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Articles portant sur les matières résiduelles

Voici une série d'articles portant sur les matières résiduelles fertilisantes (MRF). Ces articles ont été publiés dans diverses revues spécialisées.

Généralités

Articles techniques et scientifiques


Généralités

  • Les boues : le mouton noir du recyclage - Texte complet

    On recycle beaucoup de papier, de plastique et de métal dans nos villes. En regardant notre bac bleu bien rempli sur le bord du chemin, on éprouve un agréable et légitime sentiment de contribuer à la qualité de l’environnement. Pour plusieurs citoyens, il s’agit d’un acquis. On est maintenant rendu à une autre étape. Il s’agit de composter les matières organiques putrescibles : les feuilles, le gazon, les résidus de table... et les boues municipales.

    Paru dans URBA - Décembre 2007

  • Odeurs des MRF et des fumiers - Texte complet

    Certaines matières fertilisantes sont odorantes et peuvent causer des nuisances lors de leur épandage. Pour réduire ces nuisances, il importe d’abord d’identifier les matières les plus «à risque» en vue d’appliquer ensuite les restrictions d’épandage appropriées. Le présent article vise à résumer l’approche prise par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) pour classifier l’odeur de différentes matières résiduelles fertilisantes (MRF), en comparaison avec les engrais de ferme.

     

  • Valorisation sylvicole des biosolides municipaux au Québec : d’hier à demain - Texte complet

  • La fertilisation de terres agricoles avec des boues municipales (biosolides) s’effectue de façon continue depuis une vingtaine d’années dans plusieurs régions du Québec, mais la valorisation dans le secteur de la foresterie est demeurée marginale. Pourtant, ce résidu sert à la nutrition des plantations et des sites de reboisement ailleurs dans le monde depuis plusieurs décennies. Pourquoi cette pratique n’a-t-elle pas pris son essor ici?

    Paru dans Vecteur Environnement - Janvier 2011

Articles techniques et scientifiques

  • Biosolides municipaux - Quelle est la meilleure option pour le climat? - Texte complet (PDF, 2,7 Mo)

    Les changements climatiques sont une réalité confirmée qui exige des actions immédiates pour réduire les gaz à effet de serre (GES). C’est pourquoi en 2011, parallèlement à son Plan d’action sur les changements climatiques (PACC), le Québec s’est doté d’objectifs visant les GES dans sa nouvelle politique sur la gestion des matières résiduelles : bannir la matière organique des lieux d’élimination d’ici 2020 et en valoriser 60 % d’ici 2015 par la biométhanisation, le compostage et l’épandage des matières résiduelles fertilisantes.

    Paru dans Vecteur Environnement - Septembre 2011 

  • Boues municipales – Politiques de recyclage et évaluation des émissions de GES - Texte complet (PDF, 170 ko)

    En 2011, le gouvernement du Québec a édicté sa Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Un des objectifs de cette politique est de bannir l’enfouissement des matières organiques, telles que les boues municipales, ainsi que leur incinération sans récupération significative d’énergie. La Politique vise ainsi à augmenter leur épandage. L’épandage contrôlé des boues est sécuritaire et permet aux agriculteurs de réduire leur facture d’engrais importés et est souvent moins cher pour les municipalités. De plus, des modélisations ont confirmé que l’épandage des boues traitées (biosolides) est carboneutre, contrairement à la mise en décharge et à l’incinération.

    Ecotechs’2012 - Octobre 2012 

  • Caractérisation des boues d'épuration municipales

    • Partie I : Paramètres agronomiques - Texte complet (PDF, 773 ko)

    Le Québec compte plus de 700 stations d’épuration des eaux usées municipales générant environ 900 000 tonnes humides de boues annuellement. La majorité de ces boues municipales, appelées aussi biosolides municipaux, proviennent de deux types de stations d’épuration, soit les stations mécanisées et celles de type étangs. Cet article présente les teneurs en élément fertilisant de ces biosolides et les comparent à celles des fumiers de ferme.

    Paru dans Vecteur Environnement - Septembre 2007

    • Partie II : Éléments traces métalliques - Texte complet (PDF, 320 ko)

    Les ÉTM sont des éléments métalliques ou des métalloïdes dont la concentration n’excède pas 1000 mg/kg dans un échantillon ou un milieu donné (Basta et al., 2005). Certains ÉTM sont des oligo-éléments essentiels ou bénéfiques aux êtres vivants, tels le cuivre et le zinc. D’autres, comme le cadmium, le mercure et le plomb, sont des contaminants stricts, puisqu’ils n’ont pas d’utilité connue pour les êtres vivants (Tremel-Schaub et Feix, 2005). Cet article présente les teneurs en ÉTM dans les biosolides municipaux, les boues de fosses septiques et les fumiers de ferme.

    Paru dans Vecteur Environnement - Novembre 2007

  • Contrôle de qualité indépendant des MRF par le MENV - Partie I - Texte complet

Un contrôle de qualité indépendant réalisé par le ministère de l'Environnement montre que toutes les matières résiduelles fertilisantes (MRF) échantillonnées en 2000 et 2001 respectaient les exigences de base pour les teneurs limites en contaminants et en pathogènes. La détermination des catégories de teneur en contaminants chimiques (catégories C1 et C2) par les promoteurs s’est en outre avérée fiable ou conservatrice dans 96 % des cas.

Paru dans Vecteur Environnement - Volume 35 - Numéro 5 - Septembre 2002

  • Contrôle de qualité indépendant des matières résiduelles fertilisantes par le MENV – Partie 2 : pathogènes et paramètres agronomiques - Texte complet

Un contrôle de qualité indépendant réalisé par le ministère de l’Environnement du Québec (MENV) montre que toutes les matières résiduelles fertilisantes (MRF) échantillonnées en 2000 et 2001 respectaient les exigences de base pour les teneurs limites en pathogènes (catégories P1, P2 et P3). La détermination de ces catégories par les promoteurs s’est en outre avérée fiable ou conservatrice dans au moins 83 % des cas. Dans 17 % des cas toutefois, il peut y avoir eu sous-estimation du risque par les promoteurs. Cependant, les dépassements observés pour les E. coli étaient relativement faibles. Les teneurs en éléments fertilisants alléguées par les promoteurs se sont par ailleurs avérées fiables pour établir les doses agroenvironnementales d’épandage.

Paru dans Vecteur Environnement - Volume 36 - Numéro 1 - Janvier 2003

  • Dioxines, furannes, BPC et HAP dans les composts de l’Est du CanadaTexte complet

La norme BNQ et les critères du CCME pour la qualité des composts sont actuellement en révision et l’inclusion d’une teneur limite en dioxines et furannes fait partie des discussions en cours. Afin de préciser la problématique, le ministère de l’Environnement du Québec a procédé à la caractérisation de composts produits à partir de divers types de résidus, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Les résultats montrent que les teneurs en dioxines, furannes, BPC et HAP sont généralement très faibles pour les 14 composts échantillonnés. Ces teneurs sont bien inférieures aux valeurs maximales permises au Québec pour les matières résiduelles fertilisantes, valeurs établies selon l’approche des « meilleures technologies disponibles ». Les teneurs sont également de 10 à 300 fois inférieures au critère proposé en 2002 aux États-Unis par l’USEPA, sur la base d’analyses de risque scientifiques. Compte tenu de ces résultats et des indications que donne la littérature scientifique américaine et européenne, il n’apparaît pas justifié d’établir des critères de dioxines, de BPC et de HAP pour les composts.

Paru dans Vecteur Environnement - Volume 36 - Numéro 4 - Juillet 2003

 

  • Épandage agricole des biosolides municipaux : contenu en métaux et en PBDE du lait de vache - Texte complet

On a mesuré l’impact de l’épandage de iosolides (boues d’épuration municipales traitées) sur la qualité du lait de vache en conditions réelles d’opération à la ferme, selon le cadre réglementaire prescrit au Québec. Le lait de 14 fermes réceptrices de biosolides a été échantillonné dans la région de Saguenay en décembre 2009 et comparé au lait de 14 fermes témoins. Les fermes réceptrices avaient un historique moyen de 11 années d’épandage. L’analyse statistique révèle l’absence d’impact sur la teneur du lait en contaminants inorganiques (arsenic, cuivre, molybdène, zinc et thallium) et suggère l’absence d’hypocuprémie induite chez les bovins des fermes réceptrices. La teneur en diphényls éther polybromés (PBDE) était par contre plus élevée dans le lait du groupe de fermes avec biosolides. Cette différence pourrait être en partie attribuable à la variabilité de l’exposition aux poussières entre les bâtiments d’élevage. La teneur moyenne en PBDE du lait des fermes réceptrices demeure cependant très faible (7,2 ng/L), soit de 3 à 7 fois inférieure aux teneurs moyennes relevées pour divers produits laitiers aux États-Unis et en Europe sur base de la matière grasse. Ces plus faibles teneurs pourraient en partie être expliquées par des dépôts atmosphériques moindres sur les herbages au Saguenay ou par un niveau de contamination moindre des poussières de bâtiments d’élevage. Selon les résultats de cette étude, les connaissances actuelles et les données disponibles, l’épandage de biosolides municipaux selon le cadre réglementaire québécois serait sans impact notable sur l’exposition globale aux PBDE des consommateurs de produits laitiers du Québec.

Paru dans Vertigo - Volume 11 - Numéro 2 – Octobre 2011

  • Épandage automnal des MRF - risques environnementaux et mesures préventives - Texte complet

Les matières résiduelles fertilisantes (MRF) et les composts sont fréquemment valorisés en postrécolte, à la fin de l’été ou en automne, pour des raisons pratiques et afin de réduire les problèmes d’odeurs. Cette période d’épandage est cependant questionnée quant aux risques de contamination de l’eau. À partir de la littérature québécoise disponible sur les MRF et les engrais de ferme, le présent article vise à dégager les principaux paramètres (contaminants) devant être considérés.

Paru dans Agrosol - Volume 16 - Numéro 1 - Juin 2005

  • La gestion des biosolides de papetières au Québec : quelle serait la meilleure option pour réduire les émissions de gaz à effet de serre? - Texte complet

Les biosolides de papetières (BP) sont des matières organiques résiduelles provenant du processus d’épuration des effluents de l’industrie des pâtes et papiers. Le gouvernement québécois vise à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport au niveau de 1990 et à bannir la matière organique des lieux d’élimination d’ici 2020, ce qui affectera probablement la gestion des BP. Cette étude vise à quantifier les émissions de GES provenant des trois principales filières de gestion des BP : l’enfouissement, l’épandage sur sol agricole et la combustion avec récupération de chaleur. Les émissions de GES de l’enfouissement ont été mesurées à l’échelle pilote et celles de l’épandage, l’ont été pour des doses respectant les recommandations agronomiques.

  • L’épandage des biosolides et le principe de précaution - Comparaison avec les pratiques agricoles courantes - Texte complet

  • Depuis quelques années, certaines municipalités rurales du Québec ont interdit l’épandage de biosolides municipaux sur leur territoire, justifiant souvent ces bannissements par le principe de précaution. La jurisprudence a établi en 2011 que de tels bannissements ne relèvent pas de la compétence des villes. Cependant, qu’en est-il de l’application du principe de précaution relativement à l’épandage agricole des biosolides?

     Paru dans Vecteur Environnement – Septembre 2011

  • Les cendres de poêles à bois - Que peut-on en faire? - Texte complet (PDF, 187 ko)

  • La valeur fertilisante des cendres de bois est reconnue depuis l’Antiquité. Aujourd’hui pourtant, les cendres issues du chauffage résidentiel sont souvent gérées comme des déchets et éliminées. L’épandage sur les sols résidentiels est de plus en plus encouragé par des agronomes, mais un tel recyclage risque-t-il de contaminer les sols? Peut-on alternativement mettre les cendres dans le composteur domestique ou, plus simplement, dans le bac brun? Une campagne de caractérisation et une revue de littérature apportent des réponses.

     Paru dans Vecteur Environnement – Mai 2013

  • Les critères de qualité des composts du CCME et du BNQ - Comment ont-ils été définis? - Texte complet (PDF, 377 ko)

  • Les Lignes directrices pour la qualité du compost énoncées par le Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) et la norme sur les composts CAN/BNQ 0413-200 du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) sont devenues des références au Canada. Ces documents ont contribué au développement de l’industrie du compostage et favorisé une harmonisation accrue des exigences au sein de la fédération canadienne. Mais comment et par qui les décisions ont-elles été prises?

     Paru dans Vecteur Environnement – Novembre 2012

  • Litière à base de papier, solution envisageable? - Texte complet

Le marché du recyclage du papier/carton récupéré au Québec a connu des difficultés en 2009. Dans ce contexte, certains songent à utiliser une partie des stocks de vieux papiers accumulés pour en faire une litière animale, notamment en production de bovin et de poulet de chair. Bien que l’idée ne soit pas nouvelle, cet usage comme litière est demeuré marginal jusqu’à ce jour au Québec. L'article présente les avantages et les inconvénients de cette pratique.

 Paru dans Bovins du Québec - Automne 2009

  • Matières résiduelles fertilisantes - Respect des critères d’utilisation sur les fermes - Texte complet

À l’automne 2002, le ministère de l’Environnement a réalisé une campagne afin de mieux connaître le taux de conformité des exploitations agricoles, et le niveau de connaissance des agriculteurs, par rapport aux normes et critères d’utilisation des matières résiduelles fertilisantes (MRF). Les MRF visées étaient les biosolides industriels et municipaux de catégories P2 ou P3, susceptibles de contenir des pathogènes. Les visites de contrôle à la ferme indiquent que les normes et critères d’entreposage des MRF au champ sont respectés dans une proportion de 81 %, en moyenne, pour l’ensemble des fermes. Un sondage auprès des agriculteurs a en outre permis de constater que ces derniers connaissaient souvent les distances séparatrices à observer pour la protection de l’eau et celles relatives aux odeurs. Cependant, d’autres mesures préventives, notamment celles relatives à la santé et à la sécurité au travail et aux délais de récolte, n’étaient pas connues dans plusieurs cas. Les résultats suggèrent l’importance d’un contrôle à la ferme régulier par le Ministère et une responsabilisation accrue des agronomes dans la communication des mesures préventives auprès des agriculteurs.

Paru dans Vecteur Environnement - Volume 36 - Numéro 5 - Septembre 2003

  • Odeurs des matières organiques - Système de classification - Texte complet (format PDF, 708 ko)
  • Oui, les matières organiques sentent parfois mauvais, notamment celles qui sont les plus fertilisantes. Les raisons sont tout ce qu’il y a de plus naturel, mais naturelles ou pas, les nuisances doivent être minimisées. Heureusement, seulement 1 % des chantiers de recyclage agricole de matières résiduelles fertilisantes (MRF) d’origine urbaine ou industrielle ont impliqué des plaintes d’odeurs en 2012. L’approche québécoise de classification des odeurs, unique à plusieurs égards, y est certainement pour quelque chose.

    Paru dans Vecteur Environnement – Mars 2014

  • Pathogènes dans les biosolides municipaux et autres MRF : normes et critères de bonnes pratiques - Texte complet (PDF, 1,4 Mo)

L’utilisation des biosolides municipaux (boues municipales) en agriculture s’inscrit en continuité avec la pratique antique de fertilisation des plantes par les « fumiers humains ». Elle est aussi compatible avec le concept moderne du développement durable, dans la mesure où les contaminants sont en faibles teneurs dans les biosolides. Cet article documente plus particulièrement le risque potentiel posé par la présence d’agents pathogènes dans les biosolides municipaux et autres matières résiduelles fertilisantes (MRF) d’origine municipale et industrielle. Il présente aussi l’approche actuelle de gestion du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs pour minimiser les risques à la santé humaine et animale. L’analyse de la documentation consultée indique que les critères québécois sont très conservateurs. Environ 80 % des MRF épandues sur les sols agricoles sont désinfectées ou exemptes de contamination fécale (catégorie P1). Le 20 % restant (catégories P2 et P3) fait l’objet d’une désinfection partielle, s’il y a contamination fécale, ainsi que de nombreuses contraintes d’épandage, beaucoup plus restrictives que les normes s’appliquant aux fumiers de ferme non désinfectés. De récentes recherches réalisées au Québec suggèrent toutefois certains ajustements à l’approche retenue, notamment en ce qui concerne la validité du paramètre E. coli comme indicateur du risque microbien dans certaines matrices.

Agrosol - Volume 16 - Numéro 2 - Février 2006

  • Quiz sur l’épandage des composts et des digestats urbains - Texte complet (format PDF, 388 ko)

Comme dans bien des domaines du secteur de l’environnement, le recyclage agricole des matières résiduelles fertilisantes (MRF) comporte son lot de truismes, d’acquis, de symboles, de lieux communs, de dictons… mais aussi de « légendes urbaines ou rurales ». Le quiz vise à démystifier les faits concernant les matières résiduelles fertilisantes (MRF).

Paru dans Vecteur Environnement - Janvier 2013

  • Réaction à long terme de la productivité de plantations forestières et de leurs sols à une application unique de biosolides municipaux - Texte complet (version anglaise, PDF, 437 ko)   Nouveau

    Nous avons revisité quatre dispositifs établis au début des années 1990 afin d’évaluer l'effet à long terme (16 à 19 ans) de l'application de biosolides municipaux dans des plantations forestières. On y a mesuré la croissance des arbres ainsi qu’échantillonné les sols afin de déterminer l'effet d'une application unique de biosolides aux doses (équivalent liquide) de 0, 130, 200 et 400 m3 ha−1. La croissance radiale des arbres a réagi grandement aux biosolides dans les jeunes plantations, s'accroissant de 18 % chez Pinus resinosa à 62% chez Picea glauca, et jusqu’à 700 % chez Quercus sp. L'augmentation des concentrations en phosphore (P) foliaire était encore décelables dans les essais avec conifères. Les concentrations et les stocks de carbone (C) organique, azote (N), P et cuivre (Cu) totaux ont augmenté principalement dans les premiers 0−5 cm de sol, tandis que la compaction et la densité apparente y ont diminué. Par contre, dans la couche 20–40 cm les stocks de N totaux et de calcium (Ca) ont diminué dans les sols avec les biosolides, tandis que celui d'acidité échangeable y a augmenté. Nos observations indiquent qu'une application unique de biosolides liquides jusqu’à 400 m3 ha−1 ( 30 t/ha m.s.) dans les jeunes plantations forestières est une pratique durable sans risque excessif pour ces sols podzoliques.

    Paru dans Canadian Journal of Soil Science - Mars 2015

  • Recyclage agricole des cendres de bois au Québec - État de la situation, impacts et bonnes pratiques agro-environnementales - Texte complet (PDF, 1 Mo)

    L’utilisation des cendres de bois pour le chaulage et la fertilisation des sols, autrefois pratique courante, a été délaissée au début du 20e siècle suite à l’arrivée de produits alternatifs (chaux agricole, muriate de potassium). Avec l’augmentation de la valorisation énergétique des résidus provenant de l’industrie du bois, la ressource redevient largement disponible au Québec. On évalue la quantité annuelle générée au Québec à plus de 300 000 tm (base humide). Près de la moitié a été recyclée comme matière fertilisante en 2007, dont 80 000 tonnes pour un usage agricole sur 250 fermes. La littérature établit clairement que les cendres permettent de corriger l’acidité du sol et fournissent des éléments nutritifs aux plantes. Elles produisent d’ailleurs des rendements généralement supérieurs à l’usage de la chaux agricole naturelle. On estime leur valeur entre 20 et 65 $/tm (bh) pour des cendres moyennes, selon la méthode de calcul utilisée. L’usage de cendres permettrait aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en agriculture, ce qui pourrait éventuellement donner droit à des crédits. Cependant, la qualité des cendres est variable d’une usine à l’autre, selon le type de bois brûlé, du mode de combustion et de l’ajout d’eau. De plus, leur alcalinité leur contenu en potassium et leur texture fine et pulvérulente commandent des précautions particulières aux plans agronomique et environnemental. Une réglementation gouvernementale et des normes commerciales (BNQ) encadrent l’utilisation de ce produit qui requiert cependant l’emploi de bonnes pratiques agronomiques. L’ensemble de ces mesures permet une utilisation sécuritaire et économique des cendres de bois en agriculture et ce de façon compatible avec les principes du développement durable.

    Agrosolutions - Volume 19 - Numéro 2 - Décembre 2008

  • Teneurs limites en cadmiun et dioxines et furannes des MRF - position du MENV - Texte complet

Le ministère de l’Environnement (MENV) du Québec a établi des teneurs limites en cadmium, dioxines et furannes pour les matières résiduelles fertilisantes (MRF), Ces teneurs sont jugées conservatrices et adéquates pour assurer la protection de la santé humaine à long terme. Le Ministère a adopté cette position après avoir procédé à l'analyse de la littérature scientifique sur le sujet et tenu une consultation publique en 2001.

Paru dans Vecteur Environnement - Volume 36 - Numéro 4 - Juillet 2003

  • Valorisation agricole de biosolides municipaux à Ville de Saguenay : impact à moyen terme sur le contenu en métaux des sols récepteurs - Texte complet

    Sur le territoire agricole de Ville de Saguenay, une étude a été réalisée afin de préciser le degré d’enrichissement en métaux de l’horizon 0-20 cm de 26 parcelles ayant reçu en moyenne 7 épandages de boues municipales entre 1991 et 2006. Durant cette période, une charge moyenne de 20,4 tonnes de boues municipales/ha (b.s.) a été appliquée sur ces parcelles. Le degré d’enrichissement en métaux a été évalué en comparant la teneur de ceux-ci dans les horizons 0-20 cm et 40-60 cm (témoin) et en calculant les bilans de charge. Les épandages répétés des boues de Ville de Saguenay sur les parcelles échantillonnées ont entraîné une accumulation en mercure (total) ainsi qu’en cuivre, en plomb et en zinc (Mehlich-3) dans la couche de labour. Par contre, les teneurs maximales mesurées sont nettement inférieures aux critères de déférence utilisés au Québec pour juger de la qualité des sols agricoles. De plus, les boues de Ville de Saguenay présentent des teneurs en mercure et en plomb à la baisse depuis 1990, ce qui devrait atténuer l’enrichissement de la couche de labour en ces deux ÉTM dans le futur. Aucune accumulation significative en aluminium et en cadmium (Melich-3) n’ont été répertoriées. Les applications répétées des boues de Ville de Saguenay ont également engendré une augmentation importante de l’indice de saturation en phosphore des parcelles réceptrices, malgré le fait que la majorité des sols de celles-ci étaient faiblement saturées en cet élément (< 4 %). Ceci suggère que les boues de Ville de Saguenay ne sont pas très enrichies en aluminium.

    Paru dans Agrosolutions - Volume 19 - Numéro 1 - Février 2008
     

  • Valorisation des feuilles mortes issues de collectes municipales dans les fosses à lisier, pour épandage agricole - Texte complet

Des efforts importants ont été consentis au cours des dernières années par plusieurs municipalités afin de récupérer les feuilles mortes ramassées à l’automne et se conformer aux objectifs de valorisation du Gouvernement du Québec. On vise ainsi à transformer les feuilles en un produit utile et riche en humus, le compost, plutôt que de les acheminer aux sites d’enfouissement et subir les problèmes environnementaux qui en découlent, notamment l’émission de gaz à effet de serre. Le rapport de recherche a été produit par la firme F. Bernard pour le Ministère pour déterminer la faisabilité de mélanger les feuilles mortes avec le lisier.

  • Valorisation sylvicole des biosolides municipaux au Québec : bilan et perspectives d'avenir - Texte complet

  • Au Québec, la valorisation des biosolides municipaux par épandage est effectuée depuis plus de 20 ans. Bien que la grande majorité des biosolides soient valorisés par épandage sur des terres agricoles et par compostage, la valorisation en milieu forestier offre aussi un potentiel intéressant.

    Le présent document retrace d’abord l’origine de la valorisation sylvicole à partir des années 1990. Il fait aussi état des recherches effectuées dans la province et de leurs répercussions sur l’évolution du cadre technique et légal par le Ministère. Il comporte ensuite une analyse des principaux avantages et inconvénients de cette pratique et présente les récentes initiatives d’épandage dans différentes régions du Québec. La dernière section décrit les perspectives d’avenir pour la valorisation sylvicole des biosolides, notamment en ce qui a trait à la réduction des gaz à effet de serre (GES), à la production d’énergie renouvelable et à l’acceptabilité sociale.


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