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Aquaculture

Impact des activités aquacoles sur l’environnement

Le Ministère s’engage à favoriser le développement durable de l’aquaculture en eau douce en visant la protection de la qualité de l’environnement, la protection de la faune et celle de la santé publique.


Définitions

Dans la législation du Gouvernement du Québec, les termes « aquaculture » et « étang de pêche » sont définis de la façon suivante à l’article 1 de la Loi sur l’aquaculture commerciale :

  • Par « aquaculture », on entend la culture ou l'élevage d'organismes aquatiques, notamment les poissons, amphibiens, échinodermes, mollusques, crustacés et végétaux, à l'exception des organismes cultivés ou élevés à des fins d'aquariophilie.
  • Par « étang de pêche », on entend une étendue d'eau d'une superficie maximale de 20 hectares, contenant exclusivement des poissons d'élevage, fermée de tous côtés de façon à garder le poisson captif et utilisée pour la pêche récréative.

Ces définitions sont aussi reprises à l’article 1 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

Quant au terme « pisciculture », il désigne, selon le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, l’« ensemble des techniques de reproduction et d'élevage des poissons en vue de la consommation ou de l'ensemencement de lacs ou de cours d'eau ».

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Initiative

Pour répondre à ses engagements, le Ministère, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et l’Association des aquaculteurs du Québec (AAQ), adhère à la Stratégie de développement durable de l’aquaculture en eau douce au Québec. Lancée en 2003 (STRADDAQ 2003 (PDF, 216 ko), puis mise à jour en 2010 (PDF, 226 ko), la STRADDAQ est un cadre qui permet de concilier le développement économique de la filière aquacole, son acceptabilité sociale et la protection du milieu aquatique.

L’objectif de la STRADDAQ est que les piscicultures qui y ont adhéré sur une base volontaire atteignent d’ici décembre 2016 une cible environnementale de rejet à l’effluent de 4,2 kilogrammes de phosphore par tonne de production annuelle. Pour y parvenir, ces entreprises peuvent apporter des modifications à leurs installations ainsi qu’à leurs pratiques de production. L’atteinte de cet objectif équivaut à une diminution globale de 40 % de la quantité de phosphore rejetée avant la mise en œuvre de la Stratégie. Cette dernière vise principalement les piscicultures de salmonidés dont la production annuelle est de cinq tonnes ou plus.

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Contamination de l’eau

Les activités piscicoles affectent l’environnement, notamment la qualité de l’eau, de différentes façons. Les principaux changements observés après l’utilisation de l’eau à des fins piscicoles sont :

  • l’augmentation des composés liés au métabolisme du poisson, tels que les déchets organiques, les composés azotés et le phosphore;
  • le changement de la température de l’eau;
  • le changement du pH selon le métabolisme du poisson et la capacité tampon de l’eau;
  • l’augmentation des solides en suspension, des solides sédimentables et du phosphore liés aux aliments non ingérés.

La composition, la digestibilité et le taux de conversion des aliments conditionnent en grande partie le niveau des rejets dus à l’activité piscicole, et donc la libération dans le milieu naturel de matières organiques et de nutriments. Ceux-ci peuvent amener des changements dans les écosystèmes, particulièrement l’eutrophisation des milieux aquatiques en raison de la hausse de la charge en éléments, surtout en phosphore. De plus, les opérations de production en pisciculture nécessitent l’utilisation de produits chimiques (désinfectants, fongicides, anesthésiants, antibiotiques, etc.) dont l’impact sur la qualité de l’eau et les organismes aquatiques des milieux récepteurs est peu documenté pour l’industrie piscicole du Québec.

 


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