Rapport sur l'état de l’eau et des écosystèmes aquatiques au Québec

Que fait-on pour y remédier?

Le maintien des fonctions et des services écologiques des cours d’eau ainsi que la préservation de l’intégrité des processus hydriques, tels que l’érosion, le transport des sédiments et la sédimentation, représentent de véritables enjeux pour les communautés riveraines et côtières en ce qui a trait à la sécurité, à l’économie et à l’environnement. Les actions mises en place sont orientées sur l’acquisition des connaissances. D’ailleurs, plusieurs groupes de recherche universitaires, gouvernementaux ou municipaux ont entrepris des travaux pour qualifier les dynamiques des cours d’eau et leurs rives et proposer des solutions.

D’autres actions visent la prévention, la planification de l’aménagement du territoire, la sensibilisation ou l’adaptation. Ces mesures visent à diminuer la vulnérabilité des communautés riveraines et côtières et à préserver les infrastructures, les activités socioéconomiques et les écosystèmes.

Acquérir des connaissances sur la dynamique fluviale et côtière

L’importance des enjeux liés à l’érosion, aux inondations et à la submersion a rendu urgent le besoin de mieux documenter la dynamique fluviale et côtière afin d’atténuer les impacts de ces phénomènes naturels, en particulier sur les communautés qui occupent les rives et les côtes.

Le Laboratoire de recherche en géomorphologie et dynamique fluviale de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) coordonne plusieurs projets de recherche universitaire dans le domaine de la dynamique fluviale. Ces projets rejoignent les thématiques suivantes :

  • les glaces fluviales;
  • le transport des sédiments et des bois morts;
  • la réponse hydrologique des petits et moyens bassins versants;
  • l’hydrogéomorphologie fluviale;
  • les espaces de liberté et la gestion des risques fluviaux;
  • la gestion intégrée des bassins versants et des corridors fluviaux.

En ce qui a trait aux secteurs côtiers, la Chaire de recherche en géoscience côtière, créée en 2008 et financée par le gouvernement du Québec, a permis notamment d’acquérir des connaissances sur la dynamique de l’érosion des côtes du Saint-Laurent et sur les impacts qui y sont associés, en plus de développer une gestion préventive des risques naturels côtiers1. Les résultats de ces recherches servent directement aux différents intervenants et au gouvernement afin de trouver des solutions d’adaptation qui tiennent compte de la dynamique côtière.

Les chercheurs de l’UQAR, en particulier ceux du Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières et de l’Institut des sciences de la mer, étudient le fonctionnement général du système côtier et documentent son évolution à l’aide de réseaux de suivis de l’érosion côtière et de paramètres météorologiques2. À cet effet, le gouvernement du Québec finance depuis 2008 le suivi annuel d’un réseau qui comptait 5 256 stations de mesure de l’érosion côtière en 2012 et qui sera bonifié en 2014‑2015 le long des réseaux routiers3. À cela s’ajoute un réseau de caméras de surveillance des côtes sensibles permettant de quantifier, entre autres, la dynamique des vagues et des glaces de même que le réajustement des plages (photo 1). D’autres équipements de mesure mis à l’eau permettent quant à eux de suivre les conditions océaniques4. Les données ainsi recueillies sont essentielles dans un contexte où le climat subit d’importants changements et influence la dynamique côtière5.

Photo 1. Suivi de l’érosion côtière (Julie Gauthier, MDDELCC)

Par ailleurs, afin de développer une expertise dans le domaine tant du génie fluvial que du génie côtier, le gouvernement du Québec finance depuis 2012 la Chaire de recherche en ingénierie côtière et fluviale de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Les travaux de cette chaire ciblent particulièrement la conception d’ouvrages de protection ou de mesures de correction qui tiennent compte de l’hydraulique et de la dynamique sédimentaire6.

Prévenir les risques d’érosion pour assurer la sécurité de la population et préserver les biens

L’appréciation du risque associé à l’érosion sur le territoire est essentielle pour orienter les actions permettant d’assurer la sécurité, la santé et le bien-être socioéconomique de la population. D’autant plus que l’érosion des berges, en milieu côtier à tout le moins, montre des signes d’accélération depuis le milieu des années 19907.

En vigueur depuis décembre 2001, la Loi sur la sécurité civile a pour objet la protection des personnes et des biens contre les sinistres et autres événements compromettant la sécurité des personnes. À cette fin, la Loi encadre principalement la prévention des risques, la préparation des interventions, les interventions lors d’événements, réels ou imminents, et le rétablissement de la situation après sinistre. Elle précise également les obligations de prudence, de prévoyance et de déclaration de risque applicables à tous les citoyens, de même que les responsabilités et les pouvoirs de différents intervenants gouvernementaux en matière de sécurité civile.

Par ailleurs, devant l’augmentation des risques en matière de sécurité civile et des divers sinistres au fil des années, le Québec a élaboré la Politique québécoise de sécurité civile 2014‑2024. Cette toute première politique en la matière au Québec repose sur la vision d’une société québécoise plus résiliente aux sinistres, dont ceux liés à l’érosion. Elle permettra d’orienter les différentes mesures concourantes à une meilleure gestion des risques et des sinistres.

Déterminer les zones de contraintes liées à l’érosion et les prendre en compte dans l’aménagement du territoire

Une bonne proportion des rives et des côtes du Québec méridional est occupée par la population. Cette proximité avec les cours d’eau peut s’avérer menaçante, en particulier aux endroits où les berges montrent des signes d’érosion. La planification de l’aménagement du territoire est un moyen d’atténuer la vulnérabilité des populations en prenant en compte les contraintes naturelles, humaines et économiques, voire stratégiques lors des prises de décision. La détermination des zones de contraintes et les restrictions de l’occupation humaine dans ces zones demeurent toutefois les mesures préventives les plus importantes. Ces mesures doivent être accompagnées d’une bonne stratégie de communication à propos du risque8.

Pour des raisons de sécurité publique, les secteurs à risque d’érosion et de glissement de terrain doivent être indiqués au schéma d’aménagement et de développement des municipalités régionales de comté (MRC). L’aménagement du territoire est alors contraint dans les zonages établis, et ce, en vertu de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme adoptée en 1979.

De son côté, la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables limite notamment les interventions humaines à l’intérieur d’une bande riveraine variant entre 10 et 15 m d’un lac ou d’un cours d’eau, y compris le fleuve. Elle vise aussi à prévenir la dégradation et l’érosion des rives en favorisant la conservation du caractère naturel de ces milieux. Dans la plaine inondable, la Politique restreint, voire interdit l’établissement de nouvelles constructions, assurant ainsi la sécurité des personnes et des biens. Les dispositions de protection actuelles mériteraient toutefois d’être revues et adaptées aux réalités du milieu côtier et des zones affectées par les marées et les vagues9.

Une connaissance des risques améliorée

Le gouvernement du Québec a mis en œuvre en 2006 le Cadre de prévention des principaux risques naturels pour agir en mode préventif et pour atténuer les impacts liés aux principaux risques naturels tels que les inondations, l’érosion et les glissements de terrain. Les sommes investies dans différents projets entre 2006 et 2013 ont contribué à améliorer les connaissances des risques et à sécuriser le milieu de vie de milliers de personnes, en plus de protéger des bâtiments et des infrastructures à risque10.

La Chaire de recherche en géoscience côtière, financée par le Cadre de prévention des principaux risques naturels et le Fonds vert du gouvernement du Québec, a participé au développement substantiel des connaissances reliées au processus d’érosion côtière et à la cartographie des zones de contraintes. La presque totalité du territoire de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine ainsi qu’une partie du littoral du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ont fait l’objet d’une cartographie des zones de contraintes et des types de côtes. Jumelée à un cadre normatif, cette cartographie permet aux MRC et aux municipalités concernées d’intégrer les zones exposées à l’érosion côtière dans leurs outils d’aménagement du territoire.

L’Agglomération des Îles-de-la-Madeleine, la MRC de Charlevoix ainsi que la majorité des MRC sur le territoire de la Côte-Nord, soit celles de Manicouagan, de Sept-Rivières, du Golfe-du-Saint-Laurent et de La Haute-Côte-Nord, ont déjà intégré à leur schéma d’aménagement et de développement des éléments du cadre normatif visant à contrôler l’utilisation du sol dans les zones de contraintes. Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, 4 des 11 MRC ayant reçu une cartographie des zones d’érosion côtière ont intégré celle-ci à leur schéma d’aménagement et de développement. Le cadre normatif applicable à l’érosion côtière pour ces mêmes MRC a aussi été intégré aux schémas d’aménagement et de développement afin de limiter les nouvelles constructions dans ces zones de contraintes.

Ces connaissances peuvent également éclairer l’examen et l’élaboration de projets en lien avec des cours d’eau lors du processus de délivrance des autorisations gouvernementales encadré au Québec par la Loi sur la qualité de l’environnement. Afin de réduire les risques associés aux aléas naturels, le gouvernement du Québec a mandaté l’UQAR pour réaliser une étude portant sur les zones d’inondation, d’érosion et d’embâcles dans les rivières Cap-Chat, Verte et Matane, situées en Gaspésie. Pour ce faire, l’approche hydrogéomorphologique a été utilisée. Basée sur l’étude du comportement et des formes des cours d’eau, cette approche permet de déterminer l’espace de liberté propre au cours d’eau, c’est-à-dire l’espace permettant le déplacement latéral du lit d’un cours d’eau ainsi que l’espace susceptible d’être inondé11. De plus, l’approche diminue les coûts nécessaires à l’entretien et à l’aménagement des cours d’eau, tout en augmentant la sécurité des riverains.

L’approche hydrogéomorphologique a été utilisée pour d’autres projets de caractérisation, notamment ceux réalisés par des chercheurs de l’UQAR et de l’Université Concordia en collaboration avec Ouranos sur les rivières de la Roche et Yamaska Sud-Est, en Montérégie11, et par le Centre d’expertise hydrique du Québec, sur la rivière de la Fourche, en Chaudière-Appalaches12.

Gestion des berges dans les régions maritimes

Sur la Côte-Nord, une entente spécifique sur l’érosion des berges (1999‑2004) a permis d’établir un diagnostic de l’état des berges et de concevoir un plan préliminaire de gestion intégrée du littoral. Une cartographie des zones à risque d’érosion établie sur un horizon de 25 ans a été produite à partir d’une analyse des photographies aériennes permettant un retour sur les 70 dernières années. Après le dépôt de ces cartes, presque toutes les municipalités, MRC et réserves amérindiennes de la Côte-Nord ont adopté volontairement une réglementation qui limite les interventions et l’implantation de nouveaux bâtiments dans la zone à risque déterminée. Depuis 2005, le gouvernement du Québec a produit une cartographie précise des zones exposées à l’érosion littorale et aux glissements de terrain accompagnée d’un cadre normatif pour les MRC La Haute-Côte-Nord, Charlevoix et Manicouagan.

Au début des années 2000, certaines MRC de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine ont pris l’initiative de déterminer des zones exposées à l’érosion littorale afin d’y appliquer une réglementation. Quelques années plus tard, soit en 2008, le gouvernement du Québec a produit une cartographie préliminaire des types de côtes et un premier cadre normatif qu’il a soumis pour consultation aux MRC de ces régions. Après la forte tempête de décembre 2010 et à la demande du milieu municipal, la cartographie préliminaire a été actualisée par le gouvernement du Québec et un nouveau projet de cadre normatif a été proposé aux MRC du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Les cartes des types de côtes, le projet de cadre normatif et un document d’information ont été transmis aux MRC pour consultation au mois d’août 2011. Ces outils permettent d’assurer un contrôle de l’occupation du sol dans les zones exposées à l’érosion littorale le long de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent.

Des efforts de prévention qui se poursuivent

Le Cadre pour la prévention de sinistres 2013‑2020, adopté en juin 2013 par le gouvernement du Québec, vise à poursuivre les efforts concertés des sept dernières années en gestion des risques pour les aléas d’érosion côtière, d’inondation et de glissement de terrain ainsi qu’à élargir sa portée à d’autres aléas, dont la submersion côtière. Ce nouveau cadre financier prévoit, sur sept ans, des investissements visant l’appréciation, le traitement et la communication des risques. Ces efforts contribuent notamment à l’atteinte des objectifs de la Politique québécoise de sécurité civile 2014‑2024.

Réaliser des actions concrètes : se protéger, s’adapter ou partir

Pour assurer la sécurité des personnes et des biens, trois solutions sont possibles : la protection, l’adaptation ou le retrait.

Les études nous permettent de comprendre la dynamique riveraine et côtière dans un contexte global afin de proposer une solution pour l’ensemble d’un secteur et non pour une seule propriété13. En milieu côtier, l’échelle minimale à considérer est la cellule hydrosédimentaire, soit une zone de la côte délimitée par des entités naturelles, tels un cap, un delta, un estuaire ou une baie, ou anthropiques, telle une jetée portuaire, et dont le fonctionnement sédimentaire est relativement autonome par rapport aux cellules adjacentes. Des bilans sédimentaires peuvent être calculés pour chacune de ces cellules, ce qui permet d’avoir une compréhension des processus et du fonctionnement du système côtier. Les ouvrages rigides de stabilisation de la rive, tels que les murs et les enrochements, ne devraient être considérés qu’en dernier recours et pour certains types de côtes seulement, puisqu’ils risquent d’empirer la situation sur plusieurs aspects. Lorsque cela est possible, des modes de stabilisation qui reproduisent le fonctionnement naturel du littoral sont recommandés puisqu’ils permettent d’éviter les effets négatifs des structures rigides. En milieu riverain, plusieurs méthodes de stabilisation végétale s’avèrent efficaces et respectent le caractère naturel des cours d’eau.

La poursuite des efforts visant à localiser les zones exposées aux aléas naturels est essentielle. Par ailleurs, la mise en place d’une réglementation visant à encadrer l’utilisation du sol et les interventions inappropriées permettrait notamment d’éviter l’augmentation de la vulnérabilité des communautés riveraines et côtières par rapport aux risques associés à l’érosion, aux glissements de terrain, aux inondations et à la submersion. Une telle réglementation, qui interdirait aussi les nouvelles constructions, serait nécessaire pour les développements futurs dans les zones à risque.

Le contrôle du développement résidentiel par le zonage évite l’exposition additionnelle de personnes et de biens matériels aux aléas riverains et côtiers. Dans les zones déjà occupées, il est parfois plus sécuritaire et plus rentable à long terme de déménager les résidences, bâtiments et autres infrastructures situés dans des secteurs jugés à haut risque5. Acquérir des terrains et imposer des restrictions quant à l’utilisation des sols, par exemple, représentent aussi des options plus rentables et pérennes pour une municipalité que les mesures de stabilisation des rives ou d’entretien des cours d’eau. Dans les cœurs de village ou dans les périmètres d’urbanisation, la réglementation devrait limiter les interventions à la pièce et privilégier les solutions d’ensemble à l’échelle, par exemple, d’une cellule hydrosédimentaire en milieu marin ou d’un tronçon uniforme dans un cours d’eau, en tenant compte de la dynamique de la rivière à l’échelle du bassin versant. Idéalement, ces solutions doivent tenir compte de la dynamique fluviale ou côtière, des milieux sensibles et des impacts environnementaux13.

S’adapter aux changements climatiques

Les prévisions climatiques annoncent des événements météorologiques plus fréquents et plus intenses pouvant être à l’origine de divers aléas naturels tels que l’érosion, les glissements de terrain, les inondations et la submersion côtière5. Le gouvernement du Québec s’est doté, à la suite du Plan d’action sur les changements climatiques 2006‑2012, d’une Stratégie d’adaptation aux changements climatiques 2013‑2020. Cette stratégie a été élaborée dans le but de réduire la vulnérabilité de la population quant aux risques riverains et côtiers, lesquels sont susceptibles de s’accroître avec les changements climatiques5. Cette démarche vise à consacrer des efforts importants à l’élaboration de mesures d’adaptation de la société québécoise concernant notamment les risques associés à l’érosion.

Le programme Climat municipalités, découlant du Plan d’action sur les changements climatiques 2006‑2012, a d’ailleurs encouragé les organismes municipaux à élaborer un plan d’adaptation aux changements climatiques. Les risques d’érosion font l’objet de l’un des plans déposés. Le Plan d’action sur les changements climatiques 2013‑2020 confirme la grande préoccupation du gouvernement du Québec et son intention d’agir à l’aube des changements climatiques. Il entend notamment continuer à soutenir les organismes municipaux pour qu’ils cernent les vulnérabilités sur leur territoire et qu’ils les intègrent dans leur planification courante.

Des travaux de l’UQAR et d’Ouranos ont permis d’estimer l’impact des changements climatiques sur l’amplification du phénomène d’érosion des côtes. Une évaluation du recul de la ligne de côte en 2050 a été produite pour Sept-Îles, Percé et les Îles-de-la-Madeleine. D’autres projections côtières ont été réalisées par l’UQAR dans la baie des Chaleurs, aux Îles-de-la-Madeleine, dans le parc national du Canada Forillon et pour plusieurs secteurs de la Côte-Nord3, 14, 15. Ces projections, pour les horizons 2050, 2060 ou 2100, ont été faites à partir d’études sur la dynamique côtière et d’une analyse climatique et océanographique qui tient compte des changements climatiques. Des simulations ont également été réalisées en rivières afin d’estimer l’impact des changements climatiques sur la mobilité et l’inondabilité des cours d’eau.

Informer et sensibiliser la population

Le gouvernement du Québec a le mandat de communiquer divers renseignements utiles à la population. Ces informations prennent la forme de rapports, de bilans, de guides, de conférences ou de relations avec les médias. Parmi les documents et outils de connaissance produits par le gouvernement du Québec, certains sont techniques et s’adressent davantage à une clientèle spécialisée, mais d’autres abordent des sujets plus généraux et sont destinés à la population en général.

Essentiellement, ces outils de communication, dont l’actuel Rapport sur l’état de l’eau et des écosystèmes aquatiques au Québec, visent à tenir la population informée sur l’état et l’évolution de l’érosion des rives et des côtes au Québec, sur les moyens à mettre en œuvre pour mieux conserver et protéger les écosystèmes aquatiques, sur les exigences réglementaires en vigueur et sur tous les aspects de qualité de vie, de santé et de sécurité des citoyens en lien avec l’érosion.

Par ailleurs, des activités de sensibilisation et de partage d’information sont menées auprès de plusieurs communautés riveraines et côtières et de décideurs municipaux, notamment sur les préoccupations suivantes :

  • le phénomène de l’érosion et les risques connexes pour les communautés riveraines et côtières;
  • l’impact des structures rigides de stabilisation et les autres méthodes de stabilisation;
  • l’effet des changements climatiques, les risques qu’ils accentuent dans les milieux riverains et côtiers et les adaptations possibles.

La participation des collectivités locales et une meilleure collaboration entre les différents acteurs constituent une voie incontournable pour mieux gérer les zones riveraines et côtières et les risques associés et, de ce fait, réduire la vulnérabilité des collectivités occupant les rives et les côtes16, 17.

Plusieurs organismes non gouvernementaux en partenariat avec le gouvernement, informent et sensibilisent la population afin de favoriser une meilleure gestion intégrée des zones riveraines et côtières. Les organismes de bassin versant, les comités de zone d’intervention prioritaire du Saint-Laurent et les tables de concertation régionales comptent parmi ces organismes. Mieux informés, les différents acteurs sont en mesure de prendre des décisions éclairées et concertées, puis de mieux soupeser les impacts socioéconomiques des mesures préventives par rapport aux mesures réactives.

 

Références

1 – LABORATOIRE DE DYNAMIQUE ET DE GESTION INTÉGRÉE DES ZONES CÔTIÈRES. « Chaire de recherche en géoscience côtière ». [En ligne]. [http://dgizc.uqar.ca/Chaire_de_recherche.aspx]. Page consultée le 15 avril 2013.

2 – LABORATOIRE DE DYNAMIQUE ET DE GESTION INTÉGRÉE DES ZONES CÔTIÈRES. « Équipement et infrastructures du laboratoire ». [En ligne]. [http://dgizc.uqar.ca/Equipements_et_infrastuctures.aspx]. Page consultée le 12 mars 2013.

3 – Informations fournies pour le rapport en 2014 par l’Université du Québec à Rimouski, Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières.

4 – Informations fournies pour le rapport en 2014 par le ministère de la Sécurité publique, Direction générale de la sécurité civile et de la sécurité incendie, Service de l’expertise.

5 – GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. 2012. Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques 2013-2020 – Un effort collectif pour renforcer la résilience de la société québécoise. 41 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changements/plan_action/stategie-adaptation2013-2020.pdf].

6 – MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC. « Chaires de recherche subventionnées par le Ministère ». [En ligne]. [http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/ministere/ministere/recherche_innovation/chaires_recherche#fluviale]. Page consultée le 26 juin 2014.

7 – BERNATCHEZ, P., et J.‑M. M. DUBOIS. 2004. « Bilan des connaissances de la dynamique de l’érosion des côtes du Québec maritime laurentien ». Géographie physique et Quaternaire, vol. 58, no 1, p. 45‑71. [En ligne]. [http://www.erudit.org/revue/gpq/2004/v58/n1/013110ar.pdf].

8 – DREJZA, S., P. BERNATCHEZ et C. DUGAS. 2011. « Effectiveness of land management measures to reduce coastal georisks, eastern Québec, Canada ». Ocean & Coastal Management, vol. 54, no 4, p. 290‑301.

9 – MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE. 2013. « Ville de Bonaventure : Une nouvelle cartographie des zones inondables et des zones de submersion ». Inter‑Action – Bulletin d’information, vol. 4, no 2, p. 10‑11. [En ligne]. [http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/inter_action/2013/inter-action_vol4_no2_automne2013.pdf].

10 – MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE. 2013. « Cadre de prévention des principaux risques naturels 2006‑2013 : Un bilan des travaux mis en œuvre ». Inter‑Action – Bulletin d’information, vol. 4, no 2, p. 8‑9. [En ligne]. [http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/inter_action/2013/inter-action_vol4_no2_automne2013.pdf].

11 – BIRON, P., T. BUFFIN-BÉLANGER, M. LAROCQUE, S. DEMERS, T. OLSEN, M.‑A. OUELLET, G. CHONÉ, C.‑A. CLOUTIER et M. NEEDELMAN. 2013. Espace de liberté : un cadre de gestion intégrée pour la conservation des cours d’eau dans un contexte de changements. Université de Concordia et Ouranos, 167 p. [En ligne]. [http://www.ouranos.ca/media/publication/299_RapportBironetal2013.pdf].

12 – CENTRE D’EXPERTISE HYDRIQUE DU QUÉBEC. 2014 (en préparation). Détermination des zones inondables par une approche combinée, Rivière de la Fourche, Municipalités d’Armagh et de Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Buckland.

13 – COMITÉ ZIP BAIE-DES-CHALEURS, COMITÉ ZIP ÎLES-DE-LA-MADELEINE, LABORATOIRE DE DYNAMIQUE ET DE GESTION INTÉGRÉE DES ZONES CÔTIÈRES et GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. 2010. « L’érosion littorale en Gaspésie – Comprendre – Gérer – Agir ». Cahier spécial, 8 p. [En ligne]. [http://www.strategiessl.qc.ca/pdf/cahier_special_erosion_2010.pdf].

14 – BERNATCHEZ, P., C. QUINTIN, C. FRASER, U. NEUMEIER, Y. JOLIVET, M. HOUDE-POIRIER, B. HÉTU, C. GIBEAULT, G. BOUCHER-BROSSARD et G. MARIE. 2013. Dynamique de l’écosystème côtier de la péninsule de Penouille dans un contexte de changements climatiques – Parc national du Canada Forillon : Rapport final. Rapport remis au parc national du Canada Forillon, Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières, Université du Québec à Rimouski, 410 p.

15 – BOUCHER-BROSSARD, G., et P. BERNATCHEZ. 2013. Analyse historique et récente de l’érosion du talus côtier, secteur des Cayes, municipalité de Rivière-Saint-Jean, Côte-Nord. Rapport de recherche remis au ministère des Transports du Québec, Direction de la Côte-Nord, Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières, Université du Québec à Rimouski, 36 p.

16 – BOYER-VILLEMAIRE, U., J. BENAVENTE, A. COOPER et P. BERNATCHEZ. 2014. « Analysis of power distribution and participation in sustainable natural hazard risk governance: a call for active participation ». Environmental Hazards, vol. 13, no 1, p. 38‑57.

17 – BOYER-VILLEMAIRE, U., P. BERNATCHEZ, J. BENAVENTE et A. COOPER. 2014. « Quantifying community’s functional awareness of coastal changes and hazards from citizen perception analysis in Canada, UK and Spain ». Ocean & Coastal Management, vol. 93, p. 106‑120.

En savoir plus

Cadre de prévention des principaux risques naturels 2006‑2013 et Cadre pour la prévention de sinistres 2013‑2020 : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/publications-statistiques-civile/inter-action/inter-action-vol-4-no-2/14161/14167.html

Chaire de recherche en géoscience côtière de l’Université du Québec à Rimouski : http://dgizc.uqar.ca/Chaire_de_recherche.aspx

Institut des sciences de la mer (ISMER) : http://www.ismer.ca/-La-recherche-

Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières : http://dgizc.uqar.ca/

Laboratoire de recherche en géomorphologie et dynamique fluviale (UQAR) : http://fluvial.uqar.ca/default.htm

Lois et règlements du Québec : http://www3.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/loisreglements.fr.html

Ministère de la Sécurité publique – Les principaux risques naturels : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/surveillance-territoriale.html

Ouranos – Vulnérabilités, impacts et adaptation aux changements climatiques pour l’environnement maritime : http://www.ouranos.ca/fr/programmation-scientifique/impacts-et-adaptation/environnement-maritime.php

Plans d'action 2006‑2012 et 2013‑2020 sur les changements climatiques : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changementsclimatiques/pacc2020.htm

Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/Eau/rives/index.htm

Politique québécoise de sécurité civile 2014‑2024 : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/publications-statistiques-civile/politique-2014-2024/13593.html

Schémas d’aménagement et de développement des MRC : http://www.mamrot.gouv.qc.ca/amenagement-du-territoire/guide-la-prise-de-decision-en-urbanisme/planification/schema-damenagement-et-de-developpement/

Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changementsclimatiques/strategie-adaptation.htm

 Références

1 – LABORATOIRE DE DYNAMIQUE ET DE GESTION INTÉGRÉE DES ZONES CÔTIÈRES. « Chaire de recherche en géoscience côtière ». [En ligne]. [http://dgizc.uqar.ca/Chaire_de_recherche.aspx]. Page consultée le 15 avril 2013.

2 – LABORATOIRE DE DYNAMIQUE ET DE GESTION INTÉGRÉE DES ZONES CÔTIÈRES. « Équipement et infrastructures du laboratoire ». [En ligne]. [http://dgizc.uqar.ca/Equipements_et_infrastuctures.aspx]. Page consultée le 12 mars 2013.

3 – Informations fournies pour le rapport en 2014 par l’Université du Québec à Rimouski, Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières.

4 – Informations fournies pour le rapport en 2014 par le ministère de la Sécurité publique, Direction générale de la sécurité civile et de la sécurité incendie, Service de l’expertise.

5 – GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. 2012. Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques 2013-2020 – Un effort collectif pour renforcer la résilience de la société québécoise. 41 p. [En ligne]. [http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changements/plan_action/stategie-adaptation2013-2020.pdf].

6 – MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC. « Chaires de recherche subventionnées par le Ministère ». [En ligne]. [http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/ministere/ministere/recherche_innovation/chaires_recherche#fluviale]. Page consultée le 26 juin 2014.

7 – BERNATCHEZ, P., et J.‑M. M. DUBOIS. 2004. « Bilan des connaissances de la dynamique de l’érosion des côtes du Québec maritime laurentien ». Géographie physique et Quaternaire, vol. 58, no 1, p. 45‑71. [En ligne]. [http://www.erudit.org/revue/gpq/2004/v58/n1/013110ar.pdf].

8 – DREJZA, S., P. BERNATCHEZ et C. DUGAS. 2011. « Effectiveness of land management measures to reduce coastal georisks, eastern Québec, Canada ». Ocean & Coastal Management, vol. 54, no 4, p. 290‑301.

9 – MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE. 2013. « Ville de Bonaventure : Une nouvelle cartographie des zones inondables et des zones de submersion ». Inter‑Action – Bulletin d’information, vol. 4, no 2, p. 10‑11. [En ligne]. [http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/inter_action/2013/inter-action_vol4_no2_automne2013.pdf].

10 – MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE. 2013. « Cadre de prévention des principaux risques naturels 2006‑2013 : Un bilan des travaux mis en œuvre ». Inter‑Action – Bulletin d’information, vol. 4, no 2, p. 8‑9. [En ligne]. [http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/inter_action/2013/inter-action_vol4_no2_automne2013.pdf].

11 – BIRON, P., T. BUFFIN-BÉLANGER, M. LAROCQUE, S. DEMERS, T. OLSEN, M.‑A. OUELLET, G. CHONÉ, C.‑A. CLOUTIER et M. NEEDELMAN. 2013. Espace de liberté : un cadre de gestion intégrée pour la conservation des cours d’eau dans un contexte de changements. Université de Concordia et Ouranos, 167 p. [En ligne]. [http://www.ouranos.ca/media/publication/299_RapportBironetal2013.pdf].

12 – CENTRE D’EXPERTISE HYDRIQUE DU QUÉBEC. 2014 (en préparation). Détermination des zones inondables par une approche combinée, Rivière de la Fourche, Municipalités d’Armagh et de Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Buckland.

13 – COMITÉ ZIP BAIE-DES-CHALEURS, COMITÉ ZIP ÎLES-DE-LA-MADELEINE, LABORATOIRE DE DYNAMIQUE ET DE GESTION INTÉGRÉE DES ZONES CÔTIÈRES et GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. 2010. « L’érosion littorale en Gaspésie – Comprendre – Gérer – Agir ». Cahier spécial, 8 p. [En ligne]. [http://www.strategiessl.qc.ca/pdf/cahier_special_erosion_2010.pdf].

14 – BERNATCHEZ, P., C. QUINTIN, C. FRASER, U. NEUMEIER, Y. JOLIVET, M. HOUDE-POIRIER, B. HÉTU, C. GIBEAULT, G. BOUCHER-BROSSARD et G. MARIE. 2013. Dynamique de l’écosystème côtier de la péninsule de Penouille dans un contexte de changements climatiques – Parc national du Canada Forillon : Rapport final. Rapport remis au parc national du Canada Forillon, Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières, Université du Québec à Rimouski, 410 p.

15 – BOUCHER-BROSSARD, G., et P. BERNATCHEZ. 2013. Analyse historique et récente de l’érosion du talus côtier, secteur des Cayes, municipalité de Rivière-Saint-Jean, Côte-Nord. Rapport de recherche remis au ministère des Transports du Québec, Direction de la Côte-Nord, Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières, Université du Québec à Rimouski, 36 p.

16 – BOYER-VILLEMAIRE, U., J. BENAVENTE, A. COOPER et P. BERNATCHEZ. 2014. « Analysis of power distribution and participation in sustainable natural hazard risk governance: a call for active participation ». Environmental Hazards, vol. 13, no 1, p. 38‑57.

17 – BOYER-VILLEMAIRE, U., P. BERNATCHEZ, J. BENAVENTE et A. COOPER. 2014. « Quantifying community’s functional awareness of coastal changes and hazards from citizen perception analysis in Canada, UK and Spain ». Ocean & Coastal Management, vol. 93, p. 106‑120.

 En savoir plus

Cadre de prévention des principaux risques naturels 2006‑2013 et Cadre pour la prévention de sinistres 2013‑2020 : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/publications-statistiques-civile/inter-action/inter-action-vol-4-no-2/14161/14167.html

Chaire de recherche en géoscience côtière de l’Université du Québec à Rimouski : http://dgizc.uqar.ca/Chaire_de_recherche.aspx

Institut des sciences de la mer (ISMER) : http://www.ismer.ca/-La-recherche-

Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières : http://dgizc.uqar.ca/

Laboratoire de recherche en géomorphologie et dynamique fluviale (UQAR) : http://fluvial.uqar.ca/default.htm

Lois et règlements du Québec : http://www3.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/loisreglements.fr.html

Ministère de la Sécurité publique – Les principaux risques naturels : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/surveillance-territoriale.html

Ouranos – Vulnérabilités, impacts et adaptation aux changements climatiques pour l’environnement maritime : http://www.ouranos.ca/fr/programmation-scientifique/impacts-et-adaptation/environnement-maritime.php

Plans d'action 2006‑2012 et 2013‑2020 sur les changements climatiques : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changementsclimatiques/pacc2020.htm

Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/Eau/rives/index.htm

Politique québécoise de sécurité civile 2014‑2024 : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/securite-civile/publications-statistiques-civile/politique-2014-2024/13593.html

Schémas d’aménagement et de développement des MRC : http://www.mamrot.gouv.qc.ca/amenagement-du-territoire/guide-la-prise-de-decision-en-urbanisme/planification/schema-damenagement-et-de-developpement/

Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changementsclimatiques/strategie-adaptation.htm