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Communiqué de presse

 

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Le groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain publie son rapport

Québec, le 27 mars 2002 – Dans un rapport intitulé « Pour la protection de la santé et de l’environnement, la gestion environnementale en milieu urbain », le Groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain a rendu publiques aujourd’hui ses recommandations au ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau, M. André Boisclair.

« Deux principes importants ont guidé la réflexion du groupe, soit le principe de précaution qui implique qu’en l’absence de certitude scientifique sur la toxicité des pesticides, il faut être prudent quant à leur utilisation, ainsi que le principe d’exemplarité qui permettrait, entre autres, d’induire des changements d’attitude en favorisant la gestion environnementale des écosystèmes en milieu urbain, en commençant par les espaces verts publics et municipaux », a souligné le député de Bertrand et président du Groupe de réflexion, M. Claude Cousineau.

Le Groupe de réflexion propose ainsi quelque quinze recommandations majeures visant à réduire considérablement l’utilisation des pesticides en milieu urbain.

  • La première recommandation, pierre angulaire du rapport, consiste en l’interdiction ou le bannissement des pesticides à moins que l’on ait atteint des seuils d’intervention ou que la survie des végétaux soit menacée. Ainsi, d’ici, 3 ans, cette interdiction s’appliquerait sur les espaces verts publics et municipaux, écoles, centres de la petite enfance, établissements de santé et municipalités. Une telle interdiction sur les espaces verts lorsque l’application est effectuée par un service d’entretien des espaces verts s’appliquerait également d’ici 3 ans pour les pelouses et, d’ici 5 ans, pour les arbres et les arbustes.

Les recommandations suivantes, jugées essentielles au succès du virage vers la gestion environnementale en milieu urbain, sont aussi mises de l’avant :

  • La formation en gestion environnementale des intervenants qui gravitent autour des citoyennes et des citoyens, soit les vendeurs de pesticides, les professionnelles ou professionnels qui offrent des services ou les professionnelles et professionnels des lieux publics, afin qu’ils puissent conseiller et donner l’exemple.
  • L’information, la sensibilisation et l’éducation de la population aux risques liés aux pesticides ainsi qu’à la gestion environnementale et aux méthodes alternatives à ces produits.
  • La disponibilité des méthodes alternatives et de produits moins nocifs.
  • Un encadrement réglementaire adéquat, comprenant l’adoption prochaine d’un Code de gestion des pesticides, qui pourra accélérer l’implantation de la gestion environnementale.

De plus, le Groupe de réflexion encourage le ministre Boisclair à poursuivre les pressions auprès du gouvernement fédéral afin qu’il mette tout en œuvre pour faciliter l’accès aux produits présentant le moins de risques pour la santé et l’environnement, tout en s’assurant que le processus d’homologation reste rigoureux. Plus particulièrement, il souhaite que l’Agence fédérale de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) accélère le processus d’homologation des biopesticides et des pesticides moins nocifs pour la santé et l’environnement ainsi que la réévaluation des produits actuellement sur le marché.

Rappelons que le 25 octobre dernier, le ministre Boisclair annonçait la création du Groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain. L’objectif visé était d’identifier des avenues de solutions qui permettront aux Québécoises et aux Québécois de réduire leur dépendance et les risques d’exposition à ces produits, notamment utilisés dans les secteurs de l’entretien des pelouses, de l’horticulture ornementale et de l’extermination, et ce, tout en responsabilisant les citoyennes et les citoyens.

Quelque 50 organismes et personnes ont présenté un mémoire au Groupe de réflexion. Près de la moitié de ces organismes, tant du monde municipal, de la recherche et de la santé, du secteur des affaires que de groupes écologistes, ont fait valoir leur point lors de quatre journées de consultation en janvier 2002. Règle générale, les participantes et les participants étaient tous d’accord pour réduire l’utilisation des pesticides en milieu urbain. Les nuances apportées touchaient les moyens et les délais pour y parvenir.

Un sujet fréquemment abordé concernait les risques des pesticides pour la santé dans le contexte d’une utilisation non essentielle. La faible tolérance de la population par rapport aux ravageurs, insectes et mauvaise herbes, rapportée dans la majorité des mémoires, a amené les groupes et organismes à demander que des efforts soient consentis pour favoriser la sensibilisation des citoyennes et des citoyens. Plusieurs ont également demandé que les produits domestiques ne soient plus en vente libre dans les commerces et que les préposés à la vente formés adéquatement soient chargés de renseigner et de sensibiliser, au moment de l’achat, les utilisateurs éventuels aux risques que comportent ces produits ainsi que de proposer des méthodes alternatives inspirées des principes de la gestion intégrée. Par ailleurs, plusieurs groupes et organismes ont insisté sur le fait que l’application d’une gestion intégrée en milieu urbain est essentielle pour favoriser un virage environnemental dans ce domaine.

« Les citoyennes et les citoyens sont de plus en plus préoccupés par les impacts négatifs sur la santé causés par les pesticides en milieu urbain. Ces risques sont bien réels et la prudence s’impose, d’autant que ce sont les enfants, plus vulnérables, qui sont les plus fortement exposés », a rappelé M. Cousineau.

« Ce travail est le fruit de nombreuses contributions. Je tiens, au nom des membres du Groupe, à remercier tous ceux et celles qui, par le biais de regroupements ou d’organismes, nous ont présenté des mémoires. Je remercie également les membres du Groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain, M. Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis, et Mme Francine Ruest-Jutras, mairesse de Drummondville et vice-présidente de l’Union des municipalités du Québec. Enfin, je veux exprimer ma reconnaissance au Dr Alain Poirier, conseiller en santé publique auprès du ministère de l’Environnement pour son appui, ainsi qu’à l’équipe du Service des pesticides du ministère de l’Environnement qui a accompagné le Groupe au cours de ses travaux », a conclu M. Cousineau.

On peut consulter le rapport du Groupe de réflexion sur les pesticides en milieu urbain dans le site Internet du ministère de l’Environnement.

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SOURCES :

Jean-Louis Laplante
Attaché de presse
Cabinet du ministre d'État
aux Affaires municipales et à la Métropole,
à l’Environnement et à l’Eau
Tél. : (418) 521-3911
Louise Barrette
Conseillère en communication
Direction des communications
Tél. : (418) 521-3823, poste 4163

 

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