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Les Phénix de l’environnement

Fiches des gagnants 1999

Phénix de la conservation de la biodiversité

Les Phénix de la conservation de la biodiversité visent à reconnaître les initiatives, les actions ou les réalisations touchant la préservation et la protection de la faune et de la flore indigènes et des écosystèmes naturels.

  • Municipalités, regroupements municipaux, entreprises, institutions ou organismes

Le Comité intermunicipal pour la protection du plan d’eau des Trois Lacs, Centre-du-Québec

Pour l'approche globale de son projet de protection et de mise en valeur du plan d'eau des Trois Lacs qui constitue un très bel exemple de concertation intermunicipale.

Le lac Les Trois Lacs subit depuis plusieurs années une détérioration de sa qualité par l’ensablement de plus en plus important de ses parties situées à l’intersection de ses affluents, causé principalement par l’érosion sévère des rives de ces derniers.

Quatre municipalités (Saint-Rémi de Tingwick, Tingwick, Trois Lacs et Wotton) ont décidé de collaborer ensemble afin de protéger et améliorer le lac Les Trois Lacs, en collaboration avec d’autres organismes tels l’Association des propriétaires riverains, le Club de chasse et de pêche et les MRC Arthabaska et Asbestos. Le comité intermunicipal ainsi formé a élaboré et mis en oeuvre dès 1998 un plan quinquennal des travaux envisagés pour améliorer le lac. Le projet vise à stabiliser les zones d’érosion pour maintenir et créer des zones de fraie, plus particulièrement pour le doré jaune.

  • Organismes sans but lucratif

Fondation Les oiseleurs du Québec inc.

Pour le caractère innovateur et progressiste de son projet de conservation d’un corridor vert forestier en paysage agricole. Ce projet constitue la première application au Québec d’un concept de conservation de la biodiversité.

Depuis les dernières décennies, la forêt a été remplacée par des villes, des routes, des industries et par l’agriculture, ce qui a entraîné la disparition de nombreux habitats pour la faune et par conséquent, une baisse de la diversité biologique. Récemment, il a été démontré que la conservation de certaines parcelles forestières stratégiquement localisées sur le territoire permet de résoudre ce problème. Cette succession de boisés est aussi appelée corridor vert forestier.

La Fondation Les oiseleurs du Québec inc., un organisme sans but lucratif de Saint-Nicolas qui regroupe des professionnels en biologie, en gestion de projet et des techniciens spécialisés, a mis sur pied un projet pilote de corridor forestier dans la MRC Bas-Richelieu. Sa réalisation a exigé la concertation de nombreux intervenants locaux (organismes en environnement, MRC, municipalités, etc.).

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Phénix de l’utilisation durable et de la restauration de la biodiversité

Ces Phénix visent à reconnaître les initiatives qui ont permis l’exploitation des ressources biologiques et des écosystèmes, en tenant compte des exigences du maintien à long terme de la biodiversité et des processus écologiques propres à ceux-ci. Ces prix visent aussi à reconnaître des réalisations qui ont favorisé l’amélioration de la biodiversité par la remise en état de milieux naturels dégradés ou perturbés, ou par la restauration de population d’espèces animales et végétales indigènes, particulièrement des espèces en déclin.

  • Municipalités, regroupements municipaux, entreprises, institutions ou organismes

Les consultants en environnement Argus inc., Sainte-Foy

Pour le travail gigantesque investi dans le développement d’une méthodologie de restauration et de stabilisation des berges à l’aide de végétaux qui constitue une référence en la matière.

L’érosion des rives constitue un phénomène naturel connu. Les interventions humaines, les modifications hydrauliques des cours d’eau ainsi que les phénomènes pluviométriques inusités de plus en plus fréquents engendrent par érosion de sérieuses dégradations des écosystèmes riverains. Bien souvent, ces dégradations résultent en pertes de milieux naturels qui seront amplifiées si les ouvrages de stabilisation subséquents ne sont pas conçus avec des techniques adéquates pour les conditions écologiques du milieu.

Le projet réalisé par Les consultants Argus inc. a permis de mettre en lumière tout le potentiel des techniques d’armatures végétales pour des fins de restauration de milieux naturels. Elles visent par le fait même à pallier, de façon respectueuse de l’environnement, à l’utilisation systématique de l’empierrement des rives comme technique de stabilisation.

  • Entreprises ou producteurs des secteurs agricole et sylvicole

Horticulture Indigo S.E.N.C., Ulverton

Pour le caractère unique de cette entreprise agricole et ses efforts en matière d’éducation et de conservation de la diversité génétique.

En opération depuis 1993, Horticulture Indigo est une entreprise agricole spécialisée dans la production et la distribution de plantes indigènes et sauvages du Québec. Les végétaux produits sont destinés au marché de la naturalisation (restauration des milieux naturels) de même qu’au marché horticole. L’entreprise produit plus d’une centaine d’espèces sauvages, la plupart indigènes, issues exclusivement de graines ou de boutures.

La présence d’Indigo sur le marché permet aux intervenants en aménagement de concevoir des projets sans avoir à exclure la strate herbacée, comme ce fut longtemps le cas. Grâce à Indigo, les disponibilités sont accrues et on peut plus facilement implanter des espèces herbacées spécifiques dans un projet de naturalisation. Ceci constitue une avancée importante dans le domaine de la restauration de la biodiversité.

  • Organismes sans but lucratif

Corporation de gestion des rivières des Bois-Francs

Pour le caractère novateur et durable de son projet de restauration et de mise en valeur de la rivière Nicolet qui constitue un modèle de concertation pour un projet de gestion de pêche en territoire privé.

En 1998, la Corporation de gestion des rivières des Bois-Francs (CGRBF) a réalisé un projet de restauration et de mise en valeur d’un tronçon de 10 km de la rivière Nicolet. Parmi les travaux réalisés, mentionnons la réalisation de 4 seuils et 22 déflecteurs en roches, le reboisement de 19 143 arbres, le retrait de 3 tonnes de déchets du milieu, la protection de 868 m de berges et l’aménagement de 11 Km de sentiers.

Ce projet a été rendu possible grâce à l’implication de nombreux intervenants financiers et surtout, par la collaboration de 51 propriétaires des berges et du lit de la rivière ainsi que du droit de pêche. Ces propriétaires ont signé une entente de 15 ans pour permettre l’accessibilité à cette ressource naturelle.

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Phénix des systèmes de gestion environnementale

Le Phénix des systèmes de gestion environnementale valorise la mise en place de systèmes de gestion environnementale, incluant les systèmes de type ISO 14001.

  • Municipalités, regroupements municipaux, entreprises, institutions ou organismes

Centre d’affaires Windsor de Papiers de communication Domtar

Pour son système de gestion environnementale de qualité qui englobe l’environnement, la santé et la sécurité ainsi qu’un important volet communautaire.

Le Centre d’affaires Windsor de Papiers de communication Domtar produit annuellement 540 000 tonnes de papier photocopie et offset. C’est la première papetière au monde à avoir adhéré intégralement au programme Gestion responsablemd de l’Association canadienne des fabricants de produits chimiques. Ce programme implanté dans 42 pays, a été créé en vue d’assurer la protection de l’environnement, des travailleurs et des collectivités où les entreprises participantes exercent leurs activités.

Depuis 1996, le programme de gestion environnementale s’applique selon un processus d’amélioration continue, en collaboration avec les 1000 employés et la communauté. L’entreprise maintient des relations étroites avec les 5 municipalités entourant l’usine et a mis en place un comité de citoyens dont le rôle premier est de l’informer des préoccupations de la communauté face à ses activités.

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Phénix de l’innovation, de l’exportation et de l’utilisation de technologies

Ces Phénix sont dédiés, d’une part, aux entreprises et aux centres de recherches qui se sont distingués dans le développement de produits ou de procédés novateurs en environnement. D’autre part, ils sont destinés aux entreprises ayant fait leur marque au chapitre de l’exportation de produits, de technologies ou de savoir-faire liés à la protection de l’environnement ainsi qu’aux entreprises des secteurs primaire et secondaire utilisant des produits, des technologies ou des procédés très performants.

  • Entreprises ou centres de recherches ayant développé des produits ou des procédés

SNC-LAVALIN Environnement inc., Longueuil

Pour le développement d’une technologie de contrôle des émissions fugitives industrielles efficace et applicable à plusieurs problèmes environnementaux et dont la contribution potentielle au développement durable mondial est importante.

SNC-LAVALIN Environnement a développé un savoir-faire pour le contrôle des émissions fugitives de procédé afin de satisfaire aux demandes des industries pétrolière et chimique. Les rejets de ce type d’industrie dans l’atmosphère ont deux sources principales : les sources fixes facilement contrôlables et les sources fugitives, beaucoup plus difficiles à cerner mais responsables de quantités appréciables de rejets dans l’atmosphère.

La technologie mise au point par SNC-LAVALIN Environnement, et dont l’élément-clé est le logiciel DÉFImd, permet de recenser et de mesurer 100 000 composantes, en vue de colmater les fuites dans un délai raisonnable. Au cours de 1998, le succès de DÉFI s’est concrétisé par son adoption par les principales sociétés pétrochimiques au Canada et par plusieurs sociétés en Europe et au Brésil. Des implantations sont prévues en Asie en 1999.

  • Entreprises exportatrices de produits, de technologies ou de savoir-faire

GSI Environnement, Sherbrooke

Pour sa stratégie d’exportation de technologies et savoir-faire québécois dans le domaine de la réhabilitation de sites pollués et de décharges sur les marchés européen et africain.

GSI Environnement est une société privée québécoise qui œuvre dans la gestion des déchets et des matières résiduelles, la valorisation de biomasses et la gestion de sites contaminés. Stimulée par le potentiel du marché mondial, GSI décide de commercialiser ses technologies par le biais d’un transfert technologique dans le cadre d’un partenariat sur des marchés étrangers.

En septembre 1997, la création d’une société française indépendante Ortec-GSI Dépollution (OGD) avec un partenaire industriel français, lui ouvre les portes des marchés européen et africain et lui permet d’exporter ses technologies. En 1998, la nouvelle société réalise un chiffre d’affaires de plus de 12 millions de francs en France. Pour 1999, s’ajoutent près de 20 millions de francs de contrats en France, au Gabon, en Angola et en Guinée.

  • Entreprises des secteurs primaire et secondaire utilisatrices de produits ou de procédés novateurs

Montell Canada inc., Varennes

Pour la mise en place volontaire d’un programme de contrôle et de réduction des émissions fugitives et d’un traitement de l’eau de refroidissement plus respectueux de l’environnement.

Montell Canada Inc. a effectué sur une base volontaire en 1998, des investissements importants à son usine pétrochimique de Varennes afin de préserver la qualité de l’environnement. L’entreprise a mis en place un programme de contrôle et de réduction des émissions fugitives de composés organiques volatils (COV) qui a permis de réduire de 38 % les émissions de COV à l’atmosphère. C’est la première compagnie au Québec à avoir complété le programme de réduction des émissions de COV pour se conformer aux critères du Conseil canadien des ministres de l’Environnement.

L’entreprise a également effectué le changement du biocide à la tour de refroidissement de l’usine en remplaçant le chlore par l’hypobromite de sodium, un composé plus respectueux de l’environnement et ce, malgré des coûts annuels de trois fois supérieurs à ceux de l’utilisation du chlore.

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Phénix de la récupération

Les Phénix de la récupération s’adressent aux municipalités ou aux regroupements municipaux ayant mis sur pied un programme de récupération des matières résiduelles visant la réduction des déchets domestiques ou le traitement des matières récupérées en vue du recyclage et du compostage. Ces prix sont destinés également aux industries, commerces ou institutions (ICI) ayant établi un programme de réduction ou de récupération de leurs propres matières résiduelles, ainsi qu’aux organismes sans but lucratif ayant mis sur pied des programmes complémentaires de collecte sélective, tels que les ressourceries.

  • Municipalités ou regroupements municipaux de 25 000 habitants et plus

Régie intermunicipale de gestion des déchets de la Mauricie

Implanté graduellement et de façon continue depuis 1994, le plan directeur de la RIGDM a misé sur le regroupement des municipalités et des divers intervenants concernés par la gestion des matières résiduelles et s’est assuré un grand rayonnement dans la communauté.

Les programme de la RIGDM incluent des services comme la collecte sélective des matières recyclables de porte à porte, les collectes annuelles des résidus domestiques dangereux, l’ouverture du dépôt régional de résidus domestiques dangereux (RDD), le recyclage de pneus mis hors d’usage, le programme de récupération des feuilles mortes à l’automne et des sapins de Noël ainsi que la sensibilisation à ces activités. Se grefferont à ce programme en 1999, l’ouverture d’un centre de traitement de certains RDD et un plateau de ressourcerie.

Ces programmes qui touchent plus de 130 000 citoyens de quelque 30 municipalités, ont nécessité notamment la collaboration de 5 compagnies de transport, du centre de tri du Groupe RCM et du CFER Chavigny.

  • Municipalités ou regroupements municipaux de moins de 25 000 habitants

Municipalité de Saint-Donat

Pour la mise en place d’un programme de gestion intégrée des matières résiduelles qui inclut la collecte des matières compostables et qui a permis notamment la réouverture et l’amélioration du fonctionnement du centre de tri et de compostage.

En 1994, la municipalité de Saint-Donat installe un conteneur à la disposition de la population pour la cueillette des matières recyclables. Le succès de l’opération incite la municipalité à élaborer un programme de collecte sélective porte-à-porte sur tout son territoire en 1997. Un an plus tard, des bacs bruns accompagnés d’un muelli (petit bac pour la cuisine) sont distribués pour la collecte des matières compostables. Au printemps de 1999, ce sera le tour des textiles.

La municipalité qui veut réduire de 50 % la masse des déchets envoyés à l’élimination en l’an 2000 a même introduit une clause de pénalité / bonus reliée à l’atteinte de cet objectif dans son appel d’offres pour le choix d’un entrepreneur gestionnaire. Les résultats sont concluants : après seulement six mois d’opération, 36,47 % des matières résiduelles ne sont plus enfouies.

  • Industries, commerces et institutions

Merck Frosst Canada inc., Kirkland

Pour son programme de gestion intégrée de l’ensemble des matières résiduelles générées par l’entreprise qui inclut également des actions ayant permis une réduction importante des emballages.

Merck Frosst, une entreprise pharmaceutique installée à Kirkland, a implanté en 1994 un programme de récupération des matières résiduelles recyclables qui inclut le papier, le carton plat, le carton ondulé, le plastique, le verre, les canettes d’aluminium, le cuivre, le métal, les piles, les lampes fluorescentes, les palettes de bois, les barils de fibres, le gel de silice et le styromousse. Les solvants usés sont aussi récupérés. Toutes ces matières sont acheminées à des entreprises en mesure de les réutiliser dans leurs procédés, d’en recycler les composantes ou de les reconditionner.

Grâce à la collaboration des employés, le programme est très efficace. À titre d’exemple, la quantité de papier récupéré sur le site est passée de 30,7 tonnes métriques en 1994 à 88,7 tonnes métriques en 1998, soit une augmentation de 189 % en 5 ans.

  • Organismes sans but lucratif

La Ressourcerie du Lac-Saint-Charles

Pour ses activités de récupération et de revente de résidus domestiques qui intègrent avec efficacité protection de l’environnement et action sociale, et pour sa saine gestion financière qui en assure la pérennité et en fait un modèle à suivre.

Fondée en 1995, la Ressourcerie du Lac-Saint-Charles, est un centre de récupération et de revente de résidus domestiques donnés par les gens du milieu. Les activités de l’entreprise sont basées sur la remise en bon état et la transformation de ces surplus domestiques. De plus, ces activités permettent une « récupération » et un « recyclage » humains par la réinsertion et la création d’emplois durables. Depuis son ouverture, environ 70 personnes ont travaillé à la Ressourcerie et une cinquantaine de bénévoles ont collaboré à différentes étapes du projet.

Grâce à une gestion exemplaire, la Ressourcerie du Lac-Saint-Charles génère des surplus qui sont utilisés pour la création d’emplois et également pour satisfaire certains besoins de pays en voie de développement. La Ressourcerie aide également au démarrage d’autres ressourceries par son expertise et par des dons de matériel.

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Phénix de l’entrepreneurship en recyclage

Les Phénix de l’entrepreneurship en recyclage soulignent les activités et les réalisations ayant permis la mise en valeur des matières résiduelles par le réemploi, le recyclage ou le compostage. Il peut s’agir de matières résiduelles domestiques ou de résidus d’origine industrielle, commerciale et institutionnelle, y compris les pneus hors d’usage, les résidus domestiques dangereux, les matériaux secs, les matières organiques, les résidus halieutiques et autres.

  • Centres de tri

Centre de Tri Gaudreau inc., Victoriaville

Pour son projet de raffinement du tri du plastique et d’élargissement des marchés d’exportation qui témoigne du leadership de l’entreprise et de ses efforts d’innovation pour solutionner la problématique des plastiques.

Le Centre de Tri Gaudreau inc. situé dans le parc industriel de Victoriaville, a entrepris des recherches afin d’accroître son expertise relativement à la connaissance des plastiques et aux débouchés de ceux-ci. Il s’est également tourné vers la prospection afin d’établir un réseau de contacts au pays et à travers le monde. Pour pouvoir fournir les volumes exigés par les acheteurs, le Centre de Tri Gaudreau a établi des partenariats avec d’autres centres de tri du Québec afin de regrouper les matières plastiques en lots suffisants.

En plus de recycler le plastique, les installations du Centre de Tri Gaudreau lui permettent de trier les matières en 26 catégories différentes, ce qui lui confère une exclusivité pour la diversité des matières triées.

  • Industries, commerces, institutions ou organismes de 25 employés et plus

Les Composts du Québec inc., Saint-Henri

Pour le travail de pionnier accompli par cette entreprise au chapitre du compostage au Québec et l’expertise unique qu’elle a développée. La diversité des résidus qu’elle traite et la variété des produits issus de ses activités lui ont permis d’opérer de façon rentable et d’assurer sa pérennité.

Les Composts du Québec est une entreprise privée oeuvrant dans le domaine du compostage depuis 1979. Elle est aujourd’hui la plus grande entreprise canadienne spécialisée dans le traitement de résidus organiques d’origine urbaine (herbe et feuilles), industrielle (résidus papetiers, agroalimentaires) et agricole (fumiers). Elle exploite trois sites de compostage dont le principal est situé à Saint-Henri, dans la région de Québec. En 1982, l’entreprise produisait 5000 m3 de compost ; aujourd’hui, elle en produit 120 000 m3 !. L’entreprise compte 110 employés, quelque 1 000 clients et produit 40 terreaux différents à base de compost.

Les Composts du Québec a été pionnière dans le compostage à grande échelle de plusieurs types de matières putrescibles (lisier de porc, fruits et légumes, résidus papetiers et résidus d’abattoirs) et le développement de produits à valeur ajoutée.

  • Organismes sans but lucratif

Centre de récupération et de recyclage du linge du Grand Montréal, Saint-Hubert

Pour le leadership démontré par ses activités de récupération, de traitement et de réinjection des textiles dans les marchés de l’industrie et la pertinence de sa mission sociale.

Créé en 1992, le Centre de récupération et de recyclage du linge du Grand Montréal (C.R.R.L.G.M) a comme mission première la protection de l’environnement par l’opération d’un centre de tri et de traitement des textiles qui offre un lieu de travail et d’intégration socioprofessionnelle aux personnes ayant des limitations fonctionnelles.

L’entreprise récupère les textiles auprès des comptoirs vestimentaires du Grand Montréal et des autres régions du Québec grâce à la collaboration des récupérateurs régionaux. Les textiles et accessoires vestimentaires sont acheminés au Centre où la matière est triée sur convoyeurs afin de la diriger vers des marchés de réemploi ou de transformation. Au cours de l’année 1998, les opérations du Centre ont permis la mise en valeur de plus de 2250 tonnes métriques de textiles usagés et ont généré un revenu de 1,2 million de dollars.

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Phénix de l’éducation et de la sensibilisation

Les Phénix de l’éducation et de la sensibilisation visent à reconnaître les actions et les réalisations en matière d’éducation et de sensibilisation au développement durable.

  • Municipalités, entreprises, institutions, associations ou médias

Collège de Rosemont, Montréal

Pour sa démarche globale d’intervention en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable et l’aspect novateur de sa campagne de sensibilisation et d’éducation par l’action et l’intégration de l’environnement à la pédagogie.

Le Collège de Rosemont a mis sur pied un programme d’éducation et de sensibilisation au développement durable qui intègre l’environnement à des projets pédagogiques à l’intérieur des cours ou dans le cadre d’activités socioculturelles. Le programme s’inscrit dans une démarche globale d’intervention pour inciter les 3000 usagers du Collège de Rosemont à prendre part à l’effort collectif en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.

Parmi les aspects dignes de mention, mentionnons l’atteinte de l’autofinancement et la création d’emplois étudiants en environnement pour assurer la continuité des activités. Le partenariat et la collaboration avec d’autres organismes et avec la communauté avoisinante sont également à souligner. Enfin, la transférabilité de ce programme à d’autres maisons d’enseignement du secteur collégial ou universitaire, positionne le Collège de Rosemont comme un leader.

  • Établissements d’enseignement du niveau primaire et secondaire

École du Vallon, Gatineau

Pour l’envergure de son projet de plantation d’arbres à l’école qui aura un impact significatif sur l’amélioration de l’environnement et qui profitera à l’ensemble de la communauté. Longuement planifié et réalisé en partenariat avec le milieu, ce projet bénéficie de l’appui de collaborateurs solides et présente une approche éducative intéressante.

L’École du Vallon, une école primaire de 560 élèves située dans la ville de Gatineau, a élaboré un projet de naturalisation qui s’échelonne sur cinq ans. Les travaux prévus incluent la plantation dans la cour de l’école et sur le terrain de la ville qui est adjacent, de 240 arbres et de 330 arbustes indigènes de la région de l’Outaouais. Un amphithéâtre naturel, des plates-bandes, un sentier écologique, un petit étang et un champ refleuri seront aussi aménagés.

Ce projet profitera aux usagers de l’école et également à la communauté locale. En mai 1998, une première étape dans la concrétisation du projet a été franchie par la plantation de 150 arbres et 100 arbustes, le tout soutenu par une campagne de financement et un programme de parrainage lancé dans la communauté.

  • Individus ou organismes sans but lucratif

Table de concertation en environnement du Bas-Richelieu

Pour les efforts de sensibilisation uniques mis en place au sein de la MRC et les initiatives visant à concilier environnement durable et développement économique dans la région du Bas-Richelieu.

Créée en 1991, la Table de concertation en environnement du Bas-Richelieu a initié différents projets pour sensibiliser la région à l’importance de préserver un écosystème unique et à mettre en valeur les initiatives mises de l’avant au cours des dix dernières années. La Table a notamment assuré la réalisation de deux séries d’émissions sur divers aspects de l’environnement du Bas-Richelieu à l’intention des élèves de la Commission scolaire Sorel-Tracy, lesquelles ont été diffusées à la télévision communautaire à plusieurs reprises en 1998. La Table s’est également dotée en 1998 d’un portrait agroenvironnemental qui fait état de la qualité de l’environnement physique et humain du Bas-Richelieu.

Les initiatives de la Table sont d’autant plus méritoires que cette région a longtemps été pointée du doigt comme l’une des pires zones de pollution au Québec.

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Phénix de la jeunesse

Le Phénix de la jeunesse salue l’engagement d’un jeune ou d’un groupe de jeunes de 25 ans et moins, provenant ou non du milieu scolaire, dont les actions ou les réalisations sont liées au développement durable.

  • Lauréat

Michael Deetjens, Drummondville

Pour ses initiatives personnelles remarquables qui allient petites et grandes causes reliées à la conservation et à la protection de la nature. Ce jeune homme de 13 ans se distingue par son engagement de longue date, sa détermination et son rayonnement dans la communauté. Un chevalier moderne de la conservation.

Très jeune, Michael s’intéresse aux animaux, puis s’improvise « sauveteur d’oiseaux » et encourage enfants et adultes à en faire autant. À 10 ans, il écrit au WWF (Fonds mondial pour la nature) pour manifester son amour de la nature et demander « une permission spéciale pour ramasser de l’argent pour la WWF ». Il écrit aussi « je me suis fait un club pour la protection de la nature - le Club Panda Junior » et « ... j’offre mes moments de loisirs pour faire du bénévolat ».

Devenu membre de la WWF en 1996, Michael multiplie les initiatives pour sauver les espèces menacées. Avec quatre amis, il fonde les Génius de l’environnement pour « aider la nature en posant des gestes en sa faveur comme le recyclage... ». À 13 ans, Michael est sans contredit un vétéran de l’action positive en faveur de la conservation !

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