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Communiqué de presse

 

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Le ministre Boisclair réagit vivement à l’annonce du budget du gouvernement fédéral

Québec, le 19 février 2003 – Le ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau, M. André Boisclair, est extrêmement déçu du discours que le ministre fédéral des Finances, John Manley, a prononcé hier à l’annonce du budget 2003 du gouvernement canadien. Les crédits alloués aux infrastructures municipales demeurent nettement insuffisants pour assurer la mise aux normes et la pérennité des infrastructures. De plus, les 2 milliards de dollars, prévus au cours des cinq prochaines années afin de lutter contre les changements climatiques, soit 400 millions de dollars par année, amplifient ce manque à gagner, compte tenu des enjeux en cause.

La mise en œuvre du Protocole de Kyoto

« L’atteinte des objectifs du Protocole de Kyoto par le Canada exige des budgets beaucoup plus substantiels pour les changements climatiques et surtout un respect des compétences des provinces dans le dossier. Or, le budget Manley ne répond pas à ces deux exigences », a déclaré le ministre Boisclair.

Loin de reconnaître les avantages d’un partenariat avec les provinces, le gouvernement fédéral choisit d’investir dans des fonds gérés par des partenaires indépendants de ce gouvernement. Il laisse aussi en plan les projets d’ententes bilatérales ou multilatérales réclamés par les provinces désireuses d’assurer la mise en œuvre du Protocole de Kyoto en fonction de leurs propres priorités de réduction de GES.

Le Canada, qui s’est engagé à investir 1,7 milliard de dollars de 1997 à 2002 dans la lutte aux changements climatiques, a vu ses émissions de GES augmenter de 6 % de 1997 à 2000. « Je m’interroge donc sur l’efficacité des mesures mises en place par le Canada avec cette somme. Le gouvernement fédéral doit faire preuve de plus de transparence dans l’utilisation de ses crédits reliés à la lutte aux changements climatiques. Il doit surtout reconnaître que les provinces sont les mieux placées pour atteindre les objectifs qui leurs seront dévolus », a ajouté le ministre.

La Commission parlementaire sur la mise en œuvre du Protocole de Kyoto au Québec a entendu hier et aujourd’hui à l’Assemblée nationale ses premiers experts qui ont insisté sur l’importance d’agir dès maintenant et de poser des gestes concrets pour que le Canada soit en mesure d’atteindre l’objectif de réduction des émissions de GES de 6 % auquel il a souscrit en ratifiant le Protocole de Kyoto. Les investissements du gouvernement fédéral ne répondent pas à cette exigence d’action énergique à court terme.

Les infrastructures municipales et la Politique nationale de l’eau

À maintes reprises, et récemment dans le cadre de sa Politique nationale de l’eau, le gouvernement du Québec, avec l’appui du monde municipal, a proposé au gouvernement fédéral un véritable partenariat pour accélérer la réhabilitation des infrastructures et des installations d’approvisionnement et de traitement de l’eau.

Or, le budget Manley fait fi des besoins prioritaires du Québec. M. Manley demeure silencieux sur le renouvellement de l’entente Canada-Québec qui prendra fin en 2006 et dont les budgets sont d’ores et déjà engagés. De plus, les nouveaux investissements annoncés par le gouvernement fédéral demeurent bien loin des sommes requises pour répondre aux besoins criants d’entretien des réseaux d’infrastructures sous la responsabilité des villes et municipalités du Québec.

« Le gouvernement du Québec et le monde municipal québécois dénoncent d’une même voix le manque de vision et de cohérence du gouvernement fédéral. Depuis le discours du Trône, Ottawa a laissé miroiter une même évaluation des besoins et une volonté de partenariat alors qu’aujourd’hui, le gouvernement fédéral fait marche arrière sans aucun préavis » a souligné le ministre.

En effet, les informations dont le gouvernement du Québec dispose, laissent entendre que la contribution fédérale qui était estimée à 112 M$ par année baissera à 25 M$ par année, ce qui explique la colère et la déception du monde municipal. Il s’agit d’un net recul par rapport aux investissements antérieurs du fédéral. Ce recul est d’autant plus surprenant qu’il survient au moment où le gouvernement fédéral préconise de hauts standards en matière de qualité d’eau potable.

« De toute évidence, les investissements nouveaux reliés aux infrastructures annoncés dans le discours du budget fédéral sont nettement insuffisants en regard des besoins du Québec. Connaissant le déséquilibre et les surplus engrangés par le fédéral, il est inadmissible que le gouvernement fédéral fasse la sourde oreille à notre partenariat », a conclu le ministre Boisclair.

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SOURCES :

Martin Lévesque
Attaché de presse
Cabinet du ministre d'État aux Affaires
Municipales et à la Métropole,
À l'Environnement et à l'Eau
Tél. : (418) 521-3911

Patrick Septembre
Conseiller en communication
Ministère de l’Environnement
Tél. : (418) 521-3823, poste 4173

Jean Dionne
Ministère des Affaires municipales et de la Métropole
Tél. : (418) 691 2015, poste 3239

 

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