Développement durable, Environnement, Faune et Parcs Bandeau du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Accueil Plan du site Pour nous joindre Portail gouvernemental A propos du site Recherche English

État de l'environnement au Québec, 1992


Présentation

Publié en mai 1993, le rapport État de l'environnement au Québec, 1992 constitue le dernier document d'ensemble sur ce sujet. On peut consulter ce volume de 560 pages dans les bibliothèques administratives du Québec. Il est aussi en vente chez l'éditeur Guérin (téléphone: 514-842-3481, télécopieur: 514-842-4923).

Toutefois, à titre informatif pour les internautes, un aperçu des principales questions évoquées dans État de l'environnement au Québec, 1992 a été rédigé et on présente ci-après une synthèse des plus importantes problématiques environnementales au Québec.

À grands traits y est brossé un portrait d'ensemble de ce qu'était l'environnement au Québec à ce moment-là.

Par ailleurs, la démarche pour la confection du prochain rapport sur l'état de l'environnement au Québec est en cours. Dès qu'elles seront disponibles, les informations qui lui sont pertinentes seront communiquées sur ce site.

Retour au menu

Le territoire québécois

Le territoire du Québec est un milieu de vie où tous cherchent à se développer sur les plans économique, social et culturel. Jusqu'à maintenant, ce développement s'est fait en bonne partie grâce aux nombreuses ressources présentes sur ce territoire mais dans une certaine mesure, aussi, à leur détriment. Quelle que soit l'abondance des ressources et quelle que soit la capacité du milieu d'absorber les agressions, il existe toujours un seuil au-delà duquel une population commence à épuiser son habitat vital et entame son « capital-nature ».

 - Le Québec a une superficie de 1,7 million kilomètres carrés, mais la moitié de sa population est concentrée le long du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, soit dans moins de 1 % du territoire. 
 - Le Québec a trois grandes zones végétales: la forêt (51 % du territoire), la toundra (27 %) et la taïga (22 %). 
 - L'étalement urbain et l'urbanisation des terres agricoles sont deux phénomènes qui prennent de l'ampleur et deviennent de plus en plus préoccupants dans la recherche d'un équilibre entre les milieux naturels et les milieux urbanisés. 
 - De 1981 à 1986, le domaine urbain s'est accru de 3 % au Québec, alors que la croissance démographique se limitait à 2 %; en outre, 41 % des terres urbanisées étaient laissées en jachère. 
 - En 20 ans, de 1966 à 1986, la moitié des terres agricoles sacrifiées à l'urbanisation étaient des terres à potentiel agricole élevé. 
 - Le remplacement des terres agricoles de choix, par de nouvelles terres en région éloignée, nécessiterait la mise en exploitation de deux fois plus de terres, ce qui impliquerait des coûts supérieurs d'exploitation et de transport. 

Retour au menu

Le climat et l'air

Ressource fondamentale s'il en est une, quantitativement inépuisable en apparence, l'air est devenu une source de préoccupation. Il se dégrade en qualité et les effets de cette dégradation se répercutent sur la température et la couche d'ozone. Les substances nocives, sous-produits de l'activité humaine, rejetées dans l'atmosphère de façon accrue depuis l'ère industrielle, menacent aujourd'hui la qualité de l'air, la santé publique et le climat. Par exemple, le réchauffement appréhendé du climat pourrait avoir des conséquences importantes sur l'environnement québécois.

 - Même si les données actuelles sur le climat québécois ne nous permettent pas encore de parler de tendances au réchauffement, l'hypothèse voulant qu'on se dirige vers un réchauffement généralisé ou planétaire du climat est suffisamment sérieuse pour poursuivre les recherches. 
 - Sur le plan de la qualité de l'air, des améliorations ont été constatées depuis le bilan de 1988. 
 - Ainsi, même si on observe encore fréquemment, à proximité de certaines sources ponctuelles, des concentrations élevées de dioxyde de soufre, on a noté une baisse des émissions de la part du secteur industriel. 
 - On a aussi enregistré une diminution des émissions de composés organiques volatils et de monoxyde de carbone en ce qui concerne les véhicules légers mus à l'essence. 
 - Par contre, les véhicules hors-route ont augmenté leurs émissions de monoxyde de carbone et l'utilisation accrue de la biomasse forestière comme combustible a contribué à l'augmentation de certains contaminants dans les sources d'émission non industrielles. 
 - Dans l'ensemble, ces modifications se traduisent par une amélioration générale de la qualité de l'air en milieu urbain, qui reste toutefois en deçà de la qualité observée en milieu extra-urbain, sauf pour l'ozone. 

Retour au menu

Les précipitations acides

Depuis le début des années 1980, l'acidité des précipitations est devenue un important objet de préoccupation environnementale, sur lequel les acériculteurs notamment ont attiré l'attention. De nombreuses études ont été réalisées pour comprendre le phénomène jusqu'à sa source, jusqu'aux cheminées des usines et aux tuyaux d'échappement des automobiles.

 - Depuis dix ans, le Québec a réduit considérablement ses émissions totales de dioxyde de soufre (SO2), principale cause des pluies acides. En 1980, elles dépassaient le million de tonnes. En 1990, elles n'étaient plus qu'à 390 000 tonnes, ce qui représente une baisse de 64 %. 
 - En 1980, l'usine Noranda à Rouyn-Noranda rejetait dans l'atmosphère 552 000 tonnes de SO2. En 1990, elle en rejetait 147 000 tonnes, soit une baisse de près de 75 %.Sur le plan de la qualité de l'air, des améliorations ont été constatées depuis le bilan de 1988. 
 - On estime encore que 50 % des pluies acides touchant le Québec proviennent du Centre-Ouest américain et que 25 % d'entre elles nous arrivent de l'Ontario.
 - Des recherches effectuées depuis 1985 au Québec, dans les lacs de l'Outaouais et de la Mauricie, révèlent que respectivement 76 % et 86 % des espèces de poissons qu'on aurait dû y trouver n'y étaient plus capturées, ceux-ci ne pouvant survivre dans un milieu trop acide.

Retour au menu

L'eau

Ressource vitale pour l'humanité et pour le milieu qui lui permet de vivre, l'eau est souvent la première touchée par les agressions du développement. Il n'y a pas tellement longtemps, on la pensait inépuisable et on y rejetait tout ce dont on voulait se débarrasser. Même si, quantitativement, elle est restée abondante, on s'est vite aperçu que son utilisation présentait des contraintes de plus en plus nombreuses du fait de la détérioration de sa qualité.

 - La pollution des eaux de surface va de pair avec l'intensité de l'occupation du territoire et des activités humaines. Ainsi, elle se manifeste particulièrement dans les Basses terres du fleuve Saint-Laurent alors que les rivières des régions moins peuplées ou moins fortement industrialisées affichent une pollution moins marquée. 
 - Si la pollution de l'eau peut prendre plusieurs formes, la pollution toxique (mercure, HAP, dioxines, furannes) demeure l'une des formes les plus pernicieuses. Les mesures effectuées sur les sédiments en aval de la majorité des alumineries ont révélé des teneurs moyennes en HAP totaux supérieures à celles habituellement relevées dans les sédiments prélevés ailleurs au Québec. Par ailleurs, des dioxines et des furannes ont été décelés en quantités notables dans les effluents de cinq des neufs usines de pâtes et papiers échantillonnés en 1988 et dans les poissons capturés en aval de toutes ces usines. 
 - Par contre il est permis de penser que la pollution toxique n'est pas irréversible. De 1976 à 1988, la teneur en mercure dans la chair des poissons du lac Saint-François a baissé de 30 % et la teneur en BPC, de plus de 80 %.
 - Quant à l'eau souterraine, elle alimente en eau potable les deux tiers des municipalités, ce qui représente 90 % du territoire habité du Québec et 20 % de sa population. Sa qualité est menacée par les activités industrielles, agricoles et domestiques qui peuvent occasionner une contamination diffuse ou ponctuelle.
 - L'eau requiert également des mesures de gestion quantitative. Au Québec, on retrouve 700 barrages ou digues dont environ 400 servent à la production d'hydroélectricité, les autres servent notamment à régulariser les débits, à contrôler les inondations, à assurer l'approvisionnement en eau et à maintenir des niveaux d'eau suffisants pour la navigation. 
 - Parallèlement à la régularisation des débits et des niveaux des cours d'eau, la protection contre les inondations s'appuie sur un programme de cartographie des zones inondables. En 1991, 830 kilomètres de rivières, traversant 210 des 550 municipalités concernées par la Convention fédérale-provinciale relative à la cartographie et à la protection des plaines d'inondation, étaient cartographiés. 

Retour au menu

Les réservoirs du Québec

Le paysage du Québec est marqué par la présence de réservoirs de dimensions diverses qui, initialement, ont été créés pour assurer le flottage du bois (rivières Saint-Maurice, Gatineau, etc.) ou produire de l'électricité (Beauharnois, La Grande 2, Manic 5, etc.). Accessoirement, mais de plus en plus, les réservoirs servent également à limiter les inondations, à garantir un plan d'eau convenable pour les villégiateurs en période estivale, à assurer l'approvisionnement en eau de certaines municipalités ou à garantir des débits minimaux pour la dilution des eaux usées et le maintien de la faune aquatique.

 - Avec la création de cinq grands réservoirs au complexe La Grande, la superficie totale des réservoirs québécois a, depuis le début des années 1970, augmenté de 76 % en passant de 0,7 à1,2 % de notre territoire.
 - La mise en eau des réservoirs hydroélectriques augmente la teneur en mercure dans la chair des poissons prédateurs dans ces réservoirs. La situation revient à la normale après 20 à 30 ans. 
 - Les vastes plans d'eau créés par l'aménagement du complexe La Grande ont fait disparaître des superficies de terres utilisées pour la chasse. Les divers habitats de la faune ont été remplacés par des milieux aquatiques, les réservoirs, dont la bordure est pratiquement improductive pour la faune terrestre.
 - Le lessivage des sols pendant la période de remplissage des réservoirs situés sur le Bouclier canadien provoque une légère acidification des eaux et un faible enrichissement en éléments minéraux et organiques. D'autre part, pour les eaux de surface, l'augmentation de la consommation en oxygène dissous et la libération de gaz carbonique, d'ions et d'éléments nutritifs qui résultent de la décomposition de la matière organique submergée apparaissent un peu plus tard et atteignent un maximum entre deux et trois ans après la mise en eau.

Retour au menu

Le fleuve Saint-Laurent

Si l'eau est en soi une ressource vitale pour l'être humain, le fleuve Saint-Laurent est en quelque sorte l'artère principal du Québec, ne serait-ce qu'en raison de son débit phénoménal ou de son importance socio-économique depuis l'arrivée des Européens en Amérique. Mais si sa géographie a favorisé le développement du Québec tel qu'on le connaît aujourd'hui, elle le place également en première ligne des risques environnementaux de ce même développement.

 - Entre 1969 et 1986, la qualité de l'eau du fleuve s'est améliorée. Ainsi, les concentrations de phosphore dans l'eau en provenance des Grands Lacs et dans la Voie maritime ont diminué. De même, les eaux en provenance des Laurentides présentent une diminution des concentrations de sulfates et de solides en suspension. Par contre, on a observé une augmentation des nitrites et des nitrates, due à l'intensification de l'agriculture.
 - De nombreuses espèces végétales et fauniques le long du couloir du Saint-Laurent voient leur population se raréfier. Pour 248 espèces végétales et 60 espèces fauniques, la situation était préoccupante en 1992. 
 - La population actuelle des bélugas est de 600, ce qui représente à peine 10 % de celle de 1885 qui s'établissait à 5 000.
 - En 1989, on comptait 123 000 hectares de sites protégés le long du fleuve Saint-Laurent, soit 53 000 de plus qu'en 1981. Une bonne partie de cette augmentation est due à la création de la Réserve du parc national de l'Archipel-de-Mingan et du parc de conservation Saguenay.

Retour au menu

La faune

La faune du Québec compte 638 espèces différentes de vertébrés: 326 espèces d'oiseaux, 185 de poissons, 90 de mammifères, 21 d'amphibiens et 16 de reptiles. À des degrés divers, ces espèces sont soumises aux pressions des activités humaines qui modifient leurs habitats, forçant ainsi les populations à se déplacer quand elles ne sont tout simplement pas éliminées, ou qui altèrent la qualité du milieu dans lequel elles vivent, avec des résultats similaires.

 - Plus du tiers des espèces de vertébrés présents au Québec sont peu abondantes, rares ou inhabituelles. Leur situation n'est pas pour autant préoccupante dans la mesure où leurs exigences écologiques peuvent être satisfaites et leur niveau de population, maintenu stable. 
 - Toutefois, 76 espèces sont particulièrement menacées ou vulnérables parce qu'elles sont fragiles ou que leurs populations sont en baisse. 
 - Les activités humaines jouent un rôle prépondérant dans l'évolution des populations. La fluctuation de la pression exercée par la chasse, la pêche et le piégeage, l'introduction de toxiques dans l'environnement et les modifications des habitats par l'exploitation forestière ou la construction de barrages, par exemple, ont des effets beaucoup plus sensibles à court terme que les facteurs naturels.
 - De la liste de la faune des vertébrés du Québec de 1983, on a retiré la tourte, exterminée par la chasse, de même que le grand pingouin et le canard du Labrador.
 - C'est aussi le cas de cinq espèces de poissons: le kokani, le huchon, la truite fardée, le saumon rose et l'ombre arctique.
 - Deux espèces d'oiseaux sont menacées de disparition: le pluvier siffleur et la pie-grièche migratrice.

Retour au menu

La conservation et la protection de la nature

La nécessité de protéger et de conserver différents écosystèmes et les organismes qui les composent a amené un certain nombre d'intervenants à mettre des portions du territoire à l'abri des pressions que le développement est susceptible d'exercer sur elles. Bénéficiant d'une protection qui peut varier selon le statut qui leur est attribué, ces éléments de l'environnement québécois constituent un réseau qui s'est développé sensiblement depuis la publication du rapport de 1988.

 - Les changements les plus notables survenus dans le réseau des milieux naturels protégés sont la création de forêts d'enseignement et de recherche et l'augmentation du nombre de réserves écologiques. En 1992, on comptait 39 réserves écologiques au Québec, par rapport à 17 en 1988.
 - Depuis 1989, le Québec compte une deuxième réserve de la biosphère, celle de Charlevoix, qui s'ajoute à celle du mont Saint-Hilaire. 
 - En 1992, la superficie d'espaces protégés au Québec représentait 0,46 % du territoire.
 - Le Québec a adopté en 1989, la Loi sur les espèces menacées et vulnérables. En 1992, 76 espèces fauniques étaient susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables: 26 espèces ou populations de mammifères, 22 d'oiseaux, 13 de poissons, neuf de reptiles et six d'amphibiens. Aussi en 1992, 374 espèces végétales du Québec étaient concernées: 12 espèces d'arbres, 23 d'arbustes et 339 de plantes herbacées.

Retour au menu

L'activité agricole

Le développement de l'activité agricole est un des corollaires de l'accroissement de la population et de son activité économique. Que ce soit pour subvenir aux besoins locaux ou pour répondre à la demande extérieure, l'agriculture québécoise ne fait pas exception à cette règle et cette activité est exigeante. L'intensification et la spécialisation de l'agriculture moderne ont considérablement accru l'utilisation des ressources en eau et en sol ainsi que les pressions qu'elles exercent sur ces ressources. Tout en permettant de hauts rendements, certaines pratiques culturales provoquent la dégradation des sols et la contamination des eaux souterraines et de surface.

 - De 1981 à 1990, pendant que le nombre de fermes diminuait, les pratiques culturales s'intensifiaient et se spécialisaient, ce qui a entraîné des pressions de plus en plus fortes sur les ressources en sol et sur la qualité de l'eau. 
 - Ainsi des problèmes tels que la détérioration de la structure des sols, la diminution de leur teneur en matière organique, le compactage, l'acidification, la surfertilisation et l'érosion hydrique ou éolienne sont apparus ou se sont accrus. 
 - On note aussi l'intensification des monocultures, qui entraîne l'utilisation massive d'engrais et de pesticides risquant de se retrouver dans les cours d'eau avoisinants ou dans la nappe souterraine. Par ailleurs, la concentration régionale de certains élevages créent des problèmes de surplus de fumiers ou de lisiers.
 - Les terres agricoles représentent 2 % de notre territoire.
 - En 1991, il y avait au Québec 100 000 hectares de moins de terres consacrées à la culture qu'en 1981, soit une diminution de près de 7 %. 
 - En 1991, il y avait plus de 150 bâtiments d'élevage classés cas très graves de pollution, comparativement à 800 en 1987.
 - Les ventes annuelles d'engrais chimiques au Québec se sont stabilisées autour de 500 000 tonnes depuis 1985, ce qui représente le double de la quantité utilisée en 1970. 

Retour au menu

Le Québec forestier

Pendant longtemps, il a suffi de récolter la forêt sans avoir d'autre souci que d'en tirer le maximum de bénéfices, avant de se déplacer vers des parterres de coupe encore vierges. Mais il a bientôt fallu aller de plus en plus loin chercher les futaies capables de pourvoir à nos besoins. Puis, nous avons réalisé que certaines pratiques forestières avaient comme résultat ultime de dégrader le milieu, nuisant ainsi à la régénération adéquate de la forêt. Comme pour toutes les autres ressources, celle-ci n'est pas inépuisable.

 - Le grand incendie de la Côte-Nord, à l'été 1991, a détruit à lui seul 312 536 hectares de forêt, soit neuf fois plus que la moyenne annuelle dans cette région du Québec.
 - En 1990, l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette a touché 1,3 million d'hectares, ce qui est peu comparativement aux 28 millions d'hectares en 1975.
 - La possibilité de récolte forestière annuelle au Québec en forêt du domaine public est de 29 millions de mètres cubes en essences résineuses et de 11 millions de mètres cubes en essences feuillues. En 1989-1990, le volume effectivement récolté n'a été que de 19 millions de mètres cubes en résineux et de 2,5 millions de mètres cubes en feuillus.
 - En 1989, le taux de reboisement des résineux en forêt publique était très élevé en Estrie et dans Chaudière-Appalaches avec respectivement 25 et 23 % de la moyenne provinciale qui s'établissait alors à 10 % environ.
 - En forêt, l'observation de la faune ou de la nature représente 194,7 millions de jours-personne en termes d'activités, la pêche, 15,4 millions, la chasse, 6,5 millions et le piégeage, 0,7 million.

Retour au menu

Les pêches commerciales

La richesse de la faune aquatique des eaux douces et marines du Québec est reconnue depuis très longtemps et les premiers Européens à fréquenter notre territoire ont été des pêcheurs attirés par les nombreuses espèces présentes dans le golfe Saint-Laurent. La faible exploitation de cette importante faune aquatique faisait en sorte qu'il suffisait de récolter cette manne sans autre préoccupation. Malgré la diminution de l'abondance de certaines espèces, la pêche est demeurée une activité économique des plus intéressantes jusqu'au XXe siècle. L'accélération du développement et l'industrialisation ont cependant entraîné des conséquences néfastes importantes sur la qualité des eaux et sur les habitats nécessaires à l'accomplissement du cycle de vie de certaines espèces.

 - Entre 1981 et 1990, le Québec a connu une forte diminution des captures de morues, mais un accroissement des récoltes de crabes des neiges.
 - De 1981 à 1990, on a assisté à une forte réduction, dans le golfe du Saint-Laurent, de l'abondance et de la taille des principales espèces commerciales de fond, sauf le sébaste.
 - Les débarquements de crustacés (homards, crevettes nordiques et crabes des neiges) sont devenus la principale source de revenus des pêcheurs québécois.
 - La principale cause de la diminution des stocks de poissons d'eau douce semblerait être la perte et la dégradation des habitats et, pour certaines espèces, la surpêche.

Retour au menu

L'aquiculture au Québec

L'aquiculture est une activité d'élevage et de production d'animaux ou d'organismes aquatiques, généralement à des fins d'ensemencement ou de consommation. Au Québec, la forme la plus ancienne et la plus courante d'aquiculture est la pisciculture, c'est-à-dire l'élevage de poissons dans des lacs ou dans des étangs artificiels. Même si l'on y élève surtout des salmonidés, la législation permet également l'élevage de l'achigan à petite bouche. Depuis quelques années, la recherche et le développement se poursuivent afin d'étendre l'aquiculture à d'autres espèces.

 - La production de poissons de consommation ne fait que débuter au Québec pour la plupart des espèces, situation paradoxale si l'on considère l'importance de notre système hydrographique d'eau douce.
 - Traditionnellement, l'aquiculture québécoise en eau douce a toujours été axée sur la production de la truite. Plus récemment, l'évaluation d'une vingtaine d'espèces a permis de dégager des perspectives intéressantes pour l'élevage de l'omble chevalier, de l'écrevisse, du bar rayé et de ses hybrides, de la carpe, du doré jaune et des escargots.
 - En eau salée, les essais les plus importants ont porté sur l'élevage du saumon atlantique, de l'huître américaine, de la moule bleue, du pétoncle et du homard.
 - La mytiliculture est actuellement en perte de vitesse en raison, notamment, des alertes récentes, reliées à la toxicité des moules, qui ont perturbé fortement la consommation de ce produit.
 - Le principal obstacle au développement de l'aquiculture au Québec est la rigueur du climat.

Retour au menu

L'activité minière

L'exploitation des ressources naturelles comme matière première est une des bases du développement socio-économique du Québec. Après leur raffinage et diverses transformations, les matériaux et les objets qui en sont issus contribuent à notre bien-être, de toutes les façons imaginables. Par la nature de son assise géologique, le Québec est relativement privilégié pour la richesse et la diversité de ses ressources minérales. Les activités reliées à l'exploitation et à la transformation de ces ressources conditionnent en bonne partie le développement de plusieurs de ses régions.

 - Le Québec a connu, de 1987 à 1991, une diminution de 65 % des activités d'exploitation minière. 
 - Le problème environnemental le plus important causé par l'industrie minière provient de l'acidité d'une bonne partie des effluents, qui peut endommager le milieu récepteur et, en particulier, diminuer de façon importante la qualité de vie de la faune aquatique.
 - En 1991, l'industrie minière du Québec a consacré 80 millions de dollars à l'environnement, comparativement à 60 millions en 1990, et à 45 millions en 1989. 
 - En 1991, 10 % de la superficie des parcs à résidus miniers étaient restaurés et des travaux étaient en cours sur 25 % de la superficie restante. 
 - En 1987, on notait en Abitibi-Témiscamingue, des dépassements de plus de 56 % par rapport aux normes mensuelles pour le cuivre et les cyanures disponibles dans les effluents des parc à résidus miniers. En 1990, ces dépassements étaient respectivement de 13 et de 12 %.
 - Les dépassements mensuels des normes pour les cyanures totaux dans les effluents des parcs à résidus miniers sont passés de 29 % en 1987 à 1 % en 1990.
 - De 1989 à 1991, les dépassements des normes pour l'ensemble des effluents des parcs à résidus miniers ont baissé de moitié, passant de 10,6 à 5,4 %. 
 - En 1986, l'industrie minière a prélevé 52 millions de mètres cubes d'eau alors qu'en 1981 elle en prélevait 107 millions, ce qui signifie une baisse de plus de la moitié. 

Retour au menu

L'industrie manufacturière

L'apport de l'industrie manufacturière à notre vie quotidienne nous permet d'atteindre un certain niveau de bien-être physique, par les différents biens mis à notre disposition. Cependant, en même temps et à l'instar des autres activités humaines, les industries de transformation créent des pressions de toutes sortes sur notre environnement: prélèvement de ressources renouvelables, épuisement de ressources non renouvelables, pollution de l'eau, de l'air et du sol par les résidus de la production.

 - En 1986, l'industrie manufacturière a prélevé 1521 millions de mètres cubes d'eau. Comparativement aux 2319 millions de mètres cubes prélevés en 1981, c'est une réduction de 37 %. 
 - Entre 1978 et 1990, la consommation d'énergie du secteur manufacturier a augmenté de 11 %.
 - Entre 1975 et 1990, les eaux usées des raffineries de pétrole sont passées de 364 000 à 37 630 mètres cubes par jour. Par baril de pétrole brut raffiné, le volume d'eau évacué a baissé de 545 à 127 litres.
 - Depuis 15 ans, les raffineries de pétrole ont réduit leurs rejets de 75 % pour les huiles et les graisses, de 98 % pour les phénols, de 41 % pour les sulfures, de 99,9 % pour l'azote ammoniacal et de 22 % pour les solides en suspension.
 - Les émissions québécoises de monoxyde de carbone (CO) d'origine industrielle ont augmenté de 13 % entre 1985 et 1990, surtout à cause de l'accroissement de la production de l'aluminium, à la suite de l'implantation de deux nouvelles alumineries.
 - Malgré une augmentation de 74 % de leur capacité de production, les alumineries ont diminué de 25 % leurs émissions de dioxyde de soufre (SO2) entre 1980 et 1990.
 - De 1985 à 1990, les alumineries ont réduit, en milieu aquatique, leurs charges de contaminants par tonne d'aluminium produite: de 24 % pour l'aluminium, de 32 % pour les fluorures, de 31 % pour les huiles et les graisses, de 19 % pour les matières en suspension, de 24 % pour les solides dissous et de 4 % pour le volume d'eaux usées qu'elles rejettent. 
 - De 1985 à 1990, malgré une utilisation accrue de combustibles fossiles, l'industrie des pâtes et papiers a stabilisé à environ 500 tonnes ses émissions de dioxyde de soufre (SO2).
 - L'industrie des pâtes et papiers a déversé 786 millions de mètres cubes d'eaux usées en 1990, une légère amélioration comparativement aux 838 millions de mètres cubes d'eaux usées déversées en 1988. 
 - Malgré une augmentation de production de 17,3 % entre 1981 et 1990, l'industrie des pâtes et papiers a réduit de 62 % et de 38 % respectivement ses matières en suspension et sa demande biochimique en oxygène cinq jours (DBO5). 
 - Même si l'industrie des pâtes et papiers a augmenté sa production globale de 17,3 % entre 1981 et 1990, sa consommation d'énergie n'a cru que de 11 % durant cette période. 

Retour au menu

Les lieux contaminés et les accidents environnementaux

Jusqu'à la fin des années 1970, les entreprises industrielles, le gouvernement et la société en général se sont peu préoccupés des effets potentiels sur l'environnement de la contamination des sols par les déchets toxiques en raison, principalement, du peu de connaissances sur le problème. La prise de conscience des années 1980 a fait réaliser, au Québec et dans la plupart des pays industrialisés, que le développement pouvait mettre en péril aussi bien les ressources que les populations qui en vivent.

 - La situation a nécessité la mise en place de programmes d'assainissement, appuyés par l'application du principe du pollueur-payeur et le développement de technologies tant de décontamination que de prévention et, déjà, on peut déceler une amélioration.
 - Sur 346 lieux répertoriés en 1990 au Programme du groupe d'étude et de restauration des lieux d'élimination de déchets dangereux, 118 ont fait jusqu'à maintenant l'objet d'une intervention; de ce nombre, 51 en sont à l'étape de réalisation de mesures correctives, dont 17 où les travaux ont commencé, et 34 où les travaux sont terminés.
 - Quant au Programme du groupe d'étude pour la restauration des sols contaminés, dont l'objectif est la réhabilitation des terrains contaminés en vue de permettre leur réutilisation sécuritaire, près de 400 dossiers avaient fait l'objet de caractérisation ou de restauration en 1990.
 - En 1990, toujours, 247 terrains contaminés au plomb ont ainsi été restaurés dans le voisinage de la compagnie Balmet à Saint-Jean-sur-Richelieu. En tout, 4640 tonnes de sols ont été éliminés, soit une couche de sols jusqu'à 30 centimètres de profondeur.
 - De 1989 à 1991, dans les seules régions de Montréal et de Lanaudière, les compagnies pétrolières ont traité plus de 8600 mètres cubes de sols contaminés.
 - Parmi les lieux contaminés par des activités industrielles, certains sont orphelins, sans propriétaire connu ou solvable, et présentent des risques élevés pour la santé et pour l'environnement. En 1991, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral ont convenu d'un programme de 51 millions de dollars pour cinq ans afin de restaurer ces lieux.
 - Par exemple, à la suite de l'incendie survenu au dépôt de pneus usagés de Saint-Amable le 16 mai 1990, le lieu est complètement restauré depuis 1992. 

Retour au menu

L'énergie

Bien que le Québec, en tant que société industrialisée, ne joue qu'un rôle mineur dans le bilan énergétique mondial et dans l'ensemble des pressions environnementales qui sont reliées à l'utilisation de l'énergie, il n'en demeure pas moins que son développement a contribué et continue de contribuer à des problèmes dont l'acuité s'accroît de jour en jour. On note ainsi l'effet de serre ou le réchauffement climatique, les précipitations acides et la pollution atmosphérique, attribuables en grande partie à l'utilisation de combustibles fossiles dont le pétrole.

 - De l'énergie consommée au Québec, en 1991, le pétrole et l'électricité en sont les plus importantes formes avec respectivement 41,9 et 41,4 %.
 - De 1981 à 1991, la consommation du pétrole a décliné au Québec, au profit de l'électricité et du gaz naturel.
 - En 1981, 41,6 % des logements utilisaient l'électricité comme principale source de chauffage. En 1990, ce pourcentage atteignait 68,6 %.
 - Au Québec, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), le principal polluant relié à l'effet de serre, ont diminué de 14 % entre 1981 et 1991, passant de 77 895 à 67 120 tonnes.

Retour au menu

L'environnement et la ville

On est souvent porté à restreindre la notion d'environnement à la dimension naturelle du terme. On y inclut volontiers l'air, l'eau, la forêt, la faune et la flore, mais on oublie tout aussi facilement les rues, les trottoirs et les concentrations d'habitations, qui constituent pourtant le milieu dans lequel vit une bonne moitié de la population québécoise. L'environnement urbain, comme tous les autres, comprend un ensemble de composantes, qui interagissent les unes avec les autres et qu'il nous est loisible d'améliorer ou de détériorer, selon que nous sommes conscients et préoccupés de sa qualité, ou insouciants et de courte vue.

 - La concentration de la population dans les villes entraîne une concentration équivalente de la consommation des ressources. Ainsi, la demande moyenne d'eau dans un secteur municipalisé est évaluée à 512 litres par personne par jour. À Montréal, ce chiffre s'élève à 863 litres.
 - Les Québécois et les Québécoises bénéficient généralement d'une eau potable de qualité et c'est dans les petites municipalités, celles de moins de 5 000 habitants, que surviennent le plus fréquemment les problèmes de contamination bactériologique de l'eau, principalement en été.
 - L'urbanisation entraîne également une altération de la qualité de l'air. Il n'y a pas si longtemps, cette détérioration découlait en bonne partie des activités industrielles. Avec la réglementation mise en place pour limiter les rejets industriels, la qualité de l'air dans les villes s'est améliorée, de sorte que la pollution de l'air est de plus en plus liée au transport.
 - L'étalement urbain favorise une utilisation accrue de l'automobile et du pétrole. La combustion du pétrole, on le sait, contribue à l'effet de serre et au smog urbain.
 - La superficie dévolue à l'automobile en routes, emprises routières, ponts et stationnements représente 33 % de la superficie totale de Montréal par rapport à 40 % à Los Angeles, et à 24 % à Paris.
 - Un des problèmes importants de la société moderne, en général, et de l'environnement urbain, en particulier, réside dans la production de déchets. Ainsi, on dénombre près de 500 lieux d'élimination de déchets solides au Québec. Toutefois, 95 % de la population est desservie par 73 lieux d'enfouissement et trois incinérateurs municipaux.

Retour au menu

L'assainissement de l'eau au Québec

Au cours des années 1960 et 1970, le Québec commençait à réaliser que si l'eau dont il disposait restait abondante, sa qualité se détériorait rapidement au point où son utilisation posait problème. Les eaux usées domestiques, les rejets industriels et le ruissellement agricole contribuent à rendre l'eau impropre à la consommation et à la pratique d'activités telles que la baignade. La concentration de la population dans les milieux urbains, l'industrialisation accélérée et l'intensification de l'agriculture prélevaient leur tribut sur la qualité de l'eau, ressource vitale.

 - Doté d'une enveloppe de 6,4 milliards de dollars, le Programme d'assainissement des eaux du Québec vise à mettre un terme à la détérioration de la qualité des eaux et à permettre d'en récupérer les usages perdus.
 - Au plan municipal, les efforts se font déjà sentir sur la qualité de l'eau. Au 1er avril 1992, les eaux usées de plus de 50 % de la population du Québec desservie par un réseau d'égout étaient traitées dans l'une des 280 stations d'épuration en opération, soit le double par rapport à 1987.
 - Un évaluation, faite en 1990, montre que lorsque les eaux usées parviennent adéquatement aux stations d'épuration, les taux d'élimination de la demande biochimique en oxygène cinq jours (DBO5) et des matières en suspension sont tous deux évalués à 89 %.
 - En milieu agricole, de 1988 à 1990, le Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers a permis la construction de près de 1 800 ouvrages, pour l'entreposage de 3 150 000 mètres cubes de déjections animales. Toutefois, il reste 13 150 lieux d'entreposage à construire.
 - Bien qu'il soit difficile de faire le point sur l'état d'avancement des travaux en assainissement des eaux usées de source industrielle, on estime qu'environ 48 % des usines jugées polluantes ont terminé leur travaux d'assainissement. Plus particulièrement, en novembre 1991, 698 des 1448 industries potentiellement polluantes avaient terminé leurs travaux pour rendre leurs effluents compatibles avec un réseau d'égout municipal et 99 avaient entamé des travaux dans ce but.

Retour au menu

La gestion intégrée des résidus et des déchets solides

Chaque année, les Québécois mettent au rebut, d'une manière ou d'une autre, des millions de tonnes de matières de toutes sortes. Ces matières sont constituées de ressources renouvelables et non renouvelables, dont l'extraction et la transformation en produits de consommation a, de plus, requis des quantités importantes d'énergie. Il en va de même pour le transport et la transformation de toutes ces matières de rebut dans les lieux de recyclage, d'enfouissement ou d'incinération.

 - Rendue publique en septembre 1989, la politique québécoise de gestion intégrée des déchets solides vise à réduire de 50 % d'ici l'an 2000 la quantité de déchets voués à l'élimination, ce qui permettra de réduire les pressions sur l'environnement.
 - Par leurs activités de consommation, les individus, les commerces et les industries ont généré 7,2 millions de tonnes de déchets au Québec en 1990, soit l'équivalent d'une tonne métrique par personne.
 - En 1985, il en coûtait un maximum de 51 dollars pour incinérer une tonne de déchets et de 25 dollars pour les enfouir dans un lieu d'enfouissement sanitaire. Ces coûts atteignaient 60 et 45 dollars en 1990.
 - En 1990, 1,55 million de tonnes, soit 22 % de papiers, cartons, métaux, verre, plastiques et pneus ont été récupérés pour être recyclés. De ce total, 93 000 tonnes provenaient de programmes municipaux de collecte sélective.
 - En 1980, une dizaine de municipalités offraient un service de collecte sélective des ressources secondaires. En 1991, plus de 2,5 millions de personnes pouvaient profiter de ce service dans environ 250 municipalités.
 - Depuis 1989, 1,6 million de pneus provenant des dépôts de Saint-Amable et de Saint-Paul-d'Abbotsford ont été déchiquetés et recyclés. 
 - En 1992, 62 % des contenants à remplissage unique de bière et de boissons gazeuses mis en circulation au Québec ont été récupérés pour être recyclés. Ce taux était de 52 % en 1986. 

Retour au menu

Les transports

Le Québec participe à la prise de conscience mondiale relative au domaine des transports, de même qu'à ses incidences tant sur l'environnement que sur la qualité de vie des personnes. La réflexion de tous, amorcée au cours des dernières années, s'axe sur le concept de développement durable, proposé en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement.

 - En 1989, 11,7 millions de pneus hors usage étaient accumulés dans 120 dépôts.
 - En 1991, 2,5 millions d'automobiles immatriculées au Québec étaient utilisées pour la promenade, une augmentation de plus de 17 % depuis 1986.
 - En 1990, les véhicules automobiles du Québec étaient responsables de 62 % des émissions d'oxydes d'azote (NOx), 52 % des émissions de monoxyde de carbone (CO), 29 % des émissions de composés organiques volatils (COV) et 38,4 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Les NOx et les COV sont les principaux responsables du smog urbain, alors que le CO2 est un gaz à effet de serre.
 - C'est dans la région de Montréal que l'on retrouve, en 1991, le plus grand nombre de véhicules automobiles immatriculées au Québec, soit près de 1,4 million sur un total de quatre millions.
 - En 1991, plus de 463 millions de passagers payants ont utilisé le transport en commun, soit une diminution de plus de 4 % par rapport à 1987.
 - Près de 140 kilomètres de routes à non-accès ou à accès contrôlé sur 750 kilomètres de routes inventoriés constituent des zones problématiques pour le bruit. 
 - Pour la période 1988-1989 à 1990-1991, le ministère des Transports a utilisé une moyenne annuelle de 678 818 tonnes de chlorure de sodium, et 700 841 tonnes d'abrasifs sur les routes de son réseau. 
 - L'utilisation d'herbicides servant à la stérilisation du sol en bordure du réseau routier de tout le Québec a diminué de 64 % entre 1990 et 1991, puisqu'elle est passée de 567 à 205 kilogrammes. 
 - Le transport de produits pétroliers et de produits chimiques par navires-citernes engendre des risques de pollution dans le fleuve Saint-Laurent. En 1971 et 1988, 641 déversements ont été enregistrés. 
 - Introduite en 1990 par le transport maritime, la moule zébrée est une espèce nuisible qui se multiplie rapidement et bouche les prises d'eau des grandes villes. 

Retour au menu

L'environnement, l'économie et la société

Divers moyens sont utilisés pour concrétiser la mise en place d'un développement durable au Québec. Ainsi, l'utilisation d'instruments économiques permet aux différents ordres de gouvernement de faire en sorte que les prix des produits intègrent leurs coûts environnementaux et sociaux. De plus, l'évaluation des projets et des politiques est assortie de mécanismes capables d'intégrer les dimensions économique, sociale et environnementale très tôt dans les processus de décision.

 - En 1991-1992, les amendes imposées en matière d'environnement par les tribunaux du Québec ont dépassé le million de dollars.
 - Depuis 1980, plusieurs centaines de projets ont été soumis au processus d'évaluation environnementale. Près de 300 d'entre eux ont été autorisés et plus de 50 ont fait l'objet d'audiences publiques.
 - En matière de recherche et développement de technologies environnementales visant à prévenir la pollution et les pressions sur les milieux, le ministère de l'Environnement du Québec a octroyé une aide financière de plus de trois millions de dollars en 1991-1992. Quant à la contribution de différents partenaires du domaine de la recherche, elle s'élevait à plus de huit millions de dollars.
 - En 1990, les dépenses totales en environnement du gouvernement du Québec et des municipalités dépassaient 2,3 milliards de dollars.
 - En 1989, les dépenses du secteur privé québécois pour la lutte contre la pollution étaient estimées à près de 400 millions de dollars.


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017