Avez-vous vu cette forêt pleurer?

Quand j’entends les douze coups de minuit,
Je vois une forêt souffrir.
Je me dis que tout sera fini,
Un jour elle pourra guérir.
Comme un rêve infini,
Le vent nous souffle son soupir.

Elle s’isole comme un saule pleureur
Pour nous faire connaître ce qu’elle voit en mirage
Et pour nous faire ressentir sa douleur
De loin elle semble si sage
Mais nous ne connaissons pas sa peur au cœur
Comme la mer se déchaînant sur le rivage
Attendant l’espoir d’une lueur
En effaçant tous ces ravages

Mais la forêt ne vécut qu’un court moment
N’ayant point de souvenirs divins
La forêt meurt en hiver et vit au printemps
Elle cherche de l’aide et des soins
Mais il ne reste plus de temps
Elle disparaît le matin au lointain
La forêt s’achève et meurt doucement
Pour un lendemain
Qui durera plus longtemps 

Un poème écrit par Lauryan de l’école des Ormeaux