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Communiqué de presse

 

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Stratégie québécoise sur les aires protégées :
Les citoyennes et les citoyens auront à se prononcer sur le plan de conservation de l’Ashuapmushuan

Québec, le 12 février 2003 – Le ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau, M. André Boisclair, a annoncé que le gouvernement assurera la protection d’une autre grande rivière patrimoniale, soit l’Ashuapmushuan, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui devient, en vertu de la nouvelle Loi sur la conservation du patrimoine naturel, la deuxième réserve aquatique du Québec.

« Avec la protection de l’Ashuapmushuan, réputée pour sa beauté sauvage et pour les nombreux efforts de protection entrepris par les citoyennes et les citoyens de la région, nous écrivons ensemble une autre page importante de la sauvegarde du patrimoine naturel du Québec », a déclaré le ministre Boisclair.

Situé au nord-est du lac Saint-Jean, à environ 90 kilomètres de Saint-Félicien, le territoire retenu pour cette réserve aquatique couvre une superficie de 276,6 kilomètres carrés. Il consiste en un corridor, d’une largeur variant de 660 mètres à 6 kilomètres, qui englobe le lit majeur de la rivière Ashapmushuan et les versants de sa vallée, du km 177 au km 51 de son embouchure. Ce territoire est représentatif de la province naturelle des Laurentides centrales et protège une rivière caractéristique de la région naturelle de la dépression de la Manouane.

L’Ashuapmushuan est, après la Mistassini et la Péribonka, le plus grand tributaire du lac Saint-Jean, dont elle recueille plus du cinquième des eaux. Encaissée dans d’étroites vallées presque tout au long de son sinueux parcours, elle est approvisionnée par une trentaine d’affluents parmi lesquels se trouvent les rivières du Chef, Normandin, Chigoubiche, Marquette, aux Saumons et du Cran. Une douzaine de chutes la jalonnent dont les plus spectaculaires sont celles de la Chaudière, au km 82. La forêt occupe 90 % de la superficie du territoire protégé qui abrite également 92 îles.

Habitat essentiel de la ouananiche, frère d’eau douce du saumon de l’Atlantique devenu symbole régional du Saguenay–Lac-Saint-Jean en 1988, l’intérêt patrimonial de l’Ashuapmushuan réside de plus dans le fait que son bassin hydrographique abrite des sites archéologiques témoignant d’une occupation très ancienne, voire plusieurs fois millénaire du territoire, notamment d’anciens cimetières amérindiens et des sites de célébration des premiers habitants de l’Amérique du Nord. Cette rivière a également joué un rôle de premier plan dans les expéditions commerciales de traite de la fourrure qui reliaient Tadoussac à la Baie d’Hudson. Elle a plus récemment été utilisée pour la drave, c’est-à-dire pour le flottage du bois.

Le statut visé de la réserve aquatique poursuivra les objectifs de conservation suivants : la conservation d’une rivière représentative de la région naturelle de la dépression de la Manouane; la protection de l’habitat naturel de la ouananiche; la préservation de la biodiversité des écosystèmes aquatiques et des milieux riverains; le maintien de la gestion faunique durable des animaux à fourrure; la valorisation d’éléments remarquables du paysage, tels que les Chutes de la Chaudière; la préservation des sites d’intérêt archéologique et de l’extraordinaire paysage visible depuis le fond de la vallée de la rivière Ashuapmushuan; l’acquisition de connaissances sur le patrimoine naturel et culturel de ce cours d’eau.

Dorénavant, le territoire de la réserve aquatique de la rivière Ashuapmushuan est soustrait à toute forme d’exploitation forestière, d’exploration et d’exploitation minière et de production énergétique. Sont aussi interdites les activités susceptibles de dégrader le lit, les rives, le littoral ou d’affecter l’intégrité du cours d’eau. Les droits et usages en vigueur, tels que la pêche, la chasse, la circulation et les activités autochtones et les diverses activités de plein air, sont tous maintenus. Ces activités sont actuellement régies par la réglementation en vigueur, dont la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune y compris la réglementation se rapportant aux réserves de castor et le plan de gestion de la réserve faunique Ashuapmushuan, ainsi que la Loi sur les terres du domaine de l’État.

La Loi sur la conservation du patrimoine naturel prévoit l’élaboration d’un plan de conservation définitif pour toute réserve aquatique. Ce plan doit préciser les activités interdites et les conditions des activités permises. Ce plan doit être soumis à des audiences publiques afin d’associer concrètement les communautés régionale et locale.

« J’invite les citoyennes et les citoyens du Saguenay–Lac-Saint-Jean à participer en très grand nombre à la consultation publique qui permettra de mettre à contribution tous les partenaires et les acteurs de la conservation de ce patrimoine naturel unique et exceptionnel qu’est l’Ashuapmushuan », a conclu le ministre.

L’information sur le Plan d’action québécois sur les aires protégées et sur le Plan de conservation de la rivière Ashuapmushuan est disponible dans le site Internet du ministère de l’Environnement à l’adresse suivante  : http://www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/aquatique/
ashuapmushuan/psc_ashuapmushuan.pdf

La réserve aquatique de la rivière Ashuapmushuan en quelques lignes : http://www.menv.gouv.qc.ca/biodiversite/aquatique/ashuapmushuan/note.pdf

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SOURCES :

Martin Lévesque
Attaché de presse
Cabinet du ministre d’État aux Affaires
municipales et à la Métropole,
à l’Environnement et à l’Eau
Tél. : (418) 521-3911
Louise Barrette
Direction des communications
Ministère de l’Environnement
Tél. : (418) 521-3823, poste 4163

 

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