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Bassin versant de la rivière Boyer - 1998

La pollution agricole... il faut y voir sérieusement (suite)


Doit-on craindre pour les usages et l'écosystème?

L'alimentation en eau potable, des risques pour la santé

Dans le bassin, l'alimentation en eau potable se fait à partir des eaux souterraines. Les nappes d'eaux souterraines sont vulnérables à la pollution. Leur contamination peut être causée par une installation septique défectueuse, un épandage excessif de pesticides, des sites inadéquats d'entreposage de fumier et de lisier ou des pratiques non appropriées d'épandage des engrais.

Photo d'une rampe d'épandage

L'utilisation adéquate d'une rampe d'épandage permet de limiter la quantité d'engrais de ferme épandus sur les sols en fonction des besoins des cultures.

Des études ont révélé la présence de nitrates à la source Labrecque, principal site d'alimentation en eau potable de la municipalité de Saint-Charles. À deux occasions, soit en novembre et décembre 1994, les teneurs en nitrates mesurées approchaient ou dépassaient la norme en vigueur, indiquant des risques potentiels pour la santé des jeunes enfants. La présence de ces nitrates est liée aux activités agricoles qui se déroulent dans le secteur. La contamination observée pourrait toucher de grandes zones et altérer la qualité de l'eau de puits privés.

Des activités récréatives compromises

L'ensemble des cours d'eau du bassin subissent une importante contamination microbienne d'origine surtout agricole. Des dépassements fréquents de la norme de 200 coliformes fécaux par 100 millilitres d'eau limitent les activités de contact direct avec l'eau, comme la baignade. Les sites de baignade qui existaient autrefois le long de la Boyer ne sont plus fréquentés. Le lac Saint-Charles est aujourd'hui le principal lieu de baignade sur le territoire. Les activités de contact indirect, comme la pêche, le piégeage et le canotage, peuvent aussi présenter certains risques pour la santé, sauf dans les huit derniers kilomètres de la Boyer.

Photo de deux personnes en canot

Les poissons: un équilibre précaire

Entre 1971 et 1992, le nombre d'espèces de poissons inventoriées dans le bassin est passé de 33 à 20 espèces. La disparition de 13 d'entre elles, dont le grand brochet, serait attribuable à la mauvaise qualité de l'eau et aux modifications de l'habitat. Les conditions du milieu expliqueraient aussi la diminution de l'abondance de 10 autres espèces, incluant l'omble de fontaine. La répartition spatiale de 8 espèces s'est légèrement élargie au cours de ces années.

Photo d'une personne qui pêche

Le cas particulier de l'éperlan arc-en-ciel

Par le passé, l'éperlan arc-en-ciel du Saint-Laurent venait se reproduire dans les deux derniers kilomètres de la rivière Boyer, un secteur qui a longtemps constitué le principal lieu de reproduction de cette espèce dans le moyen estuaire. L'importante population d'éperlan supportait alors une pêche sportive fort courue et une pêche commerciale. À partir de 1960, ce poisson a progressivement délaissé la frayère pour la déserter complètement au milieu des années 80. L'interdiction de pêche promulguée en 1977 n'a pas suffi à rétablir la population.

L'envahissement du milieu par les sédiments fins et les algues, là où se fixaient les oeufs d'éperlan, jouerait un rôle dans la baisse de la reproduction du poisson. De même, certaines substances présentes dans l'eau en raison des activités agricoles masqueraient celles qui permettent à l'éperlan de retrouver son site de frai ou agiraient comme un agent répulsif. Des hypothèses qu'il reste à vérifier...

Photo d'un échantillonnage

Échantillonnage du périphyton sur la frayère à éperlan au printemps 1997.

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