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Communiqué de presse

 

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Le ministre Boisclair demande à Niocan de fournir des informations supplémentaires


Rapport d’enquête
du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement :

Le ministre Boisclair demande à Niocan de fournir des informations supplémentaires

Québec, le 28 octobre 2002  —  À la suite de la publication aujourd’hui, par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), du rapport d’enquête sur les effets potentiels, sur l’environnement et sur la santé publique, de la radioactivité résultant de l’exploitation d’une mine et d’une usine de niobium par Niocan à Oka, le ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau, monsieur André Boisclair, demande à Niocan de fournir des informations supplémentaires sur un certain nombre de questions.

Les rejets d’eau contenant des substances radioactives

Le ministre demande à Niocan de présenter un programme de suivi des effluents qui permettra d’assurer la protection du milieu récepteur. Comme le suggère le BAPE, l’uranium est l’un des paramètres qui devra être analysé dans le cadre de ce programme. Niocan devra également documenter la qualité actuelle de l’eau et des sédiments des cours d’eau récepteurs en vue d’en effectuer le suivi après la mise en exploitation de la mine.

L’enfouissement des scories et des résidus dans la mine

Le ministre exige d’autres analyses de l’activité des scories, des résidus et de leur lixiviat à la lumière des recommandations du rapport d’enquête du BAPE qui juge que peu d’échantillonnages ont été faits par Niocan pour soutenir ses affirmations concernant les risques associés à l’enfouissement des scories et des résidus dans la mine.

L’entreposage des résidus miniers dans un parc à résidus

Niocan devra élaborer un plan d’intervention pour faire face à un éventuel bris de conduites de transport, la compagnie prévoyant acheminer les résidus par pipeline entre l’usine et le parc à résidus. Cette méthode de transport vise à réduire l’émission de particules radioactives dans l’air. Les mesures de gestion proposées par Niocan pour la disposition des résidus, telle que l’arrosage et la mise en végétation progressive, vise à prévenir l’émission de particules radioactives.

L’émission de poussières radioactives par l’usine

Pour répondre aux normes du Ministère, Niocan devra installer des équipements de dépoussiérage qui réduiront les quantités de poussières potentiellement radioactives émises par les cheminées des différents bâtiments de l’usine.

L’augmentation possible de l’infiltration du radon à l’intérieur des résidences

Le ministère de l’Environnement, avec la collaboration de la Direction de la santé publique, précisera les exigences du suivi, par Niocan, de la concentration du radon dans certaines résidences situées à proximité de la mine.

De l’avis du BAPE, le suivi proposé est approprié et il estime improbable que la concentration de radon dans l’air de ces résidences soit modifiée de façon mesurable par les impacts des activités de dynamitage de la mine .

Rappelons qu’en 1999, le gouvernement a décidé de mettre en place un programme d’aide financière, géré par la Société d’habitation du Québec, pour les propriétaires de maisons exposées au radon pour l’installation de système de dépressurisation du sol (SDS), technologie expérimentée avec succès aux États-Unis et adaptée aux conditions particulières du Québec. La Société procède actuellement à la bonification du programme et une campagne de sensibilisation auprès de la population est également prévue.

Le ministre doit s’assurer, dans le cadre de l’analyse de ce projet, qui s’effectue en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.Q.E.), que Niocan fournisse toute étude supplémentaire dont il estime avoir besoin pour connaître l’impact environnemental du projet et pour juger de son acceptabilité. Rappelons que le ministre a d’ailleurs déjà exigé des études portant notamment sur l’aspect hydrogéologique, le bruit, et le milieu récepteur.

Toutes ces exigences s’inscrivent dans le cadre d’une analyse rigoureuse effectuée par les équipes d’experts du ministère et de la Direction de la santé publique. « Je rendrai une décision positive sur la demande de certificat d’autorisation déposée par Niocan seulement lorsque j’aurai obtenu la certitude que la protection de l’environnement et la santé publique sont assurées », a déclaré le ministre. « De plus, les citoyennes et les citoyens de la région peuvent compter sur moi pour soutenir la formation d’un comité de vigilance qui transmettra à la population toute l’information sur les contrôles, les suivis et les mesures de précaution mis en place », a-t-il conclu.

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SOURCES :

Jean-Louis Laplante
Attaché de presse
Cabinet du ministre d'État aux
Affaires municipales et à la Métropole,
à l’Environnement et à l'Eau
Tél. : (418) 521-3911
Lucie Tétreault
Responsable des communications
Direction régionale des Laurentides
Tél. : (450) 623-7811, poste 226

 

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