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Les moustiques chez vous

Aedes albopictus
Aedes albopictus
source : CDC's Public Health Image Library


Les pneus usagés entreposés à ciel ouvert constituent un gîte larvaire idéal pour certaines espèces de moustiques.
source : CDC's Public Health Image Library

Contexte

Avec la présence du virus du Nil occidental au Québec, détecté en 2002, et la nuisance que peuvent occasionner les moustiques, plusieurs personnes peuvent envisager de réaliser des traitements contre ces insectes sur leur propriété. Nous vous invitons à lire ces informations si cela est votre intention.

Approche retenue pour le virus du Nil occidental au Québec

L’évaluation des mesures à prendre pour réduire la transmission du virus du Nil occidental par les moustiques est complexe car plusieurs facteurs doivent être pris en compte. La pondération de chacun de ces facteurs permet de prendre la bonne décision. Les mesures d’intervention doivent être progressives et pondérées, et les risques associés au mode d’intervention doivent être évalués par rapport aux risques de propagation du virus. Une municipalité ou des citoyens ne peuvent prendre la décision d’intervenir ou non; elle revient au ministère de la Santé et des Services sociaux.

L'application de pesticides contre les moustiques

Des entreprises effectuent des traitements contre les insectes piqueurs. Elles doivent toutefois détenir un permis du Ministère et les traitements ne peuvent être réalisés que par des gens qui détiennent un certificat décerné par le ministère pour le contrôle des insectes piqueurs (CD9). En effet, les traitements contre les insectes piqueurs demandent des connaissances spécifiques. De plus, l’application de pesticides dans l’eau, surtout s'il y a un exutoire qui risque d'entraîner le pesticide en aval, requiert certaines connaissances afin de réduire la présence de ces produits dans l’environnement. De bonnes connaissances sur l’identification et le cycle de développement des moustiques ainsi que sur le mode d’action des pesticides sont importantes, car certains traitements pourraient ne pas atteindre l’insecte, ce qui entraînerait inutilement une contamination de l’environnement. De plus, certaines espèces de moustiques n’ont pas l’être humain comme cible privilégiée. Leur élimination pourrait donc être inutile.

Par ailleurs, en vertu de la réglementation, aucune entreprise, même celle titulaire d’un permis pour le contrôle des insectes piqueurs, ne peut appliquer un pesticide pour contrôler la présence de mouches noires ou de moustiques adultes. Le seul cas où cette pratique est autorisée est lorsqu’il s’agit d’une application résiduelle d’adulticides effectuée en complémentarité à une application de larvicides.

Les insecticides et vous

Certaines personnes peuvent envisager des traitements sur leur propriété possiblement avec des larvicides (qui tuent les larves d’insectes). Il est important de savoir que l’utilisation de pesticides, même de faible toxicité, présente certains risques. En effet, l’élimination des moustiques présents dans les marais peut perturber quelque peu l’écosystème. Il faut se rappeler que les moustiques sont une source de nourriture pour les poissons et les grenouilles et qu’ils ont ainsi un rôle à jouer dans l’environnement. Par conséquent, on ne devrait effectuer un traitement contre les moustiques qu’après avoir fait le bilan des effets négatifs et positifs et en gérant les risques. Bien que la toxicité des larvicides soit faible, il est essentiel d’appliquer le bon dosage lors de l’utilisation de ces produits et de respecter les instructions inscrites sur l’étiquette.

De plus, un traitement sur une petite surface comme celle de votre terrain n’éliminera pas la présence des moustiques, car ceux-ci peuvent se déplacer en volant. Ainsi, pour être efficaces, les traitements doivent être effectués sur une certaine superficie, notamment à l’échelle d’une municipalité, une fois les risques évalués et jugés acceptables. L’application d’un larvicide (par exemple : le B.t.i.) ou d’un autre pesticide dans un milieu aquatique pourvu d’un exutoire, comme un lac, un ruisseau, une rivière ou un fossé, nécessite un certificat d’autorisation du Ministère. Sachez, enfin, qu’on ne retrouve pas de larves de moustiques dans les ruisseaux et les rivières.

Ce que vous pouvez faire avant d’envisager l’utilisation d’insecticides

Les moustiques se développent dans l'eau stagnante. Vous pouvez réduire la quantité de moustiques dans votre environnement, par exemple en éliminant les sites potentiels de reproduction de moustiques dans votre voisinage en enlevant ou en asséchant l'eau stagnante qui peut s'accumuler dans les objets extérieurs tels que les vieux pneus, les réservoirs d'eau de pluie, les jouets, les chaudières et les barils etc. Ne drainez pas les milieux humides comme les étangs, marais ou marécages qui sont des milieux riches en biodiversité et protégés par la réglementation.

Vous pouvez vous protéger des piqûres de moustiques en installant une moustiquaire en bon état aux portes et aux fenêtres de la maison, aux tentes et aux abris de camping, ainsi qu'autour des landaus des bébés. Pour les activités ou le travail à l'extérieur, portez des vêtements tissés serré, longs et de couleurs claires, sans oublier les bas, les souliers ou les bottes de travail, et le chapeau. Fermez les ouvertures de vos vêtements aux poignets et aux chevilles. Évitez de vous exposer aux piqûres de moustiques durant la période où ils sont les plus actifs, soit tôt le matin et à la tombée du jour et en utilisant les répulsifs de façon raisonnable et seulement pour prévenir plus efficacement les piqûres de moustiques lors de vos activités extérieures (ministère de la Santé et des Services sociaux, 2003).

Vous pouvez consulter le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux sur le virus du Nil occidental pour plus d'information ainsi que le site de Santé Canada concernant les insectifuges.


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