Le coin de Rafale

FytoSais-tu que Darwin était fasciné par les plantes… carnivores?

 

Eh oui! Ce célèbre biologiste anglais, reconnu pour son œuvre, L’origine des espèces (1859), n’était pas seulement passionné par l’évolution de l’homme et des animaux, il l’était tout autant par celle des végétaux!

Un peu d’histoire et de… célébrations! 

Né le 12 février 1809, Charles Darwin aurait aujourd’hui 200 ans. Le 24 novembre 2009, il fêterait le 150e anniversaire de la publication de sa théorie sur l’origine des espèces. Voilà pourquoi on entend souvent parler de lui ces temps-ci! On veut célébrer cet homme qui marqua la science en découvrant comment les différentes espèces ont évolué en s’adaptant à leur environnement. On veut honorer ce naturaliste, biologiste, zoologiste, géologue et botaniste qui nous a fait comprendre l’histoire des êtres et des organismes qui vivent sur notre planète!

Darwin, ce… botaniste!

Grand amoureux de la nature, Darwin était fasciné par toutes les formes de vie sur Terre. Bien qu’on l’ait plus souvent qualifié de biologiste ou de zoologiste, il avait un immense intérêt pour tout ce qui touche à la botanique. Il possédait d’ailleurs un grand jardin et cinq serres. À partir de 1842, il y passait énormément de temps à cultiver des plantes, à faire des observations et des expérimentations. Il aimait aussi se promener dans le vallon de Downe Bank, situé près de sa maison. C’est d’ailleurs là qu’il a découvert plusieurs plantes qui lui ont inspiré des recherches. Ces dernières aboutirent à de nombreuses publications.

Sa rencontre avec les… carnivores!

C’est à l’été de 1860, alors qu’il se trouvait dans le comté de Sussex, au sud de Londres, que Darwin eut son premier contact avec cette étrangeté! Il remarqua, intrigué, qu’il y avait une grande quantité d’insectes pris au piège dans les feuilles d’une plante. Il n’en fallut pas plus pour qu’il en ramasse des échantillons et qu’il se mette à observer ces végétaux si spéciaux. Quinze ans plus tard, cela donna naissance au livre Les plantes insectivores, qui décrit dans les moindres détails leur structure et leur comportement.

Carnivores ou insectivores?

En réalité, les plantes carnivores sont plutôt insectivores, car elles se nourrissent en majeure partie d’insectes. Alors, pas d’inquiétude! L’humain ne court aucun risque! Si on continue à les appeler de la sorte, c’est parce qu’il leur arrive de capturer d’autres proies, comme des araignées ou des petits mammifères, et que l’expression « plante carnivore » a été si souvent utilisée qu’elle fait désormais partie de la langue courante!

Comment capturent-elles… leurs victimes!

Selon les espèces, les plantes carnivores capturent leurs proies de différentes manières. Certaines, comme la sarracenie, ont des feuilles qui forment une cuve remplie de liquide où les victimes, attirées par le nectar qui se trouve à l’entrée, restent piégées. D’autres, celles du genre Pinguicula, ont des feuilles si collantes que les insectes qui s’y posent ne peuvent plus s’enfuir. Et n’oublions pas la Drosera : cette plante possède de longs poils avec, au bout, des glandes qui sécrètent un liquide gluant. Aussitôt qu’un insecte est pris dans ce liquide, les poils de la Drosera se rabattent pour l’emprisonner. Après, il y a la dionée. Il s’agit de la variété la plus spectaculaire, car ses feuilles ressemblent à une mâchoire avec des dents, qui se referme aussitôt qu’un insecte intrépide ose s’y reposer! Enfin, il existe une espèce aquatique : l’utriculaire. Cette dernière possède une trappe qui s’ouvre quand un petit organisme touche les filaments qui se trouvent autour d’elle. Lorsque cela se produit, l’eau est aspirée à l’intérieur entraînant avec elle tout ce qu’il y a aux alentours.

Tu as des questions ou des commentaires sur ce sujet, fais-nous en part!

Source : © www.plantes-carnivores.com

Comment ces plantes… mangent-elles?
N’imaginez pas qu’elles « mangent » comme nous en mastiquant leur nourriture! En fait, lorsqu’elles ont réussi à capturer un insecte, c’est-à-dire lorsque celui-ci est pris au piège sur elles ou à l’intérieur d’elles, les plantes carnivores sécrètent un enzyme qui digère l’insecte. C’est un peu comme ce qui se passe à l’intérieur de notre estomac! Toutefois, certaines plantes ne sécrètent pas d’enzymes et ce sont des micro-organismes qui se chargent de la décomposition des insectes piégés.

Comprenez-vous maintenant pourquoi ces végétaux fascinaient Darwin? Ne sont-elles pas exceptionnelles, ces plantes carnivores qui renversent l’ordre alimentaire? Car habituellement, c’est l’animal qui mange la plante et non le contraire!

Les plantes carnivores au Québec, au Canada et dans le monde

Il existe environ 500 espèces de plantes carnivores répertoriées à travers le monde. La plupart d’entre elles vivent dans les milieux humides, comme les marais et les tourbières. Au Canada, on en trouve 18 espèces différentes et, au Québec, il est possible d’en observer une quinzaine.

Pour en savoir plus


Si vous voulez en savoir plus sur Darwin et ses écrits, l’Université de Cambridge vient de mettre en ligne toute son œuvre. Vous y trouverez textes, photographies et bien plus encore! Le site est en anglais, mais les publications y sont disponibles en plusieurs langues.

Le mensuel La Recherche a aussi mis en ligne plusieurs de ses articles. Je vous suggère de lire « Darwin et le secret des fleurs » d’Oliver Sacks

Le site Web Hominidés, qui traite de l’évolution de l’homme et de la préhistoire, donne aussi une multitude de renseignements sur Darwin, sa vie et ses écrits

Le site Web de l’Institut Charles Darwin International offre une information des plus complètes sur Darwin et sur les événements qui entourent le 200e anniversaire de sa naissance.

Le site Science on blogue génétique de l’Agence Science-Presse donne aussi de l’information sur Darwin.

Si vous désirez tout connaître sur les plantes carnivores, le site Web du Jardin botanique de Montréal offre beaucoup d’information.

Vous pouvez aussi consulter L’Encyclopédie canadienne en ligne.

Enfin, vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur les plantes carnivores et sur la façon de vous en occuper en vous rendant à cette adresse.

Publication : 9 juin 2009