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Le Ministère et les insectes piqueurs

Mise à jour : janvier 2017

  1. Le contexte

    1.1 Le Plan d’intervention gouvernemental pour la protection de la population contre le virus du Nil occidental
     
  2. Le rôle du Ministère
  3. L’encadrement réglementaire

    3.1 La Loi sur la qualité de l’environnement
    3.2 La Loi sur les pesticides

  4. Les insecticides utilisés

    4.1 Les larvicides Bacillus thuringiensis var. israelensis et Bacillus sphaericus
    4.2 Le larvicide méthoprène
    4.3 Les adulticides : resméthrine, perméthrine et malathion


1. Le contexte

Le Québec constitue un vaste territoire couvert principalement de forêts, de lacs et de rivières. Ces aires naturelles sont favorables à la prolifération de nombreuses espèces d'insectes piqueurs, notamment les simulies (mouches noires) et les moustiques (maringouins). Alors que les larves de simulies se développent surtout dans les eaux des déversoirs de lacs et de rapides à fond rocheux, les larves de moustiques pullulent dans les milieux où il y a présence de tourbières, de marais et de marécages ainsi que dans les eaux stagnantes. On ne trouve aucun gîte de développement des larves de moustiques dans les ruisseaux et les rivières.

Ochlerotatus triseriatus
Ochlerotatus triseriatus
Source :
CDC's Public Health Image Library

Contrairement aux insectes piqueurs de certaines régions où le climat est plus chaud, les insectes d’ici ne présentent qu'un risque très faible de transmission de maladies mortelles aux humains. Toutefois, les insectes piqueurs peuvent incommoder sérieusement de nombreuses personnes (p. ex., les résidents, les travailleurs et les amateurs de plein air). En effet, leurs piqûres peuvent causer de fortes démangeaisons, voire une grave réaction allergique. Certains moustiques peuvent également être vecteurs du virus du Nil occidental, une maladie infectieuse qui peut s’avérer grave dans de très rares cas.

Dans les municipalités, les moustiques sont les insectes piqueurs les plus nuisibles. Leur prolifération résulte de la présence de nombreux sites inondés où l'eau stagne de façon semi-permanente. La plaine de débordement du fleuve Saint-Laurent, ses principaux tributaires et les nombreuses îles qu'on y trouve, de même que les zones résidentielles, industrielles ou agricoles, où le réseau de drainage est inadéquat, sont autant de milieux propices au développement des moustiques.

Les nuisances causées par les insectes piqueurs peuvent amener les municipalités et les établissements touristiques (campings, stations touristiques, etc.) à les contrôler pour faciliter la pratique d’activités quotidiennes.

En raison de la grande distance que peuvent parcourir les insectes adultes en vol, l’usage d’un adulticide, c’est-à-dire un insecticide qui a comme cible l’adulte d’un insecte, n'a qu'une efficacité très limitée dans le temps. Les traitements sont donc axés sur le contrôle des larves (au moyen d’un larvicide, un insecticide qui a comme cible la larve d’un insecte). Pulvérisé directement sur l'eau où se trouvent des larves de moustiques et de simulies, le larvicide doit être utilisé à quelques reprises durant la saison estivale puisqu’on compte plus d'une émergence d'insectes et que les diverses espèces ont des développements physiologiques différents.

Quel que soit le responsable du programme de contrôle des insectes piqueurs, il est nécessaire d'analyser plusieurs facteurs humains, techniques, économiques et environnementaux avant de réaliser une intervention.

1.1 Le plan d’intervention encadre les activités de surveillance et d’intervention au Québec

Culex quinquefasciatus
Culex quinquefasciatus
Source : CDC's Public Health Image Library

Le virus du Nil occidental (VNO) est une maladie qui se transmet à l’humain par un moustique après que ce dernier ait lui-même piqué un oiseau infecté. Ce virus est apparu pour la première fois en Amérique du Nord en 1999 dans la ville de New York et aux alentours. Au cours des années subséquentes, son aire de distribution géographique a connu une expansion en Amérique du Nord. En effet, au cours des années 2002 et 2003, le VNO s’est rapidement installé dans plusieurs États américains et provinces canadiennes. Au Québec, les cas humains de VNO ont surtout été observés en 2002 et 2003, où on a enregistré respectivement 20 et 17 cas d’infection.

Pour faire face à la situation et protéger la santé de la population, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), a élaboré un plan d’intervention contre le VNO. Ce plan a été adopté en 2002 et a fait l’objet de mises à jour en 2003, 2004, 2005 et 2006. Un programme de surveillance des cas humains, aviaires, équins et entomologiques (surveillance des moustiques) avait été mis sur pied afin d’assurer un suivi de la situation. Les mesures de contrôle du VNO consistaient principalement en l’application de larvicides dans les zones à risque et en des activités de communication pour informer la population des moyens de protection personnelle.

De 2004 à 2010, une diminution du nombre de cas a été observée (de 1 à 5 cas par an). Par conséquent, la surveillance aviaire et entomologique de même que l’application de larvicides ont été interrompues en 2006 et 2007. Seules la surveillance humaine et la surveillance passive des animaux ont été maintenues à partir de 2007.

Cependant, depuis 2011, le Québec a connu une recrudescence du nombre de cas de VNO chez les humains, atteignant 42 cas en 2011 et 132 cas en 2012. À la lumière de ces nouvelles données épidémiologiques, le MSSS a dressé le Plan d’intervention gouvernemental 2013-2015 pour la protection de la population contre le VNO, en collaboration avec ses partenaires, dont le MDDELCC.

La stratégie qui est retenue pour 2013-2015 est basée sur une analyse du risque que représente le VNO au Québec et sur une analyse des interventions qui ont été effectuées au cours de la dernière décennie au Québec et ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Le plan d’intervention préconise le respect de la législation en vigueur en matière de lutte contre le VNO et prévoit l’utilisation de tous les types de mesures possibles, telles que les mesures de protection personnelle, domestique, communautaire et municipale, ainsi qu’une campagne de communication auprès de la population et des professionnels de la santé. Le plan prévoit aussi l’application préventive de larvicides dans les zones jugées à risque. Les larvicides comprennent plusieurs formulations commerciales de Bacillus thuringiensis var. israelensis, de Bacillus sphaericus et de méthoprène.

Enfin, un programme de surveillance des cas humains et des moustiques vecteurs infectés par le VNO a été mis sur pied afin d’assurer un suivi de la situation.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter les rubriques suivantes :

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2. Le rôle du Ministère

L’un des objectifs du Ministère est de s’assurer que l’utilisation de pesticides, notamment celle des larvicides, soit faite de manière sécuritaire, rationnelle et de façon à réduire au minimum les effets sur l’environnement.

Dans le cadre du Plan d’intervention gouvernemental pour la protection de la population contre le virus du Nil occidental, le Ministère joue un rôle de consultation et de collaboration avec les autres ministères partenaires dans la gestion de ce dossier afin de protéger la population québécoise.

En plus d’être consulté sur le plan d’intervention, le Ministère est interpellé principalement lors de l’utilisation d’insecticides. En effet, le plan d’intervention prévoit l’application des insecticides les moins toxiques, comme les larvicides biologiques Bacillus thuringiensis var. israelensis (Bti) et Bacillus sphaericus (Bsph), et le méthoprène.

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3. L’encadrement réglementaire

Deux lois administrées par le MDDELCC régissent l’utilisation des pesticides au Québec, soit la Loi sur la qualité de l'environnement et la Loi sur les pesticides.

3.1 La Loi sur la qualité de l'environnement

D’une part, en vertu du Règlement relatif à l’application de la Loi sur la qualité de l’environnement, certaines activités nécessitent l’obtention préalable d’un certificat d'autorisation du MDDELCC :

  1. L’application d’un pesticide dans un milieu aquatique pourvu d’un exutoire superficiel vers un bassin hydrographique;
  2. L’application d’un pesticide autre qu’un phytocide ou que le Bacillus thuringiensis var. kurstaki), par voie aérienne, dans un milieu forestier ou à des fins non agricoles.

L’application d’un larvicide dans un milieu aquatique pourvu d’un exutoire (p. ex., un ruisseau, une rivière, un lac, un étang, un marais, un marécage, une tourbière ou un fossé) nécessite un certificat d’autorisation délivré par le MDDELCC. Par ce processus d'autorisation, le MDDELCC s’assure que toutes les mesures nécessaires pour minimiser les effets sur la santé humaine et sur l’environnement ont été prises dans le contexte où leur utilisation est nécessaire aux endroits ciblés. Chaque année, environ 40 municipalités du Québec et autres promoteurs souscrivent à un programme annuel de contrôle des insectes piqueurs. Dans tous ces cas, le traitement aux larvicides est appliqué pour régler un problème de nuisances.

D’autre part, en vertu du Règlement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement, tout programme ou projet de pulvérisation aérienne de pesticides dans un milieu forestier ou à des fins non agricoles sur une superficie de 600 hectares ou plus est assujetti à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement : étude d’impact, audiences publiques possibles et décret du Conseil des ministres.

La Directive 017 : Demande de certificat d'autorisation pour l'utilisation de pesticides (PDF, 754 Ko)  précise les exigences imposées par le MDDELCC pour l'obtention d'un certificat d'autorisation pour l'utilisation de pesticides.

3.2 Loi sur les pesticides

Le Règlement sur les permis et les certificats pour la vente et l'utilisation des pesticides des pesticides, édicté en vertu de la Loi sur les pesticides, prévoit que l’entreprise qui utilise un pesticide des classes 1 à 4 doit posséder un permis délivré par le MDDELCC. De plus, les employés qui appliquent le pesticide doivent être titulaires d’un certificat ou travailler sous la surveillance d’un titulaire de certificat sur les lieux de l’activité. Ce certificat est délivré lorsque le demandeur a réussi l'examen prescrit ou reconnu par le MDDELCC. Le certificat permet de s’assurer que l’utilisateur possède une certaine connaissance des risques associés à l’utilisation des pesticides afin que leur application soit faite de manière sécuritaire.

Ainsi, l’entreprise qui effectue des traitements contre les insectes piqueurs doit être titulaire d’un permis de sous-catégorie C9 ou D9 « Application pour le contrôle des insectes piqueurs », selon qu’elle effectue les traitements contre rémunération ou non. Lorsque l’entreprise effectue ces traitements par aéronef (c’est-à-dire par voie aérienne), elle doit être titulaire d’un permis de sous-catégorie C1 ou D1 « Application par aéronef ». Enfin, les traitements ne peuvent être réalisés que par des individus titulaires d’un certificat relatif au permis, soit de sous-catégorie CD1 « Certificat pour application par aéronef » ou CD9 « Certificat pour application pour le contrôle des insectes piqueurs », ou travailler sous la surveillance d’une personne ayant cette certification.

Il est important que l’utilisateur de pesticides possède des connaissances spécifiques aux insectes piqueurs. Il doit notamment pouvoir les identifier et connaître le cycle de développement des moustiques ainsi que le mode d’action des pesticides. Ceci lui permet de s'assurer de l'efficacité des traitements effectués et de limiter les risques pour l’environnement, surtout s'il y a présence d’un exutoire qui pourrait entraîner le pesticide en aval.

De plus, toute entreprise titulaire d'un permis ou tout individu titulaire d’un certificat exigé en vertu de la Loi sur les pesticides doit se conformer aux exigences du Code de gestion des pesticides qui visent, entre autres, l’application, l’entreposage et la préparation des pesticides.

Des larvicides d’usage domestique sont homologués pour être appliqués dans les étangs ornementaux, les canaux d’irrigation et les terres boisées. L’application de ces produits d’usage domestique par un particulier ne requiert ni permis ni certificat. Toutefois, leur usage doit s’effectuer conformément aux instructions du fabricant, inscrites sur l'étiquette du pesticide, et aux exigences du Code de gestion des pesticides.

Note : Un traitement sur une petite surface (p. ex., un terrain privé) n’éliminera pas la présence des moustiques, puisque ceux-ci se déplacent en volant. L’efficacité d’un traitement résulte d’applications sur une grande superficie, notamment à l’échelle d’une municipalité.

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4. Les insecticides utilisés

Pour contrôler efficacement les populations d'insectes piqueurs, trois larvicides peuvent être appliqués dans le milieu aquatique par voie terrestre ou aérienne. Généralement, on utilise le Bacillus thuringiensis var. israelensis (Bti), vient ensuite le Bacillus sphaericus (Bsph) et finalement le méthoprène.

En vertu de l’article 51 du Code de gestion des pesticides, aucune entreprise, même si elle est titulaire d’un permis pour le contrôle des insectes piqueurs, ne peut appliquer un pesticide pour contrôler la présence de mouches noires ou de moustiques adultes. Cette pratique n’est autorisée que dans le cas d’une application résiduelle d’adulticides (c’est-à-dire l’application d’un insecticide dans l’air qui a comme cible l’adulte d’un insecte) effectuée de manière complémentaire à une application de larvicides.

Ainsi, les adulticides ne peuvent être utilisés dans le cadre des programmes de contrôle des insectes piqueurs pour des raisons de nuisance et d’inconfort de la population. Ils restent cependant disponibles dans le cas où le Québec devrait faire face à une problématique épidémique pour laquelle un plan d’urgence de protection de la santé publique serait en vigueur. Dans un tel cas, les adulticides composés de D-trans alléthrine, de pyréthrine, de perméthrine ou de malathion pourraient être appliqués de façon localisée dans l’air (à l’aide de brumisateurs).

4.1 Les larvicides Bacillus thuringiensis var. israelensis et Bacillus sphaericus

bacillus thuringiensis israelensis
bacillus sphaericusBactérie Bacillus thuringiensis var. israelensis (A) et bactérie Bacillus sphaericus (B) en phase de sporulation, montrant la spore (S) et le cristal (C) contenant les toxines actives (photographie au microscope électronique). Source : Jean-François Charles, Institut Pasteur, Paris

Le Bacillus thuringiensis var. israelensis (Bti) et le Bacillus sphaericus (Bsph) sont des bactéries qui vivent naturellement dans les sols et qui produisent, lors de la sporulation, une protéine cristallisée (appelée « cristal ») toxique pour les larves de moustiques et de simulies. Ils sont utilisés depuis des années comme larvicides biologiques pour contrôler efficacement les populations d'insectes piqueurs.

Le Bti et le Bsph sont pulvérisés sous forme liquide (lors des applications terrestres) ou épandus sous forme granulaire (lors des applications aériennes) directement sur l’eau, où se trouvent les gîtes de développement larvaire de moustiques ou de simulies. Les bactéries en suspension dans l’eau sont alors ingérées par les larves. Lors de la planification d’un programme de contrôle des insectes piqueurs, il est donc obligatoire de circonscrire les gîtes larvaires, de recenser les espèces et de suivre leur développement.

Le mécanisme d'action toxique du Bti et du Bsph est très spécifique puisqu’il n’est possible que dans certaines conditions, soit :

  • ingérer le cristal (produit lors de la sporulation);
  • posséder un tube digestif à pH hautement alcalin;
  • posséder les enzymes capables de libérer les molécules protéiques toxiques;
  • et posséder les récepteurs spécifiques aux molécules protéiques toxiques.

Les molécules protéiques toxiques détruisent alors les parois intestinales des larves, causant la mort de l’insecte en moins de 48 heures.

Larves du genre Culex sp
Larves du genre Culex sp
Source : CDC's Public Health Image Library

Reconnus comme des produits très sélectifs (c’est-à-dire toxiques pour un très petit nombre d’espèces), le Bti et le Bsph présentent des risques allant de négligeables à nuls pour les organismes vertébrés et invertébrés non ciblés comme les mammifères, les oiseaux, les poissons, les batraciens, les abeilles et les invertébrés aquatiques (p. ex., mollusques, crustacés, libellules, demoiselles, coléoptères, patineuses, etc.).

Enfin, la durée de vie d'un cristal de Bti et du Bsph n'est pas précisément connue, mais comme toute matière organique, les cristaux sont éventuellement dégradés, notamment par les rayons solaires et les microorganismes.

Pour plus d’information sur le Bti, vous pouvez consulter les documents ci-dessous :

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4.2 Le larvicide méthoprène

Le méthoprène, aussi appelé « (S)-méthoprène », est un régulateur de croissance analogue à l’hormone juvénile qui est naturellement présente chez les moustiques. Au Canada, il a été homologué pour un premier usage en 1977.

Traitement moustique milieu terrestre
Traitement moustique application aérienneSource : G.D.G. Environnement Ltée

Pour être efficace sur les moustiques, ce larvicide doit être appliqué directement sur l’eau où se trouvent les larves de moustiques. Lorsque ces dernières sont exposées au méthoprène, leur cycle biologique est perturbé, car la présence constante de l’hormone juvénile empêche leur développement et le passage du stade larvaire au stade adulte. Au lieu d’avoir un effet toxique direct sur l’insecte, comme c’est le cas du Bti et du Bsph, le méthoprène agit de façon indirecte en interférant dans le cycle biologique de l’insecte. Le facteur critique de l’effet toxique du méthoprène est le moment du traitement en relation avec le stade de développement de l’insecte.

Le méthoprène est reconnu comme faiblement toxique pour les oiseaux, les poissons d'eau douce, les abeilles, les mollusques et les crustacés. Toutefois, il est très toxique pour certains invertébrés aquatiques d’eau douce (p. ex., les daphnies) et modérément toxique pour les algues.

Dans l’eau, le méthoprène est rapidement dégradé par la lumière (demi-vie de un jour). Il est peu persistant dans les sols, et son potentiel de lessivage est faible. Il présente donc peu de risques de contamination des eaux souterraines. La biodégradation microbienne constitue la voie principale de dégradation dans les sols.

Pour plus d’information sur le méthoprène, vous pouvez consulter les fiches suivantes :

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4.3 Les adulticides : resméthrine, perméthrine et malathion

Contrairement aux larvicides utilisés dans le cadre des programmes de contrôle d’insectes piqueurs, les adulticides ont des impacts importants sur les espèces non ciblées. À ce jour, aucun des adulticides homologués contre les moustiques n’est sélectif; leur niveau de toxicité varie selon le produit et d’une espèce à l’autre. Ils sont toxiques pour les insectes non ciblés (p. ex., les abeilles) et ils peuvent l’être pour les organismes aquatiques (p. ex., les poissons, les mollusques et les crustacés). Pour les humains, les mammifères et les oiseaux, ils présentent également certains risques (p. ex., certains présentent possiblement des effets cancérigènes chez l’humain).

Appliqués dans l’air par brumisation (sous forme de fines gouttelettes suffisamment légères pour être facilement transportées par le vent), les adulticides pénètrent directement dans le corps de l'insecte à travers les pores par lesquels l’insecte respire, ce qui cause sa mort. La brumisation est une technique qui permet de réduire les quantités d'insecticides nécessaires tout en étant une solution efficace et respectueuse de l'environnement.

Pour plus d’information sur les adulticides, vous pouvez consulter les fiches suivantes :