Rapport sur l'état de l’eau et des écosystèmes aquatiques au Québec

Quels sont les effets sur vous?

De l’eau de qualité et des écosystèmes aquatiques en santé sont essentiels au maintien de certaines activités telles que l’approvisionnement en eau, la villégiature ou la cueillette de mollusques. Une eau de mauvaise qualité nécessite un traitement plus coûteux avant sa consommation ou oblige à restreindre la pratique de certaines activités. Des problèmes de qualité de l’eau sont constatés à certains endroits, causant parfois des impacts sur la santé et la sécurité des populations touchées ainsi que des effets socioéconomiques.

L’eau disponible pour la population est de très bonne qualité, sauf exception

L’eau des lacs et des cours d’eau est de bonne qualité dans plusieurs régions du Québec. Quant à l’eau souterraine, sa qualité surpasse généralement celle des eaux de surface. Mais pour la boire ou pour s’en servir pour l’irrigation des terres, l’eau de surface ou souterraine ne respecte pas toujours les normes ou les recommandations de qualité exigées. La production d’eau potable, en particulier, demande des contrôles réguliers et des étapes de traitement pour réduire les concentrations de plusieurs substances et éliminer les microorganismes nuisibles.

L’eau distribuée à la population est généralement sans risque pour la santé

Les réseaux de distribution municipaux ou privés desservant plus de 20 personnes alimentent 86 % de la population québécoise1, soit environ 6,8 millions de personnes. Une fois traitée adéquatement, l’eau de ces réseaux assure un approvisionnement en eau potable de bonne qualité. En effet, d’année en année depuis 2001, plus de 99 % des résultats d’analyses respectent les quelque 80 normes de qualité de l’eau potable inscrites au Règlement sur la qualité de l’eau potable du gouvernement du Québec2.

Bien que très peu de dépassements des normes soient observés dans les analyses, les plus fréquents sont d’ordre microbiologique et liés aux bactéries Escherichia coli, appelées communément E. coli. Plus rarement surviennent des contaminations physicochimiques liées, par exemple, aux nitrites-nitrates, au plomb et aux fluorures1.

Afin de protéger la santé de la population, des avis de faire bouillir l’eau avant de la consommer peuvent être émis par les responsables de réseaux de distribution lorsqu’il y a présence dans l’eau de coliformes fécaux, dont E. coli, ou à titre préventif lorsque des travaux sont effectués sur un réseau de distribution. Pour les années 2005 à 2012, le nombre d’avis en vigueur par année a varié entre 368 et 472 (figure 1A). Des avis de non-consommation peuvent aussi être diffusés dans les cas de contaminations microbiologiques ou physicochimiques, incluant les algues bleu-vert. Pour les années 2005 à 2012, le nombre annuel de tels avis a fluctué entre 90 et 184 (figure 1B).

Figure 1. Nombre d’avis diffusés dans l’année et déjà en vigueur entre 2005 et 2012 au Québec : A) avis d’ébullition; B) avis de non-consommation3

Bien que la majorité des avis soient de courte durée, certains peuvent se prolonger plusieurs mois, voire plusieurs années. Souvent, les réseaux de petite taille aux prises avec des difficultés d’approvisionnement en eau de qualité arrivent difficilement à corriger les problèmes par manque de ressources techniques ou financières2. En tout temps, le respect des avis demeure important puisque l’ingestion d’une eau contaminée ou son utilisation dans la préparation d’aliments ou de boissons peuvent causer des risques pour la santé. Entre 2005 et 2012, 62 éclosions de maladies associées à la consommation d’eau ont été signalées et auraient touché au moins 423 personnes4.

Certaines personnes qui ingèrent une eau contaminée par des microorganismes d’origine fécale, tels que les E. coli, risquent de souffrir de troubles gastro-intestinaux, principaux symptômes associés à ces microorganismes5. La présence de nitrates dépassant la norme dans l’eau potable affecte particulièrement les jeunes enfants et les femmes enceintes, qui sont plus vulnérables au développement de maladies telle la méthémoglobinémie6, 7. Cette maladie affecte le transport de l’oxygène dans le sang. Par ailleurs, même à de faibles concentrations, le plomb peut affecter le système nerveux et avoir des effets mineurs sur le développement intellectuel des enfants et des fœtus8. Cette contamination provient habituellement de la canalisation reliant un bâtiment aux conduites municipales, ou encore de la tuyauterie pouvant contenir ce métal, plutôt que d’une contamination de la source d’approvisionnement. Pour leur part, les fluorures ont la particularité d’avoir des effets bénéfiques sur la prévention de la carie dentaire à de faibles concentrations, mais au-delà de la norme établie pour la qualité de l’eau potable, ils peuvent entraîner des problèmes de fluorose dentaire et osseuse9.

Outre les problèmes de santé, des nuisances pour les utilisateurs peuvent survenir lorsque certains éléments dans l’eau se retrouvent en concentration supérieure aux recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada10. Un pH acide entraîne la corrosion et l’entartrage de la tuyauterie, une source possible de contamination de l’eau, tandis qu’une concentration trop élevée de minéraux peut rendre l’eau dure, lui donner un mauvais goût et engendrer des dépôts et de la corrosion dans les tuyaux. Le manganèse et le fer, par exemple, peuvent altérer le goût de l’eau et tacher les tissus. Les sulfures peuvent donner un goût et une odeur désagréable à l’eau, alors que le sodium et les chlorures lui confèrent un goût salé.

Plus la qualité de l’eau brute servant de source d’approvisionnement est dégradée, plus son traitement est complexe et dispendieux. Le traitement de l’eau et le contrôle des substances pouvant être nuisibles à la santé représentent un coût important pour la société. En considérant un coût moyen de 1,51 $/m3 d’eau potable produit11 et une production journalière équivalant à 626 litres, ou 0,626 m3, par personne en 201212, environ 2,3 milliards de dollars par année sont dépensés au Québec pour offrir de l’eau potable aux 6,8 millions de personnes alimentées par un réseau de distribution. Ces coûts de production d’eau potable pourraient augmenter dans le futur, dans la mesure où les changements climatiques affecteraient la qualité de l’eau des milieux aquatiques. En effet, un changement dans le régime des eaux pourrait, à certains endroits, réduire l’effet de dilution des contaminants, modifier la zone d’influence des rejets d’eaux usées ou créer une remontée du front salin dans le Saint-Laurent13, 14, 15. Ces situations, de même que le ruissellement ou les débordements d’égout lors de précipitations intenses15, pourraient perturber la qualité de l’eau brute à certaines prises d’eau. Par ailleurs, le réchauffement de l’eau lié à une hausse des températures pourrait favoriser la prolifération de fleurs d’eau d’algues bleu-vert16. Si des prises d’eau sont localisées dans les secteurs touchés, les usines de production d’eau potable devront s’assurer que le traitement effectué soit adéquat.

La qualité de l’eau des installations individuelles de captage des eaux est peu connue

De nombreuses personnes s’approvisionnent en eau à partir d’une installation individuelle de captage des eaux. En fait, environ 14 % de la population québécoise, soit un peu plus d’un million de personnes, possède sa propre installation de captage d’eau à sa résidence ou reçoit son eau d’un très petit réseau1. Les propriétaires puisant leur eau souterraine à partir d’un puits ou directement d’un lac ou d’un cours d’eau doivent s’assurer que cette eau respecte les normes de qualité et effectuer les traitements nécessaires avant consommation. En effet, comme dans les réseaux de distribution, la présence de contaminants dans l’eau pourrait occasionner des risques pour la santé. Puisque la responsabilité de la qualité de l’eau puisée aux installations individuelles de captage relève de chaque propriétaire, il est difficile d’en dresser un portrait représentatif.

Il est aussi difficile d’obtenir un portrait de la qualité de l’eau destinée aux usages agricoles puisque les besoins en irrigation sont comblés à plus de 90 % par des installations individuelles17. Les producteurs doivent se référer aux Recommandations pour la qualité des eaux au Canada, publiées par le Conseil canadien des ministres de l’environnement, pour savoir si l’eau qu’ils utilisent convient à l’irrigation et à l’abreuvement du bétail.

À certains endroits, la mauvaise qualité de l’eau affecte les activités récréatives et la villégiature

Les nombreux milieux aquatiques présents sur le territoire offrent la possibilité de pratiquer diverses activités récréatives telles que la baignade, la pêche et le nautisme, en plus de présenter un potentiel pour la villégiature. Des activités impliquant des contacts avec l’eau requièrent cependant une eau de bonne qualité. Une contamination bactériologique de l’eau ou la présence de cercaires ou de fleurs d’eau d’algues bleu-vert peuvent causer des risques pour la santé et, dans certains cas, restreindre de façon temporaire ou prolongée à la pratique d’activités récréatives liées à l’eau.

La contamination bactériologique de l’eau ou la présence de cercaires compromettent les activités récréatives à certains endroits et à certains moments

Photo 1. Activités aquatiques de contact avec l’eau : A) contact direct (Elena Elisseeva/Shutterstock.com); B) contact indirect (Sylvain Jalbert, MDDELCC)

Afin d’assurer la protection de la population lors de la pratique d’activités récréatives, le Québec s’appuie sur des critères de qualité de l’eau de surface18 basés sur les concentrations de coliformes fécaux ou, en milieu marin, sur la concentration d’entérocoques. En eau douce, les coliformes fécaux sont utilisés comme indicateur de la présence potentielle de microorganismes pathogènes, regroupant diverses bactéries ou divers virus susceptibles de causer des maladies. Les critères établis dépendent du degré de contact avec l’eau. Le critère de 200 coliformes fécaux/100 ml s’applique aux activités de contact direct et régulier, comme la baignade et la planche à voile (photo 1A). Le critère de 1 000 coliformes fécaux/100 ml s’applique aux activités de contact indirect et moins fréquent, comme le canotage et la pêche sportive (photo 1B). Ces valeurs de 200 et 1 000 coliformes fécaux/100 ml correspondent aux unités formatrices de colonies (UFC) de coliformes fécaux/100 ml, terme plus technique utilisé dans les critères de qualité de l’eau18.

Sur la base des critères de qualité de l’eau de surface et d’un protocole particulier d’échantillonnage, le programme Environnement-Plage permet de classifier la qualité de l’eau des sites où se pratique la baignade (tableau 1). Situées principalement sur des lacs, les plages suivies au Québec pour le contrôle de la salubrité montrent habituellement des concentrations en coliformes fécaux respectant le critère de qualité établi pour permettre la baignade, c’est-à-dire inférieures à 200 coliformes fécaux/100 ml. De 2007 à 2012, plus de 96 % des plages inscrites au programme Environnement-Plage ont affiché et maintenu durant la période estivale une eau de qualité bonne à excellente19. Peu de plages se sont vu assigner une cote D durant l’été, soit un dépassement du critère de qualité pour la protection des activités récréatives de contact direct. L’attribution d’une cote D entraîne l’interdiction d’accès à la plage à des fins de baignade, et ce, tant que la qualité de l’eau ne s’améliore pas. Ces constats ne sont cependant pas applicables à l’ensemble des plages du Québec. En effet, ce ne sont pas toutes les plages admissibles qui s’inscrivent à ce programme puisque la participation se fait sur une base volontaire.

Tableau 1. Classification des plages selon le programme Environnement-Plage20
Cote Plages en eau douce
(moyenne de coliformes fécaux/100 ml)
Plages en eau salée
(moyenne des entérocoques/100 ml)

A : excellente

0 à 20

0 à 5

B : bonne

21 à 100

6 à 20

C : passable

101 à 200

21 à 35

D : polluée

200 et plus ou
> 400 pour 10 % des échantillons prélevés
ou
> 400 pour 2 échantillons si le nombre prélevé est inférieur à 10

36 et plus

     

Les lieux de baignade autres que les plages inscrites au programme Environnement-Plage ne font pas l’objet de surveillance au Québec. Toutefois, un suivi de 16 sites potentiels de baignade dans le fleuve entre Montréal et Québec a été réalisé entre 2003 et 2009. Ce suivi a démontré que plusieurs enclaves présentaient une eau de qualité bactériologique bonne, voire excellente. En 2009, par exemple, 8  des 16 sites offraient un bon ou un très bon potentiel de baignade, c’est-à-dire que l’activité aurait pu y être pratiquée de façon sécuritaire plus de 70 % du temps (carte 1). Aux plages de l’île Charon, du parc Maisouna à Tracy, de l’île des Barques et de l’anse au Foulon, la baignade y aurait été sécuritaire plus de 80 % du temps21. Cependant, la qualité bactériologique rendait la baignade non sécuritaire plus de 30 % du temps aux huit autres sites suivis en 2009, ce qui en faisait des sites à faible potentiel pour la baignade.


Carte 1. Potentiel pour la baignade de 16 sites situés en bordure du fleuve, entre Montréal et Québec, en 200921

Les effluents municipaux non désinfectés des stations d’épuration de Montréal, de Longueuil et de Repentigny contribuent à réduire la qualité bactériologique de l’eau à différents endroits en aval de Montréal. En outre, les débordements des réseaux d’égout par temps de pluie nuisent aussi à la qualité de l’eau. La qualité bactériologique des sites potentiels de baignade dans le fleuve demeure ainsi dépendante de la fréquence et de l’intensité des précipitations et des débordements des réseaux d’égout qui s’ensuivent. Le suivi des sites potentiels de baignade entre 2003 et 2009 a en effet permis de constater que la qualité bactériologique variait beaucoup d’une année à l’autre en fonction du régime des précipitations.

La situation risque peu d’évoluer d’ici à ce que des travaux supplémentaires d’assainissement soient réalisés, notamment la mise en place d’équipements de désinfection aux stations d’épuration qui en sont dépourvues. D’ailleurs, le suivi des concentrations de coliformes fécaux effectué dans le fleuve entre 2009 et 2011 révélait encore la mauvaise qualité bactériologique de l’eau en aval de Montréal.

Le suivi des coliformes fécaux entre 2009 et 2011 a en effet permis d’évaluer la qualité bactériologique de l’eau à divers endroits dans le fleuve et dans les rivières du sud du Québec. Même si le protocole utilisé n’est pas celui du programme Environnement-Plage, les données obtenues ont permis de dégager un portrait général de la qualité bactériologique de l’eau. Globalement, la baignade aurait pu être pratiquée de façon sécuritaire au moins 50 % du temps à plus de la moitié des stations dans le fleuve et à plus des deux tiers des stations en rivières (cartes 2 et 3). En effet, les concentrations médianes en coliformes fécaux affichaient à ces stations des valeurs sous le critère de 200 coliformes fécaux/100 ml. Quant aux activités de contact indirect, comme le canotage ou la pêche à gué, elles auraient pu être pratiquées sans risque pour la santé au moins 50 % du temps à la très forte majorité des stations, soit à celles affichant une concentration médiane sous le critère de 1 000 coliformes fécaux/100 ml.


Carte 2. Coliformes fécaux dans le fleuve Saint-Laurent entre 2009 et 20113

Carte 3. Coliformes fécaux dans les rivières du sud du Québec entre 2009 et 20113

Les amateurs d’activités aquatiques, s’ils sont en contact avec une eau de mauvaise qualité bactériologique, s’exposent à des risques pour la santé, tels que des infections et des troubles gastro-intestinaux. Ils peuvent aussi contracter la dermatite du baigneur si des larves de cercaires sont présentes dans l’eau. Les cercaires sont des microorganismes parasites dont les oiseaux et les escargots aquatiques sont parfois porteurs22. Les dermatites provoquent généralement des rougeurs et des démangeaisons, sans autres séquelles. Les cas de dermatite du baigneur peuvent survenir même en présence d’une eau respectant les critères de qualité pour la protection des activités récréatives de contact direct.

Les problèmes de santé associés aux contaminants dans les eaux récréatives sont peu documentés, car les cas sont rarement signalés aux responsables de la santé publique. Au total, 16 cas d’éclosion de maladies liées aux eaux récréatives en milieu naturel ont été recensés de 2005 à 2012 au Québec et auraient touché 133 personnes4. Pour trois de ces cas d’éclosion, le microorganisme infectieux en cause n’est pas connu et aurait affecté au moins neuf personnes. Pour 10 des 16 cas d’éclosion, les agents soupçonnés sont les cercaires et auraient touché au moins 111 personnes. Les algues bleu-vert, abordées plus loin, sont les agents soupçonnés dans les autres épisodes recensés.

Pour des raisons de risques pour la santé, la mauvaise qualité de l’eau oblige parfois la fermeture temporaire de plages. Une plage fermée peut limiter l’accès aux plans d’eau pour les loisirs, en particulier la baignade, une activité familiale toujours très populaire. Elle prive également la population d’un lieu privilégié de rencontres sociales23. De telles fermetures de plages pour cause d’insalubrité peuvent avoir des effets directs sur les revenus des exploitants, particulièrement lorsque la contamination survient lors de périodes de beau temps ou en période de fort achalandage. Dans le cas de fermetures prolongées, le potentiel récréatif ou touristique peut diminuer dans les secteurs affectés, en plus de provoquer une baisse de la clientèle et donc des retombées économiques connexes24.

Dans un contexte de changements climatiques, une modification possible du régime des eaux pourrait réduire l’effet de dilution des contaminants à certains endroits. De plus, une augmentation de la fréquence d’événements de pluies intenses pourrait provoquer plus de ruissellement et influencer les débordements d’égouts15. Une diminution possible de la qualité bactériologique de l’eau liée à ces phénomènes pourrait donc avoir des conséquences sur les activités de contact avec l’eau, dans la mesure où de telles activités sont pratiquées dans les secteurs affectés.

La présence de fleurs d’eau d’algues bleu-vert affecte les activités récréatives et la villégiature à certains endroits

Photo 2. Plage publique touchée par des fleurs d’eau d’algues bleu-vert au lac Saint-Tropez dans la région de Lanaudière (MDDELCC)

Au cours des dernières années, des avis de restriction d’usages étaient émis par les directions de santé publique lorsque la présence de fleurs d’eau d’algues bleu-vert dans un plan d’eau pouvait causer un risque pour la santé (photo 2). Ainsi, entre 2007 et 2012, même si plus d’une centaine de plans d’eau ont été touchés chaque année, peu d’avis de restriction d’usages ont été émis (figure 2). Leur nombre était de 28 en 2007, mais variait entre 6 et 13 pour les années 2008 à 2012. En 2007, les restrictions d’usages étaient émises plus rapidement et à plus grande échelle que pour les années subséquentes où une évaluation plus précise du risque était réalisée avant l’émission des avis. En 2014, les avis de restriction ont été remplacés par des recommandations générales pour la protection de la santé publique. Ainsi, en présence d’algues bleu-vert, la population est invitée à consulter ces recommandations25 et à prendre les précautions nécessaires avant, notamment, de pratiquer des activités aquatiques dans le plan d’eau.

Figure 2. Plans d’eau visités, touchés et à usages restreints au Québec en lien avec la présence de fleurs d’eau d’algues bleu-vert entre 2007 et 20123

Certaines algues bleu-vert sécrètent des toxines pouvant entraîner une irritation de la peau, du nez, de la gorge ou des yeux26. Une ingestion d’eau contaminée pourrait mener à des maux de ventre, des diarrhées, des vomissements ou des maux de tête27. Les toxines contenues ou libérées par certaines espèces d’algues bleu-vert peuvent même affecter le foie et le système nerveux. La population doit donc éviter la pratique d’activités récréatives de contact direct avec l’eau dans les secteurs où des fleurs d’eau ou de l’écume sont présentes28. Entre 2005 et 2012, les algues bleu-vert sont l’agent soupçonné dans 3 des 16 cas recensés d’éclosion de maladies liées aux eaux récréatives en milieu naturel au Québec4. Ces trois cas auraient touché au moins 13 personnes.

En plus des risques pour la santé, les fleurs d’eau réduisent l’attrait esthétique du plan d’eau et peuvent diminuer l’intérêt du site pour la pratique d’activités récréatives29, comme la baignade, le canotage ou la pêche. De plus, des habitations riveraines peuvent perdre de la valeur24, en particulier lorsque le phénomène est observé de façon répétitive. Le bien-être personnel et communautaire peut diminuer et des tensions sociales peuvent s’installer. Également, un sentiment de crainte risque d’apparaître30, sachant que des fleurs d’eau d'algues bleu-vert peuvent provoquer des effets sur la santé par contact ou par ingestion.

Les exploitants de plages publiques ont pour leur part la responsabilité d’assurer un suivi visuel de la qualité de l’eau aux sites de baignade et d’interdire l’accès aux secteurs touchés par des fleurs d’eau. La présence d’algues bleu-vert a des impacts négatifs pour les exploitants, comparables à ceux associés à une mauvaise qualité bactériologique de l’eau des plages : baisse d’achalandage, perte de revenus directe et indirecte, mauvaise réputation, etc. Plus l’événement perdure dans le temps et affecte une grande superficie de la plage, plus les pertes risquent d’être importantes.

Dans un contexte de changements climatiques, un réchauffement de l’eau liée à une hausse des températures et un apport supplémentaire de phosphore par ruissellement après de fortes pluies pourraient favoriser la prolifération de fleurs d’eau d’algues bleu-vert16. Si de telles proliférations surviennent dans des secteurs de villégiature ou près des plages, la pratique d’activités récréatives liées à l’eau pourrait alors être affectée.

La contamination de sites coquilliers compromet la cueillette commerciale et récréative

En 2009, sur les 277 secteurs coquilliers évalués, 148 étaient fermés de façon permanente à la cueillette31. La plus forte proportion de secteurs fermés se trouvait dans les secteurs coquilliers de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, puisque 79 % d’entre eux ne répondaient pas aux exigences de qualité permettant la récolte de mollusques. Ces exigences sont sévères31 : au cours des 15 dernières tournées d’échantillonnage, la valeur médiane à chaque station ne doit pas dépasser 14 coliformes fécaux/100 ml d’eau et les valeurs de plus de 43 coliformes fécaux/100 ml ne doivent pas constituer plus de 10 % des valeurs obtenues à chaque station. Les coliformes fécaux dans l’eau peuvent en effet constituer un risque pour la santé des gens qui consomment les mollusques ayant absorbé et concentré ce contaminant dans leur chair. De plus, les coliformes fécaux indiquent souvent la présence dans l’eau de virus et d’autres organismes pathogènes. Une mauvaise qualité bactériologique de l’eau force donc la fermeture de secteurs coquilliers en raison des risques pour la santé.

Dans la région de la Côte-Nord, 47 % des sites coquilliers étaient fermés pour les mêmes raisons31. En revanche, la région des Îles-de-la-Madeleine affichait une qualité bactériologique de l’eau nettement supérieure. Seulement 23 % des secteurs coquilliers y étaient fermés31 (photo 3).

Photo 3. Secteur coquillier de la Baie de Ha ! Ha ! (Jean-François Pipon, Agence canadienne d'inspection des aliments)

D’autres microorganismes, comme l’algue Alexandrium tamarens responsable des marées rouges, peuvent être une source de danger pour la santé et conduire à une interdiction de récolte. L’algue Alexandrium tamarens produit des toxines pouvant persister de plusieurs semaines à plusieurs mois dans les organes internes des mollusques contaminés32. Lors de la marée rouge de 2008, par exemple, plusieurs secteurs coquilliers ont dû être fermés, principalement à l’embouchure du fjord du Saguenay et sur la rive sud de l’estuaire, entre Rivière-du-Loup et Rimouski33.

La fermeture de secteurs coquilliers limite la cueillette commerciale et récréative de mollusques. La cueillette commerciale de mollusques, comme la mye commune, la mactre de l’Atlantique, le buccin, la moule bleue et le couteau de l’Atlantique, est une activité importante. Environ 550 permis ont été délivrés en 2011 pour cette activité34 qui a généré des valeurs aux débarquements dans les régions côtières de l’ordre de 4,5 millions de dollars35.

La cueillette récréative est aussi très populaire au Québec. Aux Îles-de-la-Madeleine, le savoir-faire traditionnel lié aux techniques de récolte, aux meilleurs sites de cueillette et à la manière de préparer et d’apprêter les mollusques se perpétue depuis des siècles36. Les habitants, mais aussi les visiteurs, apprécient cette activité qui figure au nombre des attraits touristiques de la région.

Références

1 − MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS. 2012. Bilan de la qualité de l’eau potable au Québec : 2005‑2009. Gouvernement du Québec. 70 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/bilans/bilan2005-2009.pdf].

2 – Informations fournies pour le rapport en 2013 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction générale des politiques de l’eau, Direction des eaux municipales.

3 – Informations fournies pour le rapport en 2013 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction du suivi de l’état de l’environnement, Service de l’information sur les milieux aquatiques.

4 – INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC. 2014. « Nombre d’éclosions de maladies d’origine hydrique ». Rapport produit le 14 mars 2014 par l’Institut national de santé publique du Québec, Infocentre de santé publique.

5 – AGENCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA. « E. coli ». [En ligne]. [http://www.phac-aspc.gc.ca/fs-sa/fs-fi/ecoli-fra.php]. Page consultée le 25 juin 2014.

6 − CONSEIL CANADIEN DES MINISTRES DE L’ENVIRONNEMENT (CCME). « Nitrate et nitrite ». [En ligne]. [http://www.ccme.ca/sourcetotap/nitrates.fr.html]. Page consultée le 19 juin 2013.

7 – SANTÉ CANADA. 1992. Le nitrate et le nitrite. Gouvernement du Canada, 9 p. [En ligne]. [http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/alt_formats/hecs-sesc/pdf/pubs/water-eau/nitrate_nitrite/nitrate_nitrite-fra.pdf].

8 – MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE LA FAUNE ET DES PARCS. « Le plomb dans l’eau potable ». [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/plomb/index.htm]. Page consultée le 3 mars 2013.

9 – SANTÉ CANADA. 2010. Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada : document technique – Fluorure. Bureau de l’eau, de l’air et des changements climatiques, Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs, 108 p. [En ligne]. [http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/alt_formats/hecs-sesc/pdf/pubs/water-eau/2011-fluoride-fluorure/2011-fluoride-fluorure-fra.pdf].

10 – SANTÉ CANADA. « Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada ». [En ligne]. [http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/water-eau/drink-potab/guide/index-fra.php]. Page consultée le 23 avril 2014.

11 – MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES, DES RÉGIONS ET DE L’OCCUPATION DU TERRITOIRE. 2011. Mise à jour de l’Évaluation économique de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable et du Rapport concernant l’instauration d’une tarification de l’eau réalisés en 2006 – Rapport final. Gouvernement du Québec, 67 p. [En ligne]. [http://www.mamrot.gouv.qc.ca/pub/grands_dossiers/strategie_eau/evaluation_strategie_eau_2006.pdf].

12 – MINISTÈRE DES AFFAIRES MUNICIPALES, DES RÉGIONS ET DE L’OCCUPATION DU TERRITOIRE. 2013. Rapport annuel de l’usage de l’eau potable 2012 : Stratégie québécoise d’économie d’eau potable. Gouvernement du Québec, Feuillet 1. [En ligne]. [http://www.mamrot.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/grands_dossiers/strategie_eau/rapport_annuel_SEEP.xls]

13 − ENVIRONNEMENT CANADA. 2001. Menaces pour les sources d’eau potable et les écosystèmes aquatiques au Canada. Rapport no 1, Série de rapports d’évaluation scientifique de l’INRE, Institut national de recherche sur les eaux, 87 p. [En ligne]. [http://www.ec.gc.ca/inre-nwri/235D11EB-1442-4531-871F-A7BA6EC8C541/threats-fprint.pdf].

14 − BOURGAULT, D. 2001. « Circulation and Mixing in the St. Lawrence Estuary ». Thèse (Ph. D), présentée à la Faculty of Graduate Studies and Research, Department of Atmospheric and Oceanic Sciences and Centre for Climate and Global Change Research, Université McGill, Montréal, 127 p. [En ligne]. [http://demeter.uqar.ca/daniel_bourgault/pubs/Bourgault_2001.pdf].

15 − ROUSSEAU, A. N., A. MAILHOT, M. SLIVITZKY, J.‑P. VILLENEUVE, M. J. RODRIGUEZ et A. BOURQUE. 2004. « Usages et approvisionnement en eau dans le sud du Québec : niveau des connaissances et axes de recherche à privilégier dans une perspective de changements climatiques ». Canadian Water Resources Journal, vol. 29, no 2, p. 121‑134. [En ligne]. [http://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.4296/cwrj121].

16 − BIRD, D., A. PANNARD, Y. PRAIRIE et P. CHEVALIER. 2009. Changements climatiques au Québec méridional : Conséquence des changements climatiques sur le comportement et la prolifération des cyanobactéries au Québec – résumé. Institut national de santé publique du Québec, 11 p. [En ligne]. [http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1947479].

17 − BPR GROUPE-CONSEIL. 2003. Analyse des questions d’approvisionnement en eau pour le secteur de l’agriculture. 68 p. et 2 annexes. [En ligne]. [http://www4.agr.gc.ca/resources/prod/doc/pfra/pdf/awsi-paea_qc_f.pdf].

18 – MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L'ENVIRONNEMENT, DE LA FAUNE ET DES PARCS. « Critères de qualité de l’eau de surface – Coliformes fécaux ». [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/criteres_eau/details.asp?code=S0123]. Page consultée le 27 mars 2014.

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29 – STEFFENSEN, D. A. 2008. Economic Cost of Cyanobacterial Blooms. Dans Cyanobacterial Harmful Algal Blooms: State of the Science and Research Needs [H.K. Hudnell (dir.)]. New York, Springer, p. 855‑866.

30 – INSTITUT NATIONALE DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC. 2012. Dimensions sociales associées à la prolifération des cyanobactéries au Québec : Résultats d’une étude ethnographique auprès des acteurs sociaux de trois lacs québécois. Gouvernement du Québec, 7 p. [En ligne]. [http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1467_DimeSociaAssoProlifCyanobact_ResultEtudeEthnoActeursSociaux3LacsQc.pdf].

31 – SÉNÉCHAL, J. 2011. Le monitoring de la qualité des eaux marines dans les secteurs coquilliers, 3e édition. Environnement Canada, Direction générale des sciences et de la technologie, 6 p. [En ligne]. [http://planstlaurent.qc.ca/fileadmin/site_documents/documents/SESL/eaux_coquil_2011_f.pdf].

32 − DOMAINE D’INTERVENTION SANTÉ HUMAINE – SAINT-LAURENT VISION 2000. 2003. Le Saint-Laurent et la santé humaine : L’état de la question II. Santé Canada et ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 40 p. [En ligne]. [http://publications.gc.ca/collections/Collection/H21-223-2004F.pdf].

33 – PÊCHES ET OCÉANS CANADA. « Archivé – Floraison d’algues toxiques dans l’estuaire du Saint-Laurent ». [En ligne]. [http://www.dfo-mpo.gc.ca/media/npress-communique/2008/qr-rq46-fra.htm]. Page consultée le 15 mai 2013.

34 – MINISTÈRE DES PÊCHES ET DES OCÉANS. 2013. Les pêches maritimes du Québec – Revue statistique annuelle 2010‑2011. 222 p. [En ligne]. [http://www.qc.dfo-mpo.gc.ca/peches-fisheries/statistiques-statistics/documents/revue-annuelle/2010-2011/prinicpal_fr_20102011-f.pdf].

35 – Informations fournies pour le rapport en 2014 par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Données extraites de la Banque d’information sur les pêches maritimes.

36 – CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN PATRIMOINE ETHNOLOGIQUE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL. « Cueillette de mollusques ». [En ligne]. [http://www.irepi.ulaval.ca/fiche-cueillette-mollusques-184.html]. Page consultée le 17 mars 2014.

En savoir plus

Atlas interactif de la qualité des eaux de surface et des écosystèmes aquatiques : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/Atlas_interactif/donnees_recentes/donnees_cf.asp#onglets

Critères de qualité de l’eau de surface : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/criteres_eau/index.asp

Eau potable : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/index.htm

Eaux récréatives : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?eaux_recreatives

Guide de conception des installations de production d’eau potable : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/guide/documents/volume1.pdf

Le Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques : http://www.mollusca.gc.ca/pccsm_f.asp

Mon climat, ma santé : http://www.monclimatmasante.qc.ca/

Programme Environnement-Plage : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/programmes/env-plage/

Recommandations pour la qualité des eaux au Canada : http://www.ccme.ca/assets/pdf/rqec_pn_1041.pdf

Règlement sur la qualité de l’eau potable : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//Q_2/Q2R40.htm

Suivi de la qualité de l’eau des rivières – Réseau-rivières : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/suivi_mil-aqua/qual_eau-rivieres.htm

 Références

1 − MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS. 2012. Bilan de la qualité de l’eau potable au Québec : 2005‑2009. Gouvernement du Québec. 70 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/bilans/bilan2005-2009.pdf].

2 – Informations fournies pour le rapport en 2013 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction générale des politiques de l’eau, Direction des eaux municipales.

3 – Informations fournies pour le rapport en 2013 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction du suivi de l’état de l’environnement, Service de l’information sur les milieux aquatiques.

4 – INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC. 2014. « Nombre d’éclosions de maladies d’origine hydrique ». Rapport produit le 14 mars 2014 par l’Institut national de santé publique du Québec, Infocentre de santé publique.

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35 – Informations fournies pour le rapport en 2014 par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Données extraites de la Banque d’information sur les pêches maritimes.

36 – CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN PATRIMOINE ETHNOLOGIQUE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL. « Cueillette de mollusques ». [En ligne]. [http://www.irepi.ulaval.ca/fiche-cueillette-mollusques-184.html]. Page consultée le 17 mars 2014.

 En savoir plus

Atlas interactif de la qualité des eaux de surface et des écosystèmes aquatiques : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/Atlas_interactif/donnees_recentes/donnees_cf.asp#onglets

Critères de qualité de l’eau de surface : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/criteres_eau/index.asp

Eau potable : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/index.htm

Eaux récréatives : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/environnement/index.php?eaux_recreatives

Guide de conception des installations de production d’eau potable : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/potable/guide/documents/volume1.pdf

Le Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques : http://www.mollusca.gc.ca/pccsm_f.asp

Mon climat, ma santé : http://www.monclimatmasante.qc.ca/

Programme Environnement-Plage : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/programmes/env-plage/

Recommandations pour la qualité des eaux au Canada : http://www.ccme.ca/assets/pdf/rqec_pn_1041.pdf

Règlement sur la qualité de l’eau potable : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//Q_2/Q2R40.htm

Suivi de la qualité de l’eau des rivières – Réseau-rivières : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/suivi_mil-aqua/qual_eau-rivieres.htm