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Communiqué de presse

 

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Lac-Mégantic - Le ministre Blanchet précise la portée des analyses de Greenpeace

Québec, le 6 novembre 2013 – Le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, M. Yves-François Blanchet, remercie Greenpeace et Daniel Greene pour leur contribution à la cueillette de données réalisée à la suite du drame de Lac-Mégantic, et y apporte un complément d’information.

« Depuis le terrible événement, j’accueille avec rigueur toutes les informations et données qui nous sont offertes. Avec pour seules considérations la santé et la sécurité des riverains et la restauration des écosystèmes touchés, nous partageons l’avis des commanditaires de cette nouvelle étude qui ne révèle aucune menace significative pour les citoyens de Lac-Mégantic et pour les riverains de la rivière Chaudière. Nous solliciterons donc la collaboration des scientifiques engagés par Greenpeace et Daniel Greene pour que les données soient remises au MDDEFP, que la méthodologie de leur cueillette soit validée et, le cas échéant, pour que nos gens les prennent en considération dans la suite des travaux de décontamination. Ces données s’ajouteront aux quelque 600 autres prélèvements effectués par le Ministère dans le lac Mégantic et la rivière Chaudière. Dès que les rapports seront achevés, nous les rendrons publics, comme nous le faisons depuis plusieurs mois », a fait savoir le ministre Blanchet.

Les premières informations fournies appellent toutefois certains commentaires.

Concentrations d’arsenic

Selon les premières vérifications, l’étude relève des teneurs élevées en arsenic dans les échantillons prélevés. Or, il a été scientifiquement établi que les wagons qui ont déversé leur contenu le 6 juillet dernier n’en contenaient pas. La présence d’arsenic est davantage attribuable à la géologie propre aux sols des régions de la Chaudière-Appalaches et de l’Estrie qu’au déversement. Toute démonstration contraire sera prise en considération.

De même, Greenpeace et Daniel Greene suggèrent que les wagons contenaient du pétrole extrait du schiste dans le Dakota du Nord, ce qui aurait causé l'écoulement de produits chimiques dans l’environnement lors de l’accident. Rien dans leur étude ni dans les résultats du Ministère ne supporte cette hypothèse. Toute démonstration à l’effet contraire sera prise en considération.

État de la rivière Chaudière

En ce qui a trait à la contamination de la rivière Chaudière, le Ministère constate que le résultat des prélèvements effectués par Greenpeace et Daniel Greene confirme ses propres données et résultats. C’est pour cette raison que d’importants travaux de décontamination ont été entrepris depuis les événements. Au total, environ 40 kilomètres de rives ont été nettoyées jusqu’à maintenant dans les zones moyennement à fortement contaminées. Les résultats sont encourageants et démontrent un abaissement significatif de la contamination. Toutefois, une contamination résiduelle subsiste à certains endroits. Tant que des interventions seront nécessaires et justifiées scientifiquement, des actions seront mises en œuvre. Le ministre Blanchet l’a d’ailleurs répété à de nombreuses reprises : « Ça ne sera jamais comme si rien ne s’était passé. Il y aura des traces peut-être mineures, mais durables. » Le Ministère est toutefois certain que la santé des riverains n’est pas en jeu et il a exigé le maintien de sources d’approvisionnement alternatives pour les villes de Saint-Georges, Sainte-Marie et Lévis. Quant aux impacts sur la flore et la faune, ils demeurent peu significatifs.

Le Ministère a adopté une méthode manuelle de nettoyage dans la rivière Chaudière plutôt qu’une approche de dragage afin d’éviter de causer des torts irrémédiables à cet écosystème. Les scientifiques indépendants sont tous d’avis que les travaux de dragage sont susceptibles de créer des impacts plus grands sur le milieu que la contamination résiduelle elle-même. Il est donc impératif d’user de prudence dans le choix des méthodes de nettoyage. Plus de 600 échantillons de sédiments ont été prélevés à des fins d’analyse chimique pour évaluer l’efficacité des opérations déjà réalisées. Les résultats de ces analyses seront rendus publics.

Comme le Ministère l’a annoncé cet été, les travaux de nettoyage de la rivière Chaudière se sont poursuivis durant la plus longue période possible en tenant compte des conditions climatiques et des risques associés à la santé et à la sécurité des travailleurs. La qualité de l’eau potable aux prises d’eau de la rivière Chaudière situées dans les secteurs de Lévis, Saint-Georges et Sainte-Marie demeure sécuritaire. Le protocole de suivi et les mesures mises en œuvre en collaboration avec l’Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches, l’Institut national de santé publique du Québec, le ministère de la Sécurité publique et les villes concernées garantissent un approvisionnement en eau potable de qualité. Les citoyens ne courent aucun risque.

Caractérisation des sédiments

Des échantillons de sédiments ont été prélevés par Greenpeace et Daniel Greene dans un secteur reconnu pour son niveau de contamination élevé. Le secteur en question a été nettoyé à trois reprises, et le dernier traitement a été réalisé au cours de la semaine du 28 octobre au 1er novembre. Les échantillons des deux organismes ne sont donc plus représentatifs de la situation actuelle. Le Ministère avait malheureusement dû relever une lacune méthodologique aussi lors de l’intervention précédente des mêmes organisations.

Par ailleurs, une attention particulière sera accordée aux risques de contamination potentielle des zones inondables lors des périodes de crues, bien que le risque demeure très faible. Le Ministère continue de faire un suivi rigoureux de la situation et se base sur les plus hauts standards scientifiques pour orienter ses actions. « Les enjeux révélés par les travaux de décontamination nécessaires à la suite de la catastrophe sont très nombreux. Le gouvernement a déployé, et continue de le faire, tous les moyens nécessaires pour assurer la meilleure gestion possible de la situation, a indiqué le ministre Blanchet. Par contre, il est peu probable que les crues favorisent le dépôt de contaminants en concentrations élevées sur les terres cultivées. Ce n’est pas un risque significatif. »

Le ministre Blanchet a conclu en saluant la participation des organisations de la société civile et des citoyens à l’effort de collecte de données, qui doit demeurer une préoccupation constante. « Je préfère de loin avoir des données qui pourraient ne pas être retenues que de manquer des données nécessaires. À ce titre, la contribution de Greenpeace et de Daniel Greene est salutaire. Il convient toutefois de ne pas utiliser, même sans en avoir l’intention, la peur légitime des citoyens pour obtenir une plus grande diffusion, et de transmettre les données au MDDEFP dans un esprit de collaboration que j’appelle de tous mes vœux pour le plus grand bien des populations éprouvées. »

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SOURCE :

Catherine Salvail
Attachée de presse
Cabinet du ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune
et des Parcs
Tél. : 418 521-3911

INFORMATION :

Relations avec les médias
Ministère du Développement durable,
de l’Environnement, de la Faune
et des Parcs
Tél. : 418 521-3991

 

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