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Communiqué de presse

 

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Le Conseil des gouverneurs des Grands Lacs : un partenariat économique et environnemental gagnant pour le Québec

MACKINAC ISLAND, MICHIGAN, le 2 juin 2013 - C'est au terme de trois jours de rencontres qu'a pris fin aujourd'hui le Sommet régional des gouvernements membres du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, qui s'est tenu à Mackinac Island, au Michigan. Représentant le gouvernement du Québec, le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, M. Yves-François Blanchet, s'est réjoui des décisions prises dans plusieurs dossiers relatifs à la gestion de l'eau, au contrôle des espèces exotiques envahissantes, au transport maritime et au développement de l'espace économique de la région des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.

L'espace économique représenté par les huit États américains riverains des Grands Lacs, l'Ontario et le Québec constitue un marché commun de plus de 100 millions d'habitants et correspond à la quatrième économie à l'échelle mondiale. Les Grands Lacs et le Saint-Laurent forment également un écosystème unique qui contient près de 20 % des réserves d'eau douce de la planète. Cette réalité explique le fort consensus parmi les participants quant à leur engagement envers le développement durable comme moteur de croissance économique.

« Nous partageons avec nos voisins américains non seulement une géographie, mais aussi une histoire, et surtout, un avenir. Notre participation à des forums comme celui-ci a une grande valeur, car elle favorise le consensus sur des solutions et des actions régionales face à des enjeux communs. Porte d'entrée maritime des Grands Lacs, le Québec est membre associé du Conseil des Gouverneurs des Grands Lacs depuis 1997 et est un partenaire majeur qui a fait avancer beaucoup de dossiers d'importance depuis son adhésion », a déclaré le ministre.

Les enjeux liés à l'économie et à l'environnement étaient au cœur des échanges. À l'issue des travaux, les gouvernements de la région ont adopté plusieurs résolutions.

L'initiative maritime

La voie maritime des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent génère plus de 227 000 emplois au Canada et aux États-Unis ainsi que des revenus de 34,6 milliards de dollars. Elle constitue un lien exceptionnel, auquel s'est greffé au fil des ans un dense réseau de liaisons ferroviaires et routières. Afin d'améliorer le système maritime des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, les gouverneurs et les premières ministres se sont notamment engagés à lancer une initiative régionale de collaboration et à former un groupe de travail afin d'en assurer la mise en oeuvre.

Développement économique

En matière de développement économique, les gouverneurs et les premières ministres ont également convenu de l'importance d'établir des règles communes afin que les projets financés par le gouvernement fédéral américain reconnaissent la nature intégrée des économies canadienne et américaine. Ils ont convenu de travailler ensemble afin de faciliter sur une base réciproque l'accès aux marchés publics. La résolution adoptée en ce sens constitue une première pour la région : elle aura un impact positif sur la compétitivité globale de nos chaînes de valeur et pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises québécoises. Enfin, elle outillera les gouvernements de la région dans leur recherche de solutions en matière de réfection et de financement d'infrastructures.

Espèces aquatiques exotiques envahissantes (EAEE)

En matière d'environnement, soulignons que le dossier des espèces aquatiques envahissantes - un enjeu majeur dans la région - fait désormais l'objet d'un consensus régional mobilisateur. Les participants ont convenu de l'importance de prévenir l'introduction de nouvelles espèces dans le bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent et de limiter la propagation de celles déjà établies afin de protéger l'environnement, l'économie et la société.

Dans le cadre du Sommet, les gouverneurs et les premières ministres ont rendu publique la liste des espèces les plus indésirables, parmi lesquelles figurent notamment les carpes asiatiques. Notons qu'une centaine d'espèces aquatiques exotiques sont déjà présentes dans le fleuve Saint-Laurent, comparativement à plus de 180 dans les Grands Lacs.

Pour le Québec, l'établissement de réseaux de détection et de suivi communs est essentiel. « Sans le partage de l'information et de l'expertise entre les provinces et les États des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, nous n'arriverons pas à endiguer ce problème très préoccupant. Les espèces aquatiques exotiques envahissantes sont parfois des prédateurs féroces des espèces indigènes, causent souvent des dommages irréversibles aux écosystèmes et à la biodiversité en plus de nuire à l'économie, notamment à la pêche sportive. Je suis très heureux que les chefs de gouvernements aient convenu unanimement d'actions concrètes pour combattre et prévenir ce fléau », a déclaré le ministre Blanchet.

Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent

Le ministre a également participé à la rencontre des gouverneurs et des premières ministres membres du Conseil régional des ressources en eau des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, qui assure la gestion de l'Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. Rappelons que cette entente historique reconnaît que les eaux du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent sont interconnectées et qu'elles nécessitent une étroite collaboration entre les États et les provinces afin de protéger cette précieuse ressource collective. Le ministre a fait état des actions réalisées par le Québec à l'égard de la mise en œuvre de l'Entente. Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, qui vise à instaurer un nouveau régime d'autorisation des prélèvements d'eau au Québec, fait présentement l'objet d'une consultation publique. Son adoption viendra compléter les obligations règlementaires du Québec à l'égard de l'Entente.

Rencontres politiques

Une telle rencontre permet au Québec d'avoir accès à plusieurs interlocuteurs de haut niveau. Ainsi, le ministre a pu s'entretenir avec la première ministre de l'Ontario, Mme Kathleen Wynne, et avec 4 gouverneurs, soit M. Pat Quinn de l'Illinois, M. Mike Pence de l'Indiana, M. Rick Snyder du Michigan et M. Scott Walker du Wisconsin. Le ministre a également rencontré des décideurs des gouvernements de l'État de New York, de la Pennsylvanie, du Minnesota, ainsi que le lieutenant-gouverneur de l'Ohio, Mme Mary Taylor.

« Un sommet comme celui de Mackinac Island est une occasion privilégiée de resserrer les liens entre les États partenaires avec qui nous partageons de nombreux dossiers sectoriels prioritaires. Nous avons fait des avancées significatives sur les plans économique et environnemental, ce qui aura un impact significatif et concret sur le fleuve St-Laurent et les populations riveraines. Je suis également très heureux des échanges cordiaux que j'ai eus avec les dirigeants de plusieurs États américains, avec qui j'ai discuté de l'allègement des contraintes réglementaires au commerce et du développement du marché du carbone », a conclu le ministre.

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SOURCE :

Catherine Salvail
Attachée de presse
Cabinet du ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Tél. : 418 521-3911

INFORMATION :

Relations médias
Ministère du Développement durable,
de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
Tél. : 418 521-3991

 

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