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Les technologies propres - 
L'autre manière d'assainir les eaux usées industrielles

Pour toute information, communiquez avec le Service d'accueil et de renseignements du Ministère.


L'autre manière d'assainir

L'industriel d'aujourd'hui est conscient de la nécessité de limiter l'effet polluant de sa production sur les cours d'eau. Cependant, son objectif premier est de fabriquer à meilleur compte un ou des produits de qualité. Il lui faut donc concilier protection de l'environnement et coûts, tout en tenant compte des diverses contraintes de production. Mais, dans ce contexte, que faire ?

Traiter les eaux usées rejetées ? Dans bien des cas, c'est la première solution qui vient à l'esprit. Or, c'est souvent un remède coûteux, qui agit sur les effets de la pollution, mais sans l'interrompre, et dont les résultats ne sont pas toujours optimaux.

Produire sans polluer ou éliminer à la source les polluants, apparaît alors comme la solution à envisager. En ayant recours à des mesures souvent fort peu complexes ou en adaptant le procédé, on peut sinon éliminer, du moins réduire de beaucoup le volume d'eaux usées rejetées et, par le fait même, les besoins de traitement.

L'ensemble de ces interventions se regroupe sous l'appellation de technologies propres .

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Quelles sont ces technologies propres ?

On entend par technologies propres un ensemble de mesures internes destinées à réduire à la source le volume et la charge polluante des eaux usées. Pour identifier ces mesures, il faut examiner en profondeur le procédé, guidé par deux principes simples :

  • conserver ou récupérer tout ce qui a une quelconque valeur ;
  • éviter de traiter inutilement.

Il s'agit en fait d'une gamme variée de mesures, que l'on applique progressivement, selon la nature des problèmes identifiés et la complexité des interventions requises. Cette démarche s'accomplit généralement en trois temps.

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1re étape : des opérations préliminaires

Cette étape ressemble souvent à un grand ménage et regroupe des interventions à tel point élémentaires qu'en temps normal, on les oublie, on en ignore l'importance. Pourtant, elles sont peu coûteuses et fort avantageuses.

Elles visent à réduire la pollution, à la concentrer et à limiter le volume d'eau polluée à traiter. Voici les opérations préliminaires les plus courantes :

Connaître et contrôler sa consommation en eau
  • Utiliser des compteurs d'eau
Séparer les eaux polluées
  • Déverser les eaux de pluie à l'égout pluvial
  • Réemployer les eaux de refroidissement indirect ou les acheminer vers l'égout pluvial
  • Réemployer les condensats
Réduire l'utilisation d'eau
  • Installer des vannes à fermeture automatique
  • Laver à haute pression et à faible débit
  • Asservir les débits à des thermostats (refroidissement) ou à des cellules de conductivité (rinçage)
Réemployer l'eau
  • Laver à contre-courant
  • Favoriser les circuits fermés
  • Utiliser l'eau contaminée pour des tâches moins nobles
Optimiser l'utilisation des matières premières et des produits
  • Contrôler les déversements par des alarmes de niveau ou par un système d'arrêt automatique des pompes
  • Vidanger complètement les réservoirs et les appareils avant de les laver

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2e étape : des aménagements au procédé

Dans bien des cas, il faut aller un peu plus loin que ce ménage de bon aloi. Une analyse du procédé permet d'identifier des interventions qui, sans modifier sa nature, peuvent le rendre moins polluant. C'est le cas, notamment, d'actions qui visent à limiter le gaspillage des sous-produits et à réduire la contamination des eaux de lavage. On citera ainsi comme exemples de gestes à poser :

  • récupérer les premiers rinçages de certains appareils et les réintroduire dans le procédé ;
  • conserver un produit semi transformé à la fin d'un cycle et l'utiliser au cycle suivant ;
  • recueillir un sous-produit et le valoriser ;
  • extraire un sous-produit des eaux de lavage et le valoriser.

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3e étape : procédés propres

En dernier lieu, comme stade ultime de cette lutte aux polluants, on peut même envisager de changer le procédé, en tout ou en partie, pour le rendre moins polluant. C'est la solution la plus radicale, mais sûrement la plus efficace. Elle a cependant un caractère plus exceptionnel, compte tenu des coûts qu'elle représente. Bien que ces interventions soient particulières à chacun des procédés, on peut néanmoins énumérer quelques exemples courants :

Favoriser les procédés secs
  • Transporter les produits par convoyeur plutôt que par eau
  • Utiliser de la peinture en poudre
Réemployer les solutions de procédé
  • Utiliser des résines échangeuses d'ions pour récupérer les métaux des solutions de placage (industrie du revêtement de surface)
  • Avoir recours à des systèmes de nettoyage en place (NEP) pour réduire la quantité des solutions de lavage (industrie laitière)
  • Récupérer les teintures-mères pour un réemploi ultérieur (industrie textile)
Utiliser des produits moins polluants
  • Utiliser du savon sans phosphate
  • Avoir recours à un bain de traitement du métal sans cyanure

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Une manière avantageuse d'assainir

Cette énumération de technologies propres n'est pas exhaustive, et ne saurait l'être ; elle s'allongera au fur et à mesure que se multiplieront les efforts investis par les entreprises pour produire plus proprement.

Les exemples apportés démontrent néanmoins qu'il est possible, souvent par des gestes simples et peu coûteux, d'éliminer les polluants à la source. On évite ainsi de produire une pollution qu'on devra ensuite détruire. Les coûts de traitement s'en trouvent réduits et l'environnement ne s'en porte que mieux. Voilà donc une solution qui présente bien des avantages.

NB: Cette fiche a été réalisée en 1987 et publiée en 1988

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