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Communiqué de presse

 

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Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques :
Le Québec suscite un grand intérêt à Varsovie

Québec, le 22 novembre 2013 – Au terme d’une mission à Varsovie, où se tenait du 11 au 22 novembre la 19e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CdP19), le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, M. Yves-François Blanchet se désole du peu de progrès réalisés dans le cadre des négociations compte tenu de l’importance des enjeux et de la nécessité d’agir rapidement.

En revanche, le ministre dresse un bilan fort positif de la participation de la délégation québécoise, qui aura permis de faire valoir le rôle de chef de file du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques. Le marché du carbone québécois et sa liaison avec celui de la Californie ont notamment suscité beaucoup d’intérêt au sein de la communauté internationale.

Le ministre a participé à divers panels, prononcé plusieurs allocutions et mené de nombreuses rencontres bilatérales lors de la CdP19. Il y a présenté les initiatives novatrices mises en place par le Québec pour contribuer à l’effort mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation aux impacts des changements climatiques, notamment la stratégie d’électrification des transports annoncée récemment par la première ministre.

Le ministre a prononcé l’allocution d’ouverture lors d’un événement organisé par l’International Carbon Action Partnership (ICAP) qui regroupait des représentants de gouvernements et des experts afin de discuter de l’évolution des marchés du carbone mis en place à travers le monde. Le ministre y a présenté le système québécois et expliqué les étapes qui ont mené à sa liaison avec celui de la Californie. Cette dernière conduira, à compter du 1er janvier 2014, à la création du plus grand marché du carbone transfrontalier sur notre continent. « Le cadre canadien impose des limites difficilement acceptables pour le Québec qui est reconnu comme un leader en environnement. Il nous faut parler de notre propre voix, présenter nos propres propositions, et établir une crédibilité qui nous distingue et nous servira au moment où nous nous assoirons à titre de pays à la table des nations », a expliqué Yves-François Blanchet.

Le Québec a ainsi pu être au centre des discussions menées par des organismes et réseaux internationaux importants, dont The Climate Group, NRG4SD, The Climate Action Reserve et l’International Emissions Trading Association, qui favorisent le développement des marchés du carbone. Il a ainsi pu échanger directement avec les ministres de l’environnement entre autres de l’Écosse, M. Paul Wheelhouse, de la Catalogne, M. Josep Eneric Llebot, du Pays de Galles, M. Alun Davies, du land allemand la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, M. Johannes Remmel,du Canada, Mme Leona Aglukkak, et bien sûr de la Californie, M. Matt Rodriquez.

« Au terme des discussions, j’ai pu constater que les mécanismes de marché sont de plus en plus considérés comme un outil parmi les plus efficaces pour lutter contre les changements climatiques et déployer un financement adéquat pour les mesures de réduction des émissions de GES et d’adaptation aux impacts des changements climatiques. Les tribunes auxquelles j’ai eu la chance de participer m’ont permis de faire valoir l’importance de reconnaître et d’inclure les marchés du carbone régionaux, comme celui de la Western Climate Initiative, dans le prochain régime climatique international qui devrait être conclu en 2015, à Paris », a exposé le ministre.

Le ministre a également représenté le Québec lors de la concertation ministérielle francophone organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie et animée par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable. Cet institut, dont le secrétariat est basé à Québec, est reconnu par les milieux scientifiques internationaux impliqués dans les questions environnementales et énergétiques. Le ministre a notamment rappelé l’importance de ces concertations francophones dans le contexte de l’élaboration d’un nouvel accord multilatéral sur les changements climatiques.

« Nous sommes venus à Varsovie parce que nous avions une proposition, un exemple à offrir à la communauté internationale et nous y sommes arrivés avec un succès salué de toutes parts. Nous y sommes aussi venus nous assurer que la voix du Québec à Varsovie serait celle de l’innovation et de l’engagement, et pas celle du Canada qui est largement dénoncée », a conclu le ministre.

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SOURCE :

Catherine Salvail
Cabinet du ministre
du Développement durable,
de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Tél. : 418 521-3911

INFORMATION :

Relations médias
Ministère du Développement durable,
de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
Tél. : 418 521-3991

 

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