrole ou de gaz naturel dans le golfe du Saint-Laurent », et « […] prendra, si un ou des gisements d’hydrocarbures sont découverts, une participation dans les entreprises de production ».

Le 2 octobre 2011, Sylvain Gaudreault faisait savoir que l’idée proposée par l’Association pétrolière et gazière du Québec de voir l’État investir dans le gaz de schiste méritait d’être examinée. Pourtant, le lendemain, Martine Ouellet déclarait qu’« investir dans le gaz de schiste est une aberration », contredisant ainsi à la fois son collègue et le programme du PQ.

Hier encore, les députés Martine Ouellet, Scott Mckay et Yves-François Blanchet participaient à une manifestation contre les gaz de schiste.

Quant à leur chef, Pauline Marois, elle a proposé une participation publique dans la filière des gaz de schiste au cours d’une entrevue parue dans le journal Le Soleil le 5 février 2011 puis participé à une manifestation contre les gaz de schiste le 18 juin dernier à Montréal.

« En ce qui concerne les gaz de schiste, notre position est claire. Nous sommes dans une phase de développement des connaissances scientifiques, et si cela ne peut pas se faire correctement, il n’y en aura pas du tout. Par contre, les citoyens sont en droit de s’attendre à plus de sérieux de la part de l’opposition officielle », a conclu le ministre.

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SOURCE :

Sarah Shirley
Attachée de presse
Cabinet du ministre du Développement durable,
de l'Environnement et des Parcs
Tél. : 418 521-3911

 

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