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Communiqué de presse

 

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Mortalité des poissons dans la rivière Bourlamaque en août 2003 : Le ministère de l’Environnement rend public son rapport d’analyse

Val-d’Or, le 8 avril 2004 – Le ministère de l’Environnement a rendu public aujourd’hui un rapport sur la mortalité de poissons constatée, le 8 août 2003, dans la rivière Bourlamaque, entre son embouchure dans le lac Blouin et le village de Val-Senneville, à 10 km en amont. Ce rapport apporte également un éclairage sur la qualité de l’eau de cette rivière.

Les conclusions

Selon les résultats de cette étude, cet incident a été causé par un apport massif et soudain de résidus miniers ou des contaminants qu’ils contiennent : métaux, acide et matières en suspension. Cet apport serait attribuable à une hausse marquée des débits, consécutive aux fortes pluies qui se sont abattues dans la région au cours des jours qui ont précédé l’événement.

L’analyse du ministère de l’Environnement démontre en effet que les poissons morts ont été exposés à une eau chargée en métaux. Des concentrations élevées d’aluminium, de fer, de cuivre et de zinc se retrouvaient dans les branchies. Certains métaux mesurés dans les perchaudes trouvées mortes le 8 août dernier montrent des concentrations beaucoup plus élevées que dans les perchaudes témoins. Cette contamination par les métaux est aussi présente dans les branchies des autres espèces de poissons analysés (barbottes, dorés et brochets).

Qualité de l’eau de la rivière Bourlamaque

L’eau de la rivière Bourlamaque est affectée par les résidus miniers acides non confinés du site à résidus miniers Manitou. Ceux-ci font chuter le pH et propulsent les concentrations en métaux à des niveaux très élevés empêchant ainsi le développement normal de la vie aquatique.

Les analyses démontrent aussi que l’état des tributaires de la rivière Bourlamaque dépend de leur exposition aux résidus miniers.  Ainsi, la rivière Sabourin et le ruisseau drainant une partie de l’aéroport de Val-d’Or sont en bon état. Le ruisseau Manitou quant à lui est très dégradé, son lit et ses berges étant couverts de résidus miniers non confinés. Enfin, la rivière Colombière est parcourue par des contaminations épisodiques.

Cependant, pour les paramètres de qualité de l’eau autres que le pH, les métaux, les solides en suspension et la turbidité, il y a peu de dépassements des critères de qualité de l’eau dans la rivière Bourlamaque. Ce cours d’eau pourrait donc abriter une faune et une flore équilibrées et supporter les usages normaux du milieu aquatique s’il était protégé des écoulements acides provenant des résidus miniers.

Les suites

En collaboration avec le ministère de l’Environnement, le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs évaluera la méthode de restauration la plus performante pour le site à résidus miniers Manitou, site jugé prioritaire.

Enfin, le ministère de l’Environnement termine actuellement d’autres études afin de documenter davantage la problématique de la rivière Bourlamaque. Une première étude porte sur la santé écosystémique de la communauté benthique et piscicole et la seconde sur la toxicité de la chair du poisson. Les conclusions de ces études devraient être rendues publiques à l’été 2004.

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SOURCES :

Danielle Guimond
Responsable des communications
Direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue
Ministère de l'Environnement
Téléphone : (819) 763-3333, poste 273
Édith van de Walle
Directrice régionale
Direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue
Ministère de l’Environnement
Téléphone : (819) 763-3333, poste 222

 

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